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17 Juil 2020 | Profession
 

Épisode 3 de la revue de presse régionale des témoignages de buralistes sur la reprise de la Transformation et de leur développement commercial (voir 12 et 8 juillet).

•• D’importants travaux de rénovation et d’agrandissement ont complètement transformé le bar-tabac-presse de Daoulas (1 700 habitants, 20 kilomètres de Brest), connue pour son abbaye. Un nouvel espace jeux-tabac-presse a été aménagé dans un ancien salon de coiffure mitoyen. Il dispose de sa propre entrée, mais communique avec le bar par un large passage.

« Le client qui vient acheter son journal ou ses cigarettes n’a pas à passer par le bar et celui qui vient prendre un café peut le faire dans un espace beaucoup plus aéré qu’avant. Le vendredi soir, nous fermons en général à 21 h : les clients aiment s’attarder un peu, je crois qu’ils apprécient les nems, les acras et les samoussas que prépare mon épouse pour accompagner l’apéro », poursuit-il.

Avec leurs trois salariées, ils accueillent dorénavant les clients dans une belle salle aux murs lambrissés de bois. Un point clef minute, un grand écran pour suivre les matchs de foot ou de rugby entre amis, une petite salle PMU pour les parieurs : de quoi mieux distancier la clientèle en cette période de contraintes sanitaires (Ouest France).

•• À Quibou (900 habitants, près de Saint-Lô), le bar-tabac-épicerie a eu un beau succès pendant le confinement. Et maintenant, l’établissement poursuit sa diversification pour continuer à exister. « Ça s’est beaucoup calmé depuis le déconfinement,  mais on est content, on a réussi à garder une bonne clientèle, qui vient assez régulièrement » se félicite la buraliste.

« On a deux parties qui sont séparées – le coin bar et le coin épicerie – ce ne sont pas les mêmes clients. Des fois, les gens qui viennent à l’épicerie boivent un verre et les gens du bar achètent des choses à l’épicerie, donc c’est assez sympa comme ambiance ».

« Déjà, on a pas mal de produits locaux donc on va continuer à chercher des produits du coin et en parallèle on fait des concerts : tout ça réuni, ça fait de la pub pour tout » (France Bleu).

•• C’était un pari plutôt audacieux mais qui semble porter ses fruits. En effet, le patron d’un café depuis 12 ans à Habarcq, a tout de suite été séduit par la reprise d’un ancien bar-tabac à Avesnes-le-Comte (2 000 habitants, 20 kilomètres d’Arras). L’établissement étant idéalement placé en centre-bourg, il ne restait plus qu’à en faire un lieu de retrouvailles qui plairait à toutes les générations.

« Nous avons tout repensé, tout refait à neuf. Nous avons créé des ambiances différentes selon l’humeur des clients : salle traditionnelle, endroit « cocooning », salon avec écrans, salle proposant quatre billards, terrasse, baby-foot, flipper et jeux de fléchettes. Nous proposons outre le tabac, la Française des jeux et la presse » explique le patron.

Et ça ne désemplit pas depuis l’ouverture il y a une semaine.  Deux habituées des lieux, depuis leur jeunesse, y sont revenues en pèlerinage : « nous le trouvons magnifique, cela manquait à Avesnes, cela fera revivre le quartier en apportant de la jeunesse » (La Voix du Nord).