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11 Mar 2020 | Observatoire
 

Le bio, c’est tout beau.

Le réflexe d’achat s’est installé pour les aliments et progresse pour les produits ménagers ou le textile. Mais désormais, les interrogations émergent sur la présence d’emballages plastiques ou la qualité de l’information donnée. Données chiffrées livrées par Les Échos.

•• La consommation des aliments bio fait désormais partie du quotidien. 71 % des Français en mangent au moins une fois par mois, un niveau stable depuis deux ans, indique l’étude Spirit Insight pour l’Agence Bio que celle-ci vient de publier. Mais la présence est encore plus forte chez les jeunes générations.

La première motivation des consommateurs, c’est de préserver leur santé. 6 personnes sur 10 mettent cet argument en avant, les plus de 65 ans y étant encore plus sensibles. Le goût est presqu’aussi important. Tandis que la préservation de l’environnement arrive en troisième position. Le bien-être animal fait, quant à lui, une percée. Il constitue une raison d’acheter bio pour 34 % des Français contre seulement 28 % l’an dernier.

•• Les foyers consommateurs affichent trois profils principaux, selon une étude de Kantar.

Près de 3 personnes sur 10 y voient une philosophie de vie et se fournissent en priorité en magasins bio et diététiques, 27 % trouvent dans ces produits d’abord une réponse à l’envie de bien manger et 15 % d’entre elles font ce type d’emplettes sans réelle conviction.

•• Si la consommation progresse, des freins subsistent.

Au premier rang figure le sentiment que les prix sont trop élevés, souligne l’étude Spirit Insight pour l’Agence Bio. Les tarifs restent le principal obstacle pour 6 personnes sur 10.

Les Français expriment aussi des doutes sur le fait que les produits soient totalement bio.

•• La présence d’emballages plastiques est vue comme une véritable hérésie par 22 % des acheteurs d’aliments portant l’estampille et gêne 50 % d’autres. Ils sont d’ailleurs plus nombreux qu’avant à indiquer privilégier des produits n’en utilisant pas.

Dans une moindre mesure, une partie des personnes interrogées juge que l’offre ne correspond pas aux besoins.  La confiance dans l’information fournie sur les produits bio tend, en outre, à baisser, notamment à cause du « greenwashing ».

•• En 2019, 78 % des Français ont acheté un produit bio non-alimentaire.

Si les produits ménagers occupent la première place avec 64 % de gens en ayant glissé dans leur panier, ce sont les cosmétiques et références d’hygiène bio qui progressent le plus. Ils gagnent 16 points en deux ans pour atteindre 61 %. Le textile est aussi dynamique. 1 personne sur 3 s’en est procuré.