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26 Mai 2019 | Trafic
 

Tous les coûts liés à la mise en œuvre de la traçabilité des cigarettes et du tabac à rouler (voir Lmdt du 20 mai) sont à la charge des fabricants. Oui, mais combien ? 

Un coin de voile se lève avec une information parue dans la presse luxembourgeoise.

•• Ainsi, le fabricant luxembourgeois Heintz van Landewyck a dû adapter ses outils de production dans ses usines au Grand-Duché, à Trèves en Allemagne et en Hongrie.

« Cela représente un investissement supérieur à 10 millions d’euros, et des frais de manutention rendus plus complexe. Sans compter des frais récurrents avec l’achat des codes à la société Incert qui les génère électroniquement pour nous, soit autour de 300 000 euros par an pour 350 millions de paquets » a expliqué, à L’Essentiel, Charles Lemmer, Country Manager Luxembourg et France.

•• La réglementation a aussi des conséquences chez les grossistes. « On doit scanner les produits achetés, le refaire s’il y a une migration vers un autre entrepôt, et enfin quand ils arrivent chez les détaillants » complète Francis Lemal, patron de La Tabathèque qui gère trois sites de stockage.

Le professionnel s’est équipé d’un nouveau logiciel pour partager les données sur une plateforme européenne. « Cela coûte autour de 20 000 euros, dont environ la moitié sera remboursée par l’Europe. Mais il y a aussi les coûts de l’informaticien pour l’interface et ceux indirects, car il a fallu travailler sur le sujet … » conclut Francis Lemal.