Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
18 Avr 2017 | Profession
 

Les actus qu’il ne fallait pas manquer ces 15 derniers jours.

•• Comme si l’histoire s’accélérait pour la filière tabac et le réseau des buralistes.

Fin mars, la Confédération annonce le lancement d’une « marque distributeur » de cigarettes – la LCB – destinée uniquement au marché français (voir Lmdt du 29 mars). Une nouvelle référence présentée comme une riposte concrète au développement du marché parallèle et une façon de placer les pouvoirs publics devant leurs responsabilités.

•• D’autres annonces vont ponctuer cette première partie d’avril.

• l’accord stratégique entre la FPE (l’opérateur du Compte Nickel des buralistes) et BNP Paribas reprenant, aux actionnaires initiaux de la start-up, 95 % de son capital. Mais avec trois clauses : Nickel garde son indépendance opérationnelle ; la Confédération garde les 5 % restants ; et, surtout, l’exclusivité de la vente de Nickel par les buralistes est prolongée de 2025 à 2035. Objectif : que le nombre de points Nickel passe rapidement à 10 000 buralistes (voir Lmdt des 4, 5 et 12 avril).

 l’arrivée imminente sur le marché français du nouveau produit, à risques potentiellement réduits, IQOS de Philip Morris, dont on parle beaucoup des premiers succès sur certains marchés comme le Japon (voir Lmdt des 14 et 17 avril).

Alors que BAT introduit sur le marché suisse un produit fonctionnant d’une façon comparable (tabac chauffé et non brûlé) : « glo» (voir Lmdt du 13 avril).

•• À signaler deux mobilisations de buralistes frontaliers : à la frontière belge et sur la route du Luxembourg (voir Lmdt du 10 avril).

Le marché parallèle étant un sujet occulté par l’AFP dans sa présentation particulière des chiffres du marché tabac pour le premier semestre (voir Lmdt du 13 avril). Dans les deux cas, il ressort une remise en cause du paquet neutre. Laquelle n’échappe pas à certains état-majors de candidat à l’élection présidentielle (voir Lmdt du 15 avril)

•• Car  les buralistes ont, eux aussi, les yeux rivés sur les déclarations des principaux candidats à l’élection présidentielle. Non sans scepticisme, comme beaucoup de Français : que cela soit à l’occasion de questionnaires du Losange (voir Lmdt du 8 avril) ou d’anti-tabac (voir Lmdt du 12 avril).

•• Et pour en revenir au quotidien des buralistes, on signalera la reprise de la procédure de remboursement des produits non-conformes qu’ils avaient dû rendre à Logista, après le 1er janvier (voir Lmdt du 6 avril).

Et le 24 ème braquage d’un camion de livraison tabac, depuis le début de l’année (voir Lmdt du 12 avril).

17 Avr 2017 | Profession
 

Suite de notre revue de presse sur l’imminent lancement en France de l’IQOS et de ses recharges de tabac HeatSticks : le produit à risques potentiellement réduits de Philip Morris International (voir Lmdt des 14 et 16 avril).

•• Avec l’incontournable professeur Bertrand Dautzenberg, dont il faut rappeler, au préalable, la position actuelle sur la cigarette électronique, « … un bon produit pour arrêter le tabac qu’il convient, parmi les moyens officiels, d’encourager » (voir Lmdt du 18 mai 2016).

Or il faut savoir que le professeur avait un avis beaucoup plus négatif, il y a quelques temps, quand cette innovation majeure est apparue … « J’ai changé, mais c’est aussi le produit qui a changé, il marche bien depuis 2012. La cigarette électronique bouleverse complètement la donne de la guerre au tabac » (voir Lmdt du 5 mars 2014).

•• C’est à l’aune de ce changement d’opinion que nous reproduisons la charge du même Bertrand Dautzenberg contre l’IQOS, à l’occasion d’une interview publiée par Le Parisien du 15 avril (extraits) : Lire la suite »

16 Avr 2017 | Profession
 

L’annonce du prochain lancement, en France sur des zones tests, du produit à risques potentiellement réduits de Philip Morris – l’appareil IQOS accueillant des recharges de tabac à chauffer, les HeatSticks (voir Lmdt des 14 avril 1 et 2, ainsi que du 5 avril 2017) – suscite évidemment la curiosité journalistique. Même en ce week-end de Pâques.

