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7 Jan 2019 | Profession
 

« La guerre du marché de la cigarette électronique est lancée » annonce La Dépêche du Midi du 5 janvier. Les buralistes y montent en puissance pour conquérir une clientèle toujours plus nombreuse. Confrontation d’opinions entre professionnels. 

•• « On s’aperçoit que les gens vapotent plus qu’avant. C’est moins nocif, c’est moins cher, les ventes augmentent alors que celles des cigarettes sont en déclin » constate Gérard Vidal, président de la fédération des buralistes Midi-Pyrénées et vice-président de la Confédération.

« Beaucoup de buralistes ont déjà des rayons de cigarettes électroniques et de e-liquides, à côté du tabac. Ce sont nos clients fumeurs qui sont les futurs consommateurs de ces produits, ils viennent vers nous quand ils veulent baisser leur consommation de cigarettes. Il ne faut pas passer à côté de cela, et je pense que les industriels du secteur l’ont déjà compris ».

•• « Quand on a ouvert il y a sept ans, l’industrie du tabac nous regardait comme des pestiférés », avoue Éric Ayivor, responsable de la boutique I Smoke 31, première boutique de cigarette électronique à s’installer à Toulouse, à l’époque. « Aujourd’hui c’est différent. Les vapoteurs sont de plus en plus nombreux, et les tabacs commencent à vouloir leur vendre des produits ».

« C’est un marché ballotté, les pharmacies et les buralistes veulent y entrer, mais les clients nous font confiance. Comme dans les tabacs, nous avons nos habitués qui cherchent des produits spécifiques.

« Les nouveaux clients viennent tous pour arrêter de fumer. Nous chassons les gens qui n’ont jamais fumé et qui veulent vapoter. Notre démarche est aussi de prendre en compte la santé des gens qui passent la porte ».

•• Certains buralistes sont déjà très avancés, comme M. dans le quartier de Saint-Anne : « j’ai ouvert il y a deux ans, en tant que consommateur, j’ai tout de suite voulu avoir un beau rayon cigarettes électroniques (…) J’ai participé à des salons Vapexpo, c’est un milieu où les buralistes ne sont pas très bien vus ».

Pour lui, l’e-cigarette a sa place dans les débits de tabac : « nous connaissons les habitudes de nos clients fumeurs, cela nous aide beaucoup pour les conseiller. C’est une pratique qui n’est pas à opposer au tabac, beaucoup de personnes fument les deux. Ce n’est pas la même chose, car on ne retrouve pas exactement le goût du tabac ».