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25 Juil 2020 | Profession
 

Épisode numéro 4 de la revue de presse, à travers les régions, des témoignages de buralistes sur la Transformation de leur établissement et la reprise du développement commercial.

•• « Dans les bistrots de quartier, il faut toujours s’améliorer, sinon tu crèves », explique une buraliste à Lanriec (agglomération de Concarneau).

Son établissement, c’est une histoire de famille, elle est la troisième génération à tenir ce bistrot. Elle a connu le temps d’avant, celui « où tu connaissais la vie de tout le monde », raconte-t-elle. Une clientèle toujours fidèle qui s’amoindrit avec les années. « Les anciens sont toujours là. Ils sont contents de voir du monde », assure-t-elle. Et désormais, les jeunes de Lanriec, filles comme garçons, restent plus volontiers au bourg.

Les soirées-concerts, lancées il y a deux ans, les ont fait venir dans son établissement : « avec les concerts on s’est remis en question. Là, on touche une clientèle plus jeune ». Et la formule plaît, au-delà de Lanriec : « quand tu commences à voir les Concarnois venir jusque-là, tu te dis que les choses commencent à bien bouger ».

Au fil des années, le bar s’est transformé pour accueillir une boulangerie et depuis mars, le tabac. L’équipe s’est agrandie avec l’arrivée de son fils. La retransmission des matchs de foot, c’est lui.

Ils ont tous deux profité du confinement pour rafraîchir les lieux  « il y a beaucoup d’âme dans les murs. On a gardé de l’authentique ». Un bon coup de peinture sur les murs mais quelques pans d’histoire sauvegardés  (Le Télégramme).

•• Originaires de Picardie, un couple a découvert le bourg de Saint-Loup-Lamairé (1 000 habitants, 20 kilomètres de Parthenay) au cours d’un séjour au château, il y a huit ans. Après l’installation dans la commune, ils ont eu vent d’un tabac-presse en vente quatre ans après. Pas d’hésitation d’autant qu’ils pensent très vite à y adjoindre un bar.

« Au début le tabac n’était que pour ma femme mais le chiffre d’affaires annoncé ne permettait pas de savoir où nous allions. Et comme j’avais onze ans d’expérience dans le métier grâce au bar que j’avais tenu à Amiens avec mes parents, nous nous sommes vite décidés » précise le patron.

En janvier 2018, il réaménage complètement les locaux et, grâce à ses qualités de bricoleur, fait des miracles. En avril suivant, l’établissement ouvre : bar-tabac-presse- plus les jeux et relais poste, devenu un des plus actifs du département.

« Notre initiative a reçu un accueil formidable. Nous ne savions pas où on allait, les week-ends nous sommes quatre à travailler. Nous voulions aussi organiser une animation tous les mois, ce qui n’a pas été possible pendant le confinement ». Car désormais, ils sont trois aux commandes, le couple et leur fille.

Tous trois constatent que la reprise depuis le confinement est encore timide, que les gens sont tendus, plus nerveux, impatients. Des animations sont toutefois proposées.

Pour le maire, la famille de buralistes fait la preuve d’« une belle réussite montrant qu’en milieu rural, les commerces – comme l’artisanat – ont de l’avenir ! L’exemple même que la revitalisation des campagnes est possible et que cela permet d’animer nos centres bourgs auxquels nous sommes tous attachés ! » (Ouest France).