Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
27 Juil 2020 | Observatoire
 

Encore de nouvelles études sur les fumeurs et le Coronavirus. Elles sont plusieurs et apparaissent quelque peu contradictoires (voir 29 juin, 29 mai22 et 23 avril).

Mais d’après les récentes études, rapportées par le quotidien britannique The Guardian ce vendredi 25 juillet, les fumeurs seraient deux fois plus susceptibles d’attraper le Covid-19 et auraient deux fois plus de chance de contracter une forme sévère de la maladie.

•• La semaine dernière, des chercheurs de l’Université de Californie, à San Francisco, ont comparé les informations fournies par plus de 8 000 jeunes adultes dans le cadre de la National Health Interview Survey à une série d’indicateurs de risques dans le but d’évaluer la vulnérabilité des jeunes au Covid-19. Ce sondage annuel est mis en place aux États-Unis pour évaluer l’état de santé des citoyens.

Selon les conclusions de l’étude, 32 % des sujets dans leur ensemble présentent des pathologies augmentant leur risque de contracter le virus. Un chiffre qui chute lorsque les chercheurs concentrent leur étude sur les sujets non-fumeurs, puisque seuls 16 % d’entre eux peuvent être considérés comme des personnes à risque pour le coronavirus.

•• D’autre part, une étude menée par la Société pour la recherche sur la nicotine et le tabac sur 11 000 malades du Covid-19 a montré que le tabagisme constituait un facteur favorisant le développement d’une forme plus sévère.

30 % des patients fumant – ou ayant fumé – ont ainsi vu leur santé se détériorer et atteindre un état sévère voire critique, quand seuls 17,6 % des malades non-fumeurs ont développé des symptômes similaires. Les fumeurs seraient donc deux fois plus susceptibles de contracter une forme grave du Covid-19.

« Le tabac provoque une inflammation des voies respiratoires et affecte l’immunité pulmonaire », explique au quotidien britannique le docteur David Christiani, professeur à l’université de médecine d’Harvard, « ce qui rend les fumeurs plus sensibles aux infections de manière générale ». Lire la suite »

22 Juil 2020 | International
 

Notre confrère Vapolitique revient sur les perspectives de la politique anti-tabac au Royaume-Uni dans le contexte de l’après Brexit.

Au-delà du débat sur l’efficacité supposée ou réelle du paquet neutre (voir 16 juillet 2020), force est de constater que l’office national des statistiques (ONS) compte, de nos jours, 6,9 millions de fumeurs britanniques adultes contre 9,9 millions en 2011. Soit un recul fort du taux de prévalence tabagique de 20,2 % à 14,1 %.

•• Nuances : le rythme se ralentit depuis 2018, -0,6 %. En même temps, on compte près de 3 millions de vapoteurs (5,7 %). Ils étaient 6,3 % en 2018. Un nombre significatif de vapoteurs finissent par abandonner cigarettes puis vapotage.

Rappelons que la plupart des services de santé sont formés à intégrer le vapotage dans les processus d’arrêt tabagique. Alors que l’opération Stoptober se caractérise par une promotion pragmatique du vapotage (voir 21 août 2019).

•• Pour l’avenir, l’attention des observateurs est attirée par le fait que Jo Churchill, le sous-secrétaire d’État à la santé, évoque le sujet de la légalisation du Snus.

De même que certains envisagent une réduction des limites imposées par la Directive européenne sur les contenances des fioles de e-liquides (10 ml), des atomiseurs (2 ml) ainsi que du taux de nicotine à 20 mg/ml.

20 Juil 2020 | Profession
 

Réaction dans la presse régionale aux derniers chiffres de vente du tabac en juin (+ 13,3 % / voir 16 juillet).

Cette hausse, par rapport à la même période de 2019, est-elle liée à une augmentation de la consommation du tabac due à la crise du coronavirus ? se demande Le Progrès (édition 19 juillet)

•• La Direction générale des Douanes reste prudente. L’augmentation s’explique d’abord par une raison technique : il y avait deux jours de plus de livraison en juin. C’est aussi la conséquence de la fermeture des frontières qui a entraîné une chute brutale des achats transfrontaliers. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur « Réduire les écarts de prix entre pays et un plan ambitieux de prévention » (Philippe Coy)  , ,
 

Au Royaume-uni, on reparle du paquet neutre dans les médias. Par exemple, dans le grand quotidien The Guardian. La polémique en question ne portant plus sur la pertinence du paquet neutre mais, bel et bien, sur leur efficacité depuis la mise en place de 2017 (voir 22 mai 2018, 19 avril 2017 et 19 mai 2016).

