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7 Sep 2020 | Profession
 

Épisode numéro 6 de la revue de presse régionale des témoignages de buralistes sur la Transformation de leur établissement et la reprise du développement commercial.

Bar-tabac mais aussi relais colis, compte Nickel, jeux, presse, bientôt Point Paiement de Proximité … le commerce multi-activités, « c’est mon truc » sourit fièrement une buraliste de Grandvilliers (2 900 habitants, dans le nord de l’Oise).

Pour permettre aux habitants de trouver tout ce dont ils ont besoin sans quitter la commune, elle propose désormais des … vêtements pour femme à l’arrière de son bar, raconte Le Parisien.

•• Voilà quelques semaines que vestes et robes se marient au décor, fraîchement revisité façon « dinner » américain (décoration des années 50 avec des carreaux / ndlr).

Pour découvrir la boutique, il faut pousser la porte de la salle, jadis dédiée au billard. Depuis la cabine d’essayage, les clientes peuvent entendre les cafés tinter sur le zinc.  « On se doit de garder les commerces dans les bourgs » insiste-t-elle, « cette salle était vide, il fallait en tirer profit ».

•• « Le confinement a eu un impact positif sur les tabacs ruraux, les buralistes sont déterminés », commente Serdar Kaya, président des buralistes de l’Oise.

Et de citer « à Milly-sur-Thérain, l’espace client n’a rien à envier aux drugstores de région parisienne. À Saint-Leu-d’Esserent, un buraliste propose un espace de coworking. Un nouveau buraliste à Verberie a trouvé un créneau dans les produits électroniques, la téléphonie et propose même … une séduisante cave à vin ».

•• Retour à Grandvilliers où la gamme de prix abordables trouve son public, « et uniquement de la fabrication française ». La patronne a également développé un créneau pour les grandes tailles, jusqu’au 58 : « c’est ce qui marche le mieux ».

Petit atout supplémentaire : les horaires de la boutique de vêtements sont les mêmes que ceux du bar-tabac. Il est donc possible de venir s’acheter une robe dès 6h30 le vendredi, ou jusqu’à 20 heures le dimanche. « Cela attire du monde, et beaucoup de jeunes, qui me demandent si je compte bientôt faire des vêtements pour hommes … Il va falloir que je pousse les murs, ou que j’installe tout ça dans la cuisine ! » conclut-elle.