Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
21 Mar 2017 | International
 

Il existe un seul fabricant de tabac en Israël : Dubek. Une entreprise très connue, fondée en 1935, qui approvisionne aussi les territoires de l’Autorité nationale palestinienne. L’entreprise fabrique ses propres marques et en importe d’autres.

Dubek vient de porter plainte auprès de la Haute Cour de Justice contre le ministre de la santé, Yaakov Litzman (photo), pour ne pas avoir fait appliquer la réglementation et la fiscalité  tabac au produit de nouvelle génération iQOS que Philip Morris International teste en Israël (voir Lmdt des 8 et 9 mars 2017).

D’après le Jerusalem Post, le ministre de la santé n’aurait pas l’intention d’encadrer l’iQOS tant que la FDA (Federal Drug Administration) américaine n’aura pas statué sur sa nocivité potentielle (voir Lmdt du 11 août 2015).

9 Mar 2017 | Profession
 

Philip Morris International a reçu BFM Business dans le Cube, son centre de recherche et de développement situé à Neufchâtel, dans lequel travaille un peu plus de 450 scientifiques (voir Lmdt du 8 mars).

C’est là qu’a été conçu l’iQOS et que les laboratoires travaillent déjà sur les futurs modèles (voir Lmdt 28 juillet 2015 et 14 septembre 2014). Extraits.

•• Pas de feu dans Le Cube … mais trois sections « Earth », « Wind » et « Air », dans une ambiance de lumière tamisée de laboratoires high tech, de bureaux et salles de réunions.

IQOS, c’est dix ans de travail, 3 milliards de dollars d’investissements et 1 900 brevets déposés. Actuellement, le dispositif (appareil-device) pour le chauffage du tabac est fabriqué en Malaisie où PMI assure que les sous-traitants ont la capacité industrielle nécessaire pour soutenir des cadences élevées. Déjà vendu dans une vingtaine de pays, l’objectif est une commercialisation dans 35 pays d’ici la fin de l’année (voir Lmdt des 5 février 2017 et 23 novembre 2016). Lire la suite »

8 Mar 2017 | Profession
 

BFM Business vient de diffuser un reportage complet sur le produit de nouvelle génération et à moindre nocivité IQOS de Philip Morris International (voir Lmdt des 2 mars, 17 et 5 février). Nous reviendrons dessus.

Mais le sujet aborde aussi les prochains lancements (extrait) : « IQOS est déjà vendu dans une vingtaine de pays. Au Japon au niveau national, et dans de nombreuses villes, en Suisse, en Italie, en Russie, au Portugal, en Allemagne, au Pays Bas ou encore au Canada. L’objectif est qu’IQOS soit commercialisé dans 35 pays d’ici la fin de l’année (voir Lmdt du 17 août 2016).

« Dont la France. Mais le cigarettier refuse d’évoquer un quelconque calendrier ».

2 Mar 2017 | International
 

À en croire la presse australienne, le produit de nouvelle génération iQOS de Philip Morris International (voir Lmdt des 17 et 5 février) – où le tabac est chauffé et non brûlé – est confronté à des problèmes d’homologation de la part d’autorités manifestement peu familières avec le produit.

En effet, David Gillepsie (the assistant health minister) souligne que la commercialisation de nicotine est interdite en Australie, sauf si elle est proposée en tabac prêt à être fumé, pour mettre en avant que le statut des produits « heat-not-burn » doive être considéré au regard du contexte réglementaire s’appliquant à la cigarette électronique. Lire la suite »

 

On ne pourra utiliser le produit de nouvelle génération iQOS, de Philip Morris International, dans « tout lieu public couvert et fermé » du canton de Vaud.

Cette décision fait suite à l’interpellation de la députée suisse Fabienne Freymond Cantone s’inquiétant de la prochaine ouverture, dans un quartier branché de Lausanne, d’un « flagship store », sur trois étages, comprenant un grand espace de présentation et de vente de l’iQOS, un café-restaurant et un espace événementiel (voir Lmdt des 10 octobre 2016 et 10 février 2017). 

Le Conseil d’État du canton de Vaud (le gouvernement du canton) a tranché « par mesure de précaution et en l’absence d’une étude complète sur le dispositif de tabac chauffé ».

• En préambule à son annonce, le Conseil a quand même salué « toute stratégie du type de celle concernée par le projet iQOS visant à substituer la consommation de cigarettes par des produits dont la nocivité, si elle ne peut être exclue, est en tout cas notablement moindre ». Néanmoins, toujours selon le Conseil d’État, l’iQOS s’apparente à un produit du tabac, contrairement à la cigarette électronique, et il y a donc application de la loi sur le tabagisme passif. De plus, comme pour tout produit du tabac, aucune publicité de l’iQOS ne doit être présente sur le domaine public (ni dans le domaine privé dès lors qu’il est visible depuis l’espace public).

• Appelé à se prononcer sur la stratégie poursuivie par Philip Morris avec l’iQOS, le Conseil d’État a estimé que « dans la mesure où cette offre est conçue comme un produit de substitution à la cigarette, et que ce dernier a pour but de réduire la toxicité des produits consommés, il suit avec intérêt les développements de l’industrie dans ce domaine. Il en irait autrement s’il s’agissait essentiellement de capter de nouveaux consommateurs ».

