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1 Juin 2019 | Profession
 

Philippe Coy était, ce mardi 28 mai à Marseille, pour une nouvelle étape des « Journées de la Transformation » (voir Lmdt des 19 mai et 17 avril). Le quotidien La Provence lui a demandé de faire le point sur la dynamique mise en place. 

•• « L’année dernière, nous avons organisé une tournée qui a permis de recueillir les angoisses des buralistes face à l’évolution du marché du tabac. C’était l’acte 1.

« Nous avons négocié avec l’État un plan de transformation, une enveloppe de 80 millions d’euros qui leur permettra de repenser leur activité avec une enveloppe maximum de 33 000 euros par commerce et à une condition : réaliser un audit avant, pour lister les points d’amélioration et analyser la zone de chalandise. Aujourd’hui, c’est l’acte 2, le cheminement pédagogique.

•• « Ce plan de Transformation, c’est un effort pour chacun d’entre nous, financier et au niveau de l’état d’esprit. (…) Dans les Bouches-du-Rhône, nous avons 580 buralistes dont environ 50 % à Marseille.

« Globalement, ici comme ailleurs il y a une inquiétude qui est légitime. On connaît les difficultés économiques du réseau, la pression fiscale, le marché parallèle … À Marseille, 50 % du tabac est vendu en dehors des buralistes. Il y a aussi une envie, une volonté. Je n’ai pas ressenti d’hostilité à aller de l’avant.

« L’offre cigarettes reste au cœur de notre ADN. Mais nous devons adapter notre réseau, proposer d’autres services comme celui des comptes Nickel. 10 millions de Français nous fréquentent au quotidien. Le bureau de tabac, c’est un lieu de vie, de socialisation.

« Il y a deux axes de développement : le service public au public et le service marchand. Nous devons devenir le drugstore du quotidien des Français. Nous avons été trop longtemps dans le « buralo-buraliste ».