Quels sont les termes du débat ?

•• Le Tobacco Control Research Group (TCRG) estime que les ventes de cigarettes ont diminué, en moyenne, de 12 millions d’unités par mois depuis la mise en place du paquet neutre, assortie d’ailleurs d’une augmentation des taxes.

Pour la directrice du TCRG, la professeure Anna Gilmore, « le taux de décroissance des ventes se situe à un niveau qui est le double d’avant ces mesures. Et les statistiques du HM Revenue & Customs (douanes britanniques) ne font pas apparaître une augmentation de la contrebande dans les mêmes proportions ». Lire la suite »

30 Juin 2020 | Observatoire
 

En l’espace de six mois, les connaissances scientifiques sur le Covid-19 n’ont cessé d’évoluer, alors que les études se sont multipliées. Parfois polémiques …

De l’étude menée par la Pitié Salpêtrière sur un possible effet bénéfique de la nicotine (voir 22 avril) à celle publiée dans l’European Heart Journal estimant les risques liés au tabagisme plus élevés (voir 29 juin), L’Express fait le point sur le lien entre tabagisme et Covid-19. Extraits. Lire la suite »

29 Juin 2020 | L'Info
 

Si certaines études ont suggéré que la nicotine pouvait avoir « un effet protecteur sur la Covid 19 » (voir 29 mai, 22 et 23 avril), il semblerait que parmi les cas les plus graves, le nombre de fumeurs ne soit pas négligeable. C’est, entre autres, ce qui ressort de cette nouvelle étude.  

En affectant les poumons, le cœur et les vaisseaux sanguins, la cigarette aggraverait les risques d’infection au coronavirus. Sans compter que fumer ou vapoter cause des dommages sur la santé : risques cardiovasculaires, altération de l’ADN … C’est tout ce que souligne donc cette nouvelle étude, parue le 25 juin, dans la revue European Heart Journal(Mais cela confirme surtout ce que l’on sait, Coronavirus ou pas / ndlr). Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Coronavirus / Tabagisme : nouvelle étude ? … ou art d’enfoncer les portes ouvertes ?   , ,
31 Mai 2020 | Observatoire
 

Pas une Journée mondiale sans Tabac du 31 mai, sans son lot de commentaires et propos lâchés à tort et à travers.

Ce matin, BFM TV nous gratifie d’un sujet mal ficelé où, comme souvent, se mélangent des informations complètement différentes : ces fumeurs qui ont accru leur consommation pendant le confinement (voir 13 mai) ; divers témoignages de consommateurs, les uns reconnaissant qu’ils ont plus fumé, d’autres se plaignant du différentiel de prix avec l’étranger … Lire la suite »

31 Mai 2020 | Associations
 

Dans un communiqué – diffusé juste avant cette Journée mondiale sans Tabac – le Comité national contre le Tabagisme se réjouit de la baisse continue du tabagisme en France, annoncée dans le dernier BEH (Bulletin épidémiologique Hebdomadaire) de Santé Publique France (voir 26 mai). 

•• Cependant, il tempère en signalant que les chiffres publiés montrent une baisse (de -1,4 point) moins significative par rapport aux deux années précédentes. « Certains indicateurs comme la baisse de la prévalence chez les 18-24 sont encourageants mais mitigés car cette baisse concerne uniquement les femmes. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Tabagisme : « une baisse continue … mais moins significative » (CNCT)  , ,
26 Mai 2020 | Observatoire
 

Le nombre de fumeuses au quotidien a diminué de façon « significative » entre 2018 et 2019, selon les chiffres publiés, ce mardi 26 mai, par Santé Publique France qui souligne une « forte baisse » générale du tabagisme depuis 2014, reprend une dépêche AFP.

Grâce à son Baromètre annuel, enquête réalisée par téléphone auprès de 10 000 personnes, l’organisme public note sur ces cinq dernières années une baisse de la prévalence du tabagisme, responsable de 75 000 décès par an en France (chiffres 2015).

•• Ainsi, en 2019, 30,4 % des Français âgés de 18 à 75 ans déclaraient fumer, au moins occasionnellement, contre 34,3 % entre 2014. Pour le tabagisme quotidien, le chiffre a baissé à 24 %, contre 28,5 % en 2014.