Ce qui nous permet d’en apprendre plus. Extraits :

•• Le Figaro

« Le groupe assure avoir investi 3 milliards de dollars depuis 2008 » (pour développer des produits à risques potentiellement réduits / ndlr)

« Avec ce système, pas de fumée, pas de cendre, pas d’odeur, mais une sensation proche de celle de la cigarette (…)

« En brûlant des matières organiques à 800 ou 900 degrés, on crée de la fumée avec plus de 6 000 composants dont certains (93 selon les autorités de santé américaines) peuvent avoir des effets nocifs sur la santé des fumeurs » rappelle Ruth Dempsey, directrice des affaires scientifiques de Philip Morris International. « En chauffant le tabac à moins de 300 degrés, nous limitons significativement, voire évitons, l’apparition de ces composants (…)

« Le moment viendra où nous aurons suffisamment d’adoptions de ce produit alternatif pour commencer à envisager, avec les gouvernements, l’élimination des cigarettes » déclarait André Calantzopoulos (PDG de Philip Morris International) fin novembre à la BBC, lors du lancement d’IQOS à Londres (voir Lmdt du 30 novembre 2016 ), « j’espère que ce moment arrivera bientôt ». Interrogé par The Times, il semblait voir le jour où PMI arrêterait de vendre des cigarettes. « Pas au cours de mon mandat de PDG, mais de mon vivant, j’espère » jurait le patron de 50 ans.

•• RTL 

« Une révolution pour les fumeurs : Marlboro lance en France le tabac sans fumée » (…)

« Le dispositif a déjà été testé au Japon … » (voir Lmdt du 23 novembre 2016)

« Le produit est épuré comme ceux d’Apple ».

•• Europe 1 

« C’est différent d’une cigarette électronique ».

•• Radio Classique 

« Pour révolutionner le marché du tabac, Philip Morris va lancer un système de tabac à chauffer, alternatif à la cigarette ».

•• France Inter

« Ce produit ressemble à un gros stylo dans lequel on introduit (…) des barrettes de tabac. Principal argument de vente : cet appareil permettrait de chauffer le tabac sans le brûler. Pas de combustion, pas de fumée, pas d’odeur, ce produit de nouvelle génération serait potentiellement à risques réduits (…)

« Mais ce marketing bien rodé est trompeur car il entretient une certaine confusion », a expliqué le pneumologue Bertrand Dautzenberg, « C’est du tabac chauffé, non brûlé, disent-ils, mais il est un peu brûlé tout de même et il libère de toutes petites doses de monoxyde de carbone et de produits toxiques. C’est un produit du tabac, on n’est pas du tout sur une cigarette électronique, alors que Philip Morris veut entretenir la confusion et dire que c’est la même chose » (…)

« Philip Morris (…) n’est pas le seul à se lancer sur ce marché du tabac qui ne brûle pas (…) La semaine dernière en Suisse, British American Tobacco a présenté quasiment le même système de cigarette sans fumée (voir Lmdt du 13 avril 2017).

15 Avr 2017 | L'essentiel
 

LE FIGARO ANNONCE LE LANCEMENT DE L’IQOS EN FRANCE

Philip Morris France lancerait son produit électronique de tabac à chauffer et à risques potentiellement réduits – l’IQOS (voir Lmdt des 5 avril, 8 et 9 mars) – ainsi que ses recharges HeatSticks (voir Lmdt de ce jour) en France dès ce mois de mai.

Les deux villes tests seraient Paris et Nice.

Toujours selon Le Figaro, « les paquets de 20 sticks de tabac, baptisés Heets, seront vendus exclusivement chez les buralistes, comme le prévoit la réglementation française sur les produits du tabac. Leur prix devrait être celui du paquet de Marlboro, soit 7 euros. L’appareil sera lui aussi exclusivement vendu chez les buralistes, près de 70 euros. Dans d’autre pays, Philip Morris a ouvert des magasins, mais il ne voulait pas prendre ce risque en France pour ne pas s’attirer les foudres de l’administration. La filiale devrait envoyer des renforts commerciaux chez les buralistes pour les aider à expliquer aux fumeurs le fonctionnement d’IQOS ».

À suivre.

 

PREMIÈRE REVUE DE PRESSE

L’annonce du prochain lancement, en France sur des zones tests, du produit à risques potentiellement réduits de Philip Morris – l’appareil IQOS accueillant des recharges de tabac à chauffer, les HeatSticks – suscite évidemment la curiosité journalistique. Même en ce week-end de Pâques.

