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19 Mai 2021 | Profession
 

Épisode numéro 40 de la revue de presse des témoignages sur la Transformation et le développement commercial des buralistes (voir 16 et 11 mai).

Après une rénovation rondement menée, ce bar-tabac-brasserie-presse s’impose comme un phare à l’entrée du quartier de l’île Lacroix à Rouen.

L’adresse existe depuis les années 70 et a bien connu six ou sept propriétaires. Mais l’établissement s’est réinventé pendant la crise sanitaire et entend bien rebooster le quartier.

•• Le concept : un vrai drugstore où l’on peut même acheter des produits cosmétiques, des tisanes, de la confiture.

Et le décor claque, avec « welcome » lumineux qui accueille les clients. « Les baies vitrées ont été changées, idem pour la façade, l’enseigne. À l’intérieur ,on a tout refait du sol aux faux plafonds, la peinture, le mobilier pour la partie tabac, vaping et high-tech. Et on a rajouté un coin pour enfants avec jouets, cahiers de vacances, un présentoir pour des livres, un rayon papeterie » détaille, dans Paris Normandie, le buraliste aux commandes depuis 2016.

« On a voulu amener de la lumière pour montrer qu’on est ouvert, mettre en valeur notre espace. Certains clients ont alors découvert qu’on était plus qu’un simple bar-tabac ». Côté coulisses, la cuisine a été refaite, de même que les toilettes.

•• La crise sanitaire a peut-être rendu plus urgente cette transformation qui s’est effectuée en douceur : un mois de travaux de la mi-février à la mi-mars, et seulement quinze jours de fermeture.

« Le premier confinement de mars 2020 a été terrible. Bien sûr nous pouvions rester ouverts mais le passage a dégringolé de moitié. On est un lieu de lien social, alors on a pris le temps d’écouter les gens. Ils avaient besoin de contact et nous aussi. C’est le cœur de notre métier. Pendant ces mois au ralenti, on s’est dit qu’il ne fallait pas attendre pour se relancer, pour le moral et se remotiver » raconte le couple.

À partir de ce mercredi 19 mai, l’établissement n’aura pas de souci grâce à une terrasse assez vaste pour espacer les tables. L’investissement valait la peine : « pour nous, mais aussi pour l’image du quartier. On espère avoir enclenché une dynamique. »