Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
24 Jan 2017 | Trafic
 

Le casse-tête de l’arrivée des paquets neutres à peine digéré (voir Lmdt des 6 décembre et 2 juin 2016), Laurent Mazal (président de la fédération Auvergne-Forez des buralistes et vice-président de la Confédération) est aujourd’hui entièrement tourné vers le combat contre l’insécurité qui « ronge sa profession » (voir Lmdt du 10 mai 2016).

Victime de deux cambriolages, en novembre 2016, dans son commerce alors en travaux, et alors qu’il n’en avait jusque-là subi « que » deux en 17 ans, Laurent Mazal est comme la plupart de ses confrères : il en a marre.

• Dans un article de La Montagne de ce mardi 24 janvier, le buraliste de Gannat vise le niveau élevé des prix du tabac. « Il a quasiment doublé depuis que je suis arrivé », relève Laurent Mazal pour qui « cette politique entraîne une recrudescence des cambriolages, et d’autant plus dans les zones rurales ». Cambriolages qui dopent le marché parallèle du tabac et entraînent une lourde perte fiscale. « Rien que pour l’Allier, on peut estimer cette perte à 19 millions d’euros pour l’année 2015 » estime Laurent Mazal pour qui 1 000 euros de tabac volé peuvent en rapporter 4 000.

• Investir dans des équipements de sécurité est presque devenu vital. « Rien que pour ma boutique, j’ai dû engager 25 000 euros en matériel de sécurité. On m’a demandé si je n’ouvrais pas une bijouterie ! » dit-il en souriant.

De nombreuses aides d’État vont dans ce sens (voir Lmdt des 23 décembre et 22 novembre 2016) et des dispositifs ont été mis en place afin de sécuriser les buralistes. Quant aux forces de l’ordre, « elles font leur job », et ce, de manière d’autant plus renforcée depuis la signature d’une convention cadre signée entre le ministère de l’Intérieur et la Confédération (voir Lmdt du 6 janvier 2015).

• Mais, pour Laurent Mazal, il reste un axe de travail prioritaire : le renforcement des peines judiciaires liées au trafic de tabac. « Aujourd’hui, les peines appliquées ne sont pas suffisantes. On veut arriver à expliquer aux procureurs qu’il faut davantage de sanctions, que ce n’est vraiment pas une bonne idée de cambrioler un bureau de tabac ! ».

Afin d’être entendu, Laurent compte bien multiplier les rendez-vous en préfecture et dans les palais de justice au cours des prochains mois.