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6 Nov 2017 | Profession
 

Avec plus de 250 participants, le congrès des buralistes du Nord qui s’est tenu ce dimanche 5 novembre à Saint-Amand-les-Eaux, a mobilisé plus que de buralistes que d’habitude.

Est-ce la perspective du paquet à 10 euros et l’attente de buralistes souhaitant en savoir plus ? Est-ce la venue de Philippe Coy, fraîchement élu président de la Confédération ? Toujours est-il que l’après-midi aura été dense et très participative comme en ont témoigné les nombreuses questions et échanges dans la salle. 

Outre les présidents et élus de la fédération Nord, on relevait la présence de Sophie Lejeune (secrétaire générale de la Confédération), de Bernard Gasq (président de la fédération des buralistes d’Ile-de-France) et de Gérard Vidal (président de la fédération des buralistes de la région Occitanie).

•• Dans son propos d’accueil Patrick Falewee (président de la fédération des buralistes du Nord) a surtout insisté sur la capacité de rebond des buralistes de sa région frontalière : de fait, des nouveaux buralistes étaient dans la salle. Et le soir même, il devait lancer les premiers « trophées des buralistes du Nord » pour mettre à l’honneur les meilleures initiatives de modernisation et de diversification.

•• Le nouveau directeur régional des Douanes, Simon Decressac, a présenté le dispositif douanier local de lutte contre la fraude. Il a insisté particulièrement sur la façon dont les buralistes pouvaient aider la Douane dans son travail au sein des Codaf (Comité opérationnel anti-fraude, avec la police et la DGCRF) à travers des fiches-tabac. Objectif : ces commerces qui revendent du tabac dans des conditions illégales.

•• Éric Szwaicer (directeur de la DRD Logista de Lognes) a lancé une alerte sur les baisses actuelles de volume.

Alors que la députée Béatrice Descamps (Les Constructifs, Nord) s’est proposée de continuer à intervenir au service des buralistes comme elle a su le faire ces derniers temps (voir Lmdt des 27 septembre et 4 octobre).

•• Philippe Coy est revenu sur les motivations de son engagement à la tête de la Confédération :  « pourquoi prendre la responsabilité d’une organisation professionnelle comme celle des buralistes, alors que ce métier est, depuis ces dernières années, constamment sous pression, quand il n’est pas décrié, dénoncé, caricaturé et méprisé ?

« Eh bien, mes chers collègues, la réponse est simple : si j’occupe la responsabilité que m’a clairement confiée une nette majorité de mes collègues, c’est pour rompre avec ce cycle de défaitisme permanent que nous connaissons depuis de trop nombreuses années (…)

« Je propose de changer de logiciel :
• la pression sociétale et politique sur le tabac est sans fin : il nous faut traiter le sujet avec pragmatisme et réalisme ;
• soyons lucides et anticipateurs : des alternatives crédibles et durables existent où nous devons devenir les meilleurs ;
• les groupes de grande distribution sont loin encore de représenter notre proximité même si la bataille va passer maintenant par les zones rurales et les centres-villes ;
• je n’ oublie pas que près de 60 % de ceux qui ouvrent la porte de nos magasins ne viennent pas pour le tabac ;
• de même, jamais je n’ ai vu autant de collègues se diversifier et multiplier les activités à marge … Ou innovantes, comme le Compte Nickel.

« J’en conclus avec vous que c’est le moment d’entamer une transformation profonde de notre profession … ».