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19 Juil 2019 | Profession
 

Le 18 mai, Sylvain Jacobée (directeur général de la CCI des Vosges) et Catherine Marcel (présidente de la chambre syndicale des buralistes du département et vice-présidente de la Confédération) ont signé une convention de partenariat local sur le déploiement du Fonds de Transformation des buralistes, à travers les audits (voir Lmdt des 18, 10 et 2 juillet). Vosges Matin fait le point deux mois après.

« Ce n’est pas comparable aux aides déjà existantes » explique Catherine Marcel, « c’est bien plus que des travaux de modernisation ou de rénovation. Il s’agit du financement d’une transformation visible du point de vente afin de lui permettre d’accueillir d’autres activités. »

•• De nouvelles activités ? Certains buralistes s’interrogent sur leur nature. « Il va y avoir aussi une généralisation des relais-poste, notamment dans les secteurs ruraux. En tant que préposés de l’État, on va nous confier de plus en plus de tâches administratives. Pourquoi pas un service de conciergerie dans les villes touristiques ? Chaque buraliste est libre de choisir l’activité souhaitée » poursuit Catherine Marcel.

Depuis la mise en place du Fonds de Transformation, 14 buralistes sur les 173 du département ont entamé le processus. « Deux d’entre eux ont repoussé au prochain semestre et un a laissé tomber » précise Évelyne Seguin, conseillère commerce à la CCI des Vosges, en charge des audits.

•• Parmi les buralistes volontaires, Christophe Viney (photo), récent repreneur du bar-tabac à Capavenir (nouvelle commune au nord d’Épinal) : « l’affaire était en liquidation, l’établissement vétuste. J’ai changé la carotte, j’ai ajouté une enseigne « Vape » pour signaler la vente de cigarettes électroniques, changer les tables et le comptoir avec mise aux normes de l’électricité, entre autres. Il y avait beaucoup à faire ».

•• Montant de la facture : 34 000 euros. L’aide proposée prend en charge 30 % du montant des dépenses HT avec un plafond maximum de 33 000 euros.

Pour pouvoir y prétendre, le buraliste doit rigoureusement respecter la procédure (…) « Elle est aussi ouverte aux repreneurs. Ça peut être un argument de vente du commerce » renchérit Catherine Marcel.