13 Fév 2017 | Profession
 

Entre Cour des Comptes … et cendriers

• Nouvelle polémique sur les buralistes – avec, cette fois, une remise en cause de l’organisation du mode de distribution du tabac en France – suite à la sortie du rapport annuel de la Cour des Comptes (voir Lmdt du 8 février). Avec de vifs échanges par voie de presse (voir Lmdt du 10 février).

Autre polémique qui continue :  la suppression arbitraire de certaines marques. On devait apprendre ainsi que STG (Scandinavian Tobacco/Café Crème) faisait appel de la décision (voir Lmdt du 10 février).

Tout cela sur fond de divergences d’interprétation des chiffres du marché du tabac en janvier (voir Lmdt du 7 février). Lire la suite »

10 Fév 2017 | International, Profession
 

On a appris, lors de la présentation des résultats 2016 de Philip Morris International, que les ventes de recharges (Heatsticks qui chauffent mais ne brûlent pas) du produit de nouvelle génération iQOS (voir Lmdt du 5 février) ont porté sur 7,4 milliards d’unités l’année dernière.

Contre 396 millions en 2015.

Par ailleurs, le groupe aura livré 813 milliards de cigarettes « traditionnelles » sur ses marchés pendant la même période (-4,1 % par rapport à 2015 ; -7,6 % sur les marchés asiatiques). Parmi lesquelles, 286 milliards de Marlboro (-1,4 %).

Commentaire d’André Calantzopoulos (PMI Chief Executive) : « nos résultats de l’année dernière mettent en valeur la force de notre modèle, avec notre gamme de marques mondiales, et cette immense promesse de nos produits à moindre risque ».

7 Fév 2017 | Profession
 

Deux grosses informations, ces jours derniers  :

• la publication au JO de l’arrêté sur les prix des produits du tabac qui seront en vigueur le 20 février (voir Lmdt du 2 février) : avec une stabilité majoritaire sur le segment des cigarettes et une nette hausse attendue sur le tabac à rouler ; ce qui n’a pas l’heur de satisfaire pleinement Marisol Touraine qui envisagerait d’augmenter le minimum de perception (voir Lmdt du 3 février) ;

• mais aussi la publication des premiers noms de marques et de dénominations commerciales qui seront prochainement interdits en vertu de l’interprétation, propre à la France, de l’article 13 de la directive Tabac. Ce qui a suscité pas mal de réactions (voir Lmdt des 31 janvier ainsi que des 3 et 5 février).

Autre information importante : la nomination d’un nouveau directeur de la Douane, Rodolphe Gintz qui vient de l’Élysée (voir Lmdt du 1er février). Lire la suite »

 

L’iQOS arrive sur le marché espagnol.

C’est notre confrère La Boutique del Fumador qui annonce le lancement Outre-Pyrénées du produit de nouvelle génération de Philip Morris International avec lequel le tabac est chauffé et non brûlé (voir Lmdt du 23 décembre 2016).

• D’après Mario Masseroli (directeur général de PMI Espagne), « le lancement de iQOS en Espagne marque une étape importante pour atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés, ici comme dans le monde, de remplacer les cigarettes traditionnelles par des produits alternatifs sans combustion ».

 À cette occasion, Moira Gilchrist (directeur scientifique de Philip Morris International) annonce : « nos études sur iQOS sont dans une phase très avancée. À date, nos résultats font ressortir que la vapeur issue de l’iQOS contient des niveaux significativement inférieurs de composants nocifs et que si le produit est satisfaisant pour le fumeur, il ne présente qu’un intérêt insignifiant pour ceux qui ont arrêté ou n’ont jamais commencé. Cela va clairement dans le sens de la réduction des risques ».

• Dans son message de lancement, PMI rappelle qu’iQOS est déjà commercialisé dans les villes d’une dizaine de pays au monde dont l’Italie (voir Lmdt du 28 septembre 2016), l’Allemagne, la Suisse (voir Lmdt du 10 octobre 2016) et le Japon (voir Lmdt du 23 novembre 2016). Pour un peu plus d’un million de fumeurs adultes.

Concrètement, au Japon, plus de 70 % des fumeurs qui l’ont essayé l’utilisent ensuite de manière exclusive ou prédominante.

On parle de la présence d’iQOS dans plus de 35 pays, à la fin de cette année.

29 Jan 2017 | Pression normative
 

Asphyxié par la législation qui lui interdit toute communication en France, le secteur du tabac trouve quand même de quoi s’adapter. Suite de l’enquête de l’hebdomadaire Stratégies de ce 26 janvier (voir Lmdt du 28 janvier).

 « Mais, au final, pour un fabricant, l’enjeu reste que le consommateur achète ses cigarettes plutôt que celles du concurrent. Réduit au mutisme, l’industriel verrait bien le buraliste devenir son relais-conseil », reprend l’article de l’hebdomadaire spécialisé dans la communication.  

« Supprimer la communication va peut-être amener les fumeurs à s’intéresser davantage au produit : à l’origine du tabac, aux différents terroirs, aux méthodes de fabrication…, comme dans le vin finalement » