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21 Déc 2019 | Trafic
 

« Vous croyez vraiment qu’il y a beaucoup de tabac de contrebande dans les établissements scolaires d’ici ? » 

Cette question a été posée, le mardi 17 décembre en mairie de Tours, par l’adjoint en charge de la sécurité, Olivier Lebreton, s’adressant à Philippe Coy et Matthieu Meunier (président des buralistes d’Indre-et-Loire). Alors que le président de la Confédération était venu apporter son soutien à un couple de collègues victimes d’une terrible agression (voir 19 décembre). La réponse … c’est au tribunal à côté que l’on pouvait la trouver.

•• Interpellés le 10 décembre, deux Tourangeaux de 18 ans ont dû, en effet, s’expliquer ce même mardi devant le tribunal. Ils ont été présentés en comparution immédiate : pour trafic de stupéfiants et de tabac de contrebande.

D’après les investigations, le premier, lycéen à Tours, avait mis sur pied un trafic, depuis des mois déjà, quand un camarade – en école de commerce à Paris – l’a rejoint, fin novembre. D’où le développement d’un commerce lucratif que les deux amis avaient particulièrement bien organisé. Sans éveiller les soupçons familiaux. Les deux jeunes, « issus de bonnes familles », n’ayant pas de problèmes financiers apparents.

•• Le trafic de cigarettes s’est avéré « assez rentable », à leurs dires. Les cartouches étaient achetées dans des kebabs. L’enquête a permis d’établir que les deux jeunes pouvaient réaliser jusqu’à 600 euros de bénéfice par semaine.

Le lycéen a contesté : « ce bénéfice, c’était le tabac et le cannabis ». C’est chez lui que les policiers ont mis la main sur 48 cartouches de cigarettes, mais aussi sur une « impressionnante série de faux billets de 10 euros, achetés 3 ». La vente de cannabis passait par les réseaux sociaux notamment. 15 clients ordinaires étant fidélisés.

•• En définitive, le tribunal les a condamnés à 12 mois de prison, dont 8 avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans. Ils ont été maintenus en détention le temps qu’un bracelet électronique leur soit attribué.