« C’est la première fois depuis le début des années 2000 qu’une baisse de cette ampleur est constatée », insiste Santé Publique France dans son bulletin épidémiologique publié avant la Journée mondiale sans tabac, dimanche 31 mai. Et elle est observable chez les hommes comme chez les femmes, dans différentes classes d’âge et pour tous les niveaux de revenus.

L’organisme estime que les mesures mises en place ces dernières années (hausse progressive du prix au paquet de cigarettes, remboursement des substituts niconitiques …) a « vraisemblablement contribué » à cette baisse. Il faut donc « poursuivre l’amplification des actions de lutte contre le tabagisme, en renforçant celles susceptibles de réduire les inégalités sociales encore très marquées », poursuit-il.

•• Entre 2018 et 2019, le baromètre ne relève pas d’évolution significative selon l’AFP, sauf chez les femmes, où une baisse est observée que ce soit pour le tabagisme en général (diminution de 28,9 % à 26,5 %) ou le tabagisme quotidien (22,9 % à 20,7 %).

L’enquête a été d’autre part étendue pour 2019 aux 76-85 ans. Dans cette tranche d’âge, la prévalence du tabagisme est de 5,4 %, et de 4,8 % pour le tabagisme quotidien. Pour l’ensemble de la population des 18-85 ans, cela fait tomber le pourcentage à 28,7% de fumeurs, et 22,6% fumeurs quotidiens.

•• Grâce aux données de 2017, le bulletin dresse également le portrait des fumeurs. Ce sont majoritairement des hommes (54 %), ce sont des personnes de moins de 55 ans (81 %), en précarité socio-économique (moins diplômées, deux fois plus au chômage) et « en moins bonne santé mentale » (anxiété, épisodes dépressifs, insomnies chroniques …), reprend l’AFP.

« Ces données s’avèrent particulièrement utiles dans la lutte contre le tabagisme. En effet plus nous connaissons nos cibles, plus nous pouvons ajuster nos stratégies de prévention », a commenté Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addictions à Santé publique France.

•• Alors que la France a une des proportions de fumeurs « les plus élevées » d’Europe de l’Ouest, une autre étude accompagnant ce bulletin se penche sur les hospitalisations pour maladies cardio-vasculaires.

Ainsi, en 2015, 21 % des hospitalisations pour ces maladies (infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, …) étaient attribuables au tabagisme, soit 250 000, une part « considérable », souligne l’étude qui note que ces hospitalisations concernent des malades dès l’âge de 15 ans.

 Commentaires fermés sur Tabagisme : Santé Publique France annonce une baisse de la prévalence (AFP)  ,
16 Avr 2020 | Observatoire
 

Des fumeurs sous-représentés chez les malades du Covid ?

C’est ce que semble indiquer certaines études, en complément du constat du professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique : « on a constaté que l’immense majorité des cas graves ne sont pas des fumeurs, comme si le tabac protégeait contre ce virus, via la nicotine » (voir 9 avril).

La question fait débat.

•• « Fin mars, une étude chinoise, publiée dans le New England Journal of Medicine et portant sur plus de 1 000 personnes atteintes du Covid, a montré que la proportion de fumeurs était 5 fois inférieure au nombre total de fumeurs en Chine. 

« Début avril, une étude américaine portant sur 7 000 malades a montré que 1,3% des patients positifs au Covid étaient fumeurs. Ils sont 13,4 % dans la population générale » énonce le professeur Bertrand Dautzenberg dans Sud-Ouest.

Selon lui, ce supposé « effet nicotine » est « une hypothèse intéressante » mais qui demande encore à être démontrée.

L’explication de cet « effet nicotine » serait à chercher du côté des récepteurs ECA2, poursuit-il : « ils sont la porte d’entrée chez l’homme du Covid-19 par les muqueuses respiratoires. La variation de l’expression de ces récepteurs par le tabac pourrait moduler le risque d’être atteint par la maladie ».

•• Sur France Info, Marion Adler, médecin tabacologue à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart, a décrit la même hypothèse : « le mécanisme envisagé serait une régulation des récepteurs ACE2, qui sont des récepteurs particuliers qui permettraient peut-être de diminuer le syndrome inflammatoire et qui permettraient peut-être aussi, grâce à la nicotine, de protéger ».

••S’il estime qu’il est nécessaire de « conduire des recherches pour mieux comprendre », Bertrand Dautzenberg rappelle que « globalement le tabac tue plus de #covid19 qu’il pourrait hypothétiquement en sauver ».