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27 Jan 2019 | Profession
 

Le Losange de janvier (voir Lmdt du 21 janvier) poursuit sa série d’articles sur la transformation d’autres secteurs réseaux de commerçants (voir Lmdt du 4 janvier).  

Cette fois-ci, place aux salons de coiffure qui ont radicalement changé leur démarche – notamment par rapport à la clientèle masculine – ces dernières années.

•• « Il y a vingt ans, les coiffeurs attendaient assis dans leur fauteuil que le client entre dans le salon. Désormais, le salon est avant tout un lieu de détente. Les exigences se sont renforcé » illustre donc Bernard Statler, président de l’Union nationale des Entreprises de Coiffure, dans l’interview qu’il a accordé au magazine des buralistes.

« Cela commence par l’aménagement du salon de coiffure, plus lumineux et plus spacieux, avec des fauteuils plus confortables.

Il faut, ensuite, proposer un service beaucoup plus attentionné, comme un café, de la lecture si possible sur tablette, des produits de beauté, des shampoings. On peut en parallèle proposer des nouvelles prestations comme des soins du visage.

 « En trois ans, on a enregistré 40 % de passages supplémentaires de la clientèle masculine. L’homme vient se faire couper les cheveux, mais aussi pour la teinture ou les soins. Une gamme complète de produits adaptés a été créée. Sans oublier les prestations de rasage ». 

•• « Même si la technicité a évolué, une coupe reste une coupe » assure le coiffeur Laurent Melin qui a pignon sur rue à Tulle, « ce qui a vraiment changé, c’est que le client veut vivre une expérience, il est tellement stressé dans sa vie de tous les jours qu’il vient chercher une ambiance de cocooning dans un salon de coiffure. Il a besoin de se faire cajoler, que l’on s’occupe de lui, d’être écouté. »

La mue a commencé par l’installation de bars à couleur (color bar) et de bacs massant pour le shampoing : « c’est sûr que cela coûte, mais il faut penser à la clientèle que l’on peut séduire … » Parmi les autres évolutions, une machine à café en libre-service, une tablette numérique, une gamme de magazines mieux sélectionnée, la possibilité de rendez-vous via Internet et un travail sur les horaires (tous les jours sans interruption) : « à notre époque, le temps à l’attente n’est plus le même. On est à l’heure du tout, tout de suite ».