Ce qui nous permet d’en apprendre plus. Extraits :

•• Le Figaro

« Le groupe assure avoir investi 3 milliards de dollars depuis 2008 » (pour développer des produits à risques potentiellement réduits / ndlr)

« Avec ce système, pas de fumée, pas de cendre, pas d’odeur, mais une sensation proche de celle de la cigarette (…)

« En brûlant des matières organiques à 800 ou 900 degrés, on crée de la fumée avec plus de 6 000 composants dont certains (93 selon les autorités de santé américaines) peuvent avoir des effets nocifs sur la santé des fumeurs » rappelle Ruth Dempsey, directrice des affaires scientifiques de Philip Morris International. « En chauffant le tabac à moins de 300 degrés, nous limitons significativement, voire évitons, l’apparition de ces composants (…)

« Le moment viendra où nous aurons suffisamment d’adoptions de ce produit alternatif pour commencer à envisager, avec les gouvernements, l’élimination des cigarettes » déclarait André Calantzopoulos (PDG de Philip Morris International) fin novembre à la BBC, lors du lancement d’IQOS à Londres (voir Lmdt du 30 novembre 2016 ), « j’espère que ce moment arrivera bientôt ». Interrogé par The Times, il semblait voir le jour où PMI arrêterait de vendre des cigarettes. « Pas au cours de mon mandat de PDG, mais de mon vivant, j’espère » jurait le patron de 50 ans.

•• RTL 

« Une révolution pour les fumeurs : Marlboro lance en France le tabac sans fumée » (…)

« Le dispositif a déjà été testé au Japon … » (voir Lmdt du 23 novembre 2016)

« Le produit est épuré comme ceux d’Apple ».

•• Europe 1 

« C’est différent d’une cigarette électronique ».

•• Radio Classique 

« Pour révolutionner le marché du tabac, Philip Morris va lancer un système de tabac à chauffer, alternatif à la cigarette ».

•• France Inter

« Ce produit ressemble à un gros stylo dans lequel on introduit (…) des barrettes de tabac. Principal argument de vente : cet appareil permettrait de chauffer le tabac sans le brûler. Pas de combustion, pas de fumée, pas d’odeur, ce produit de nouvelle génération serait potentiellement à risques réduits (…)

« Mais ce marketing bien rodé est trompeur car il entretient une certaine confusion », a expliqué le pneumologue Bertrand Dautzenberg, « C’est du tabac chauffé, non brûlé, disent-ils, mais il est un peu brûlé tout de même et il libère de toutes petites doses de monoxyde de carbone et de produits toxiques. C’est un produit du tabac, on n’est pas du tout sur une cigarette électronique, alors que Philip Morris veut entretenir la confusion et dire que c’est la même chose » (…)

« Philip Morris (…) n’est pas le seul à se lancer sur ce marché du tabac qui ne brûle pas (…) La semaine dernière en Suisse, British American Tobacco a présenté quasiment le même système de cigarette sans fumée (voir Lmdt du 13 avril 2017).

14 Avr 2017 | Profession
 

Philip Morris France lancerait son produit électronique de tabac à chauffer et à risques potentiellement réduits – l’IQOS (voir Lmdt des 5 avril, 8 et 9 mars) – ainsi que ses recharges HeatSticks (voir Lmdt de ce jour) en France dès ce mois de mai. Les deux villes tests seraient Paris et Nice.

Toujours selon Le Figaro de ce jour, « les paquets de 20 sticks de tabac, baptisés Heets, seront vendus exclusivement chez les buralistes, comme le prévoit la réglementation française sur les produits du tabac. Leur prix devrait être celui du paquet de Marlboro, soit 7 euros. L’appareil sera lui aussi exclusivement vendu chez les buralistes, près de 70 euros. Dans d’autre pays, Philip Morris a ouvert des magasins, mais il ne voulait pas prendre ce risque en France pour ne pas s’attirer les foudres de l’administration. La filiale devrait envoyer des renforts commerciaux chez les buralistes pour les aider à expliquer aux fumeurs le fonctionnement d’IQOS ».

À suivre.

14 Avr 2017 | International, Profession
 

Les HeatSticks de tabac – destinés à être utilisés avec le nouveau produit à nocivité potentiellement réduite de Philip Morris International, l’IQOS (voir Lmdt du 5 avril 2017) – sont déjà produits en Europe dans une usine inaugurée l’année dernière, près de Bologne en Italie (voir Lmdt du 28 septembre 2016).

•• En janvier 2018, il y aura une deuxième usine européenne pour répondre à la demande qu’estime avoir à satisfaire Philip Morris à ce moment-là. Cette nouvelle unité de production sera en Grèce à Aspropyrgos, tout près d’Athènes. Et les travaux viennent de s’entamer.

