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5 Juin 2019 | Profession
 

Le plan de Transformation des buralistes était, bien sûr, le pivot central de l’assemblée générale de la chambre syndicale des buralistes de l’Isère qui s’est tenue ce dimanche 2 juin. 

« On n’a pas oublié notre ADN, qui est la vente de tabac. C’est encore notre revenu principal, mais on doit être conscients que cela ne suffira plus. D’ailleurs, sur les 521 clients par jour en moyenne des établissements isérois, 42  % sont non-fumeurs » a expliqué Sophie Lejeune, secrétaire général de la Confédération, à la presse locale.

« On veut devenir le centre commercial du quartier ou du centre-ville dans les petites villes » a renchéri Thierry Meyronin, président de la chambre syndicale (administrateur de la Confédération) et buraliste à Saint-Georges-de-Commiers. « Avoir l’ambition d’être le commerce de proximité principal n’est pas aberrant face à la fermeture des différents services publics. En Isère, sur 442 buralistes, 30  % sont en zone rurale et déjà 26 sont des relais-poste ».

Outre la diversification, Sophie Lejeune a insisté sur l’intérêt de changer l’image du métier : « on doit séduire les gens et cela passe d’abord par la devanture. Aujourd’hui, les jeunes ne sont pas attirés par nos boutiques. Cela paraît trop sombre et la majorité des personnes ne venant pas dans nos bureaux de tabac sont persuadées que l’on ne vend que des cigarettes. Il faut se servir de cette aide pour nous donner une autre image. »

Pour Sophie Lejeune, l’aide financière apportée par l’État va permettre de rattraper d’autres commerces de proximité : « on ne doit plus être pris de vitesse en ne pensant qu’au tabac. On doit s’adapter, comme les boulangeries ont su le faire. »