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24 Nov 2020 | Profession
 

Présent à l’assemblée générale des buralistes du Loiret, ce dimanche 22 novembre, Philippe Coy a répondu aux questions de La République du Centre. En substance : la profession n’a qu’un mot à la bouche depuis plusieurs mois : « Transformation ».

•• « Ce programme intéresse 24 000 buralistes en France et déjà plus de 3 000 se sont d’ores et déjà engagés dans cette démarche dite de la transformation. Depuis le lancement de l’opération, en mars-avril 2019, plus de 2 000 diagnostics, première étape indispensable, ont été réalisés par les CCI. Le Loiret ne fait pas exception puisque 25 débitants y ont déjà bénéficié pour leurs travaux de l’ aide qui est plafonnée à 33 000 euros par chantier.

••« Ce Fonds de Transformation, initialement prévu jusqu’à fin décembre 2021, est prolongé d’une année. Si l’on a réussi à arracher une année supplémentaire au gouvernement, cela n’a rien à voir avec le confinement ou le fait qu’il y ait eu des longueurs au démarrage. Non, c’est simplement parce que cela fonctionne !

« Le 22 octobre dernier, lors de notre congrès national à Paris, le ministre Olivier Dussopt a officiellement annoncé cette rallonge de douze mois et de vingt millions d’euros, pour une enveloppe globale de 100 millions d’euros donc (voir 23 octobre).

•• « Comprenez bien qu’il ne s’agit pas simplement de donner un coup de rouleau à peinture, de changer une enseigne, mais bien d’accepter une autre façon de faire, avec la volonté de devenir de véritables commerçants d’intérêt local, notamment dans le secteur rural. Ainsi, depuis le 28 juillet, le public peut payer chez nous tout ce qui a trait à la fiscalité locale. Un succès, tant pour l’administration que pour le public.

•• « Pendant ce confinement, nos concitoyens ont apprécié le fait que nos établissements soient ouverts. Dans des territoires comme le Loiret, on peut proposer tout ce qui est circuits courts, en se rapprochant de producteurs de fruits et légumes notamment. Que les buralistes soient la market place. Je rencontre, mardi prochain, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, dans cet esprit. 

Notre ADN, c’est le tabac mais notre avenir, c’est la Transformation ! Comme tout métier, il nous faut nous adapter aux usages du consommateur. »