En fait, il s’agit, ni plus ni moins, de la reconversion de l’usine du fabricant historique Papastratos, entré depuis quelque temps dans le giron de Philip Morris International (voir Lmdt des 1er mars 2016 et 31 août 2013).

300 millions d’euros vont être investis dans cette spectaculaire reconversion : afin de passer de la production de cigarettes conventionnelles à celle de HeatSticks. Tout un symbole. Car, en même temps, cette usine change de dimension : dans sa taille déjà et dans ses effectifs qui devraient passer de 800 à 1 200 employés. À terme, sa capacité opérationnelle portera sur une production annuelle de 20 milliards de sticks pour l’iQOS. Lire la suite »

 

La concurrence entre produits de nouvelle génération, où le tabac est chauffé et non brûlé donc à nocivité potentiellement réduite, s’avive. BAT a choisi Zurich pour lancer son dispositif sans combustion « glo », le 5 avril dernier.

La Suisse étant le deuxième marché test du fabricant, après le Japon (voir Lmdt du 2 décembre 2016).

•• Selon BAT, le dispositif électronique « glo » – dans lequel on glisse des sticks de tabac (Kent Neostiks) qui sont chauffés – est le fruit d’un travail collectif associant une centaine d’experts reconnus sur cinq continents : des scientifiques, des designers et des toxicologues.

Le résultat : un simple dispositif fonctionnant sur le principe « un appareil, un bouton » s’avérant à l’usage simple et intuitif. Lire la suite »

5 Avr 2017 | Profession
 

Ce n’est pas forcément une longue histoire mais c’est une histoire vraie.

Cela fait un peu plus d’un an que l’iQOS – le produit potentiellement à moindre nocivité de Philip Morris International … (voir Lmdt des 3 avril et 26 mars) – est présent sur le territoire de la Principauté :
• dans un élégant « flagship store », point de démonstration donnant directement sur le port ;
• chez les buralistes monégasques ;
• sur des stands, lors de certains événements scandant la riche vie monégasque.

Le temps de tester au plus près les réactions de consommateurs potentiels dont le comportement reflète plutôt bien les habitudes du marché français.

De quoi aussi peaufiner le processus de présentation d’un produit qui ne se vendra pas comme un simple paquet de cigarette. Mais fera appel à une véritable initiation : « pour aider les gens à passer de produits avec combustion à d’autres … sans combustion ».

Soit un véritable travail de conversion des fumeurs de produits conventionnels.

Il semblerait que Monaco abrite déjà un certain nombre de convertis. Et du Rocher au reste de la Côte-d’Azur, il n’y a qu’un pas qui ne va pas tarder à être franchi.

3 Avr 2017 | International, Profession
 

En l’occurrence, il s’agit d’un effet secondaire, quoique … En tout cas, la rumeur faisait le tour de la petite planète des analystes financiers, en fin de semaine dernière.

Le succès au Japon du produit à moindre nocivité de Philip Morris, l’iQOS – dont jamais le lancement en France n’a été aussi imminent (voir Lmdt du 26 mars 2017) – impacterait par ricochet la stratégie de Japan Tobacco.

En effet, l’iQOS a déjà dépassé, là-bas, les 5 % du marché domestique du tabac (voir Lmdt du 23 novembre 2016).

Du coup, certains analystes estiment que Japan Tobacco retravaillerait et réactualiserait ses projets d’acquisition d’un autre groupe de tabac.

Et de citer le groupe Imperial Brands. Une nouvelle fois.

21 Mar 2017 | International
 

Il existe un seul fabricant de tabac en Israël : Dubek. Une entreprise très connue, fondée en 1935, qui approvisionne aussi les territoires de l’Autorité nationale palestinienne. L’entreprise fabrique ses propres marques et en importe d’autres.

Dubek vient de porter plainte auprès de la Haute Cour de Justice contre le ministre de la santé, Yaakov Litzman (photo), pour ne pas avoir fait appliquer la réglementation et la fiscalité  tabac au produit de nouvelle génération iQOS que Philip Morris International teste en Israël (voir Lmdt des 8 et 9 mars 2017).

D’après le Jerusalem Post, le ministre de la santé n’aurait pas l’intention d’encadrer l’iQOS tant que la FDA (Federal Drug Administration) américaine n’aura pas statué sur sa nocivité potentielle (voir Lmdt du 11 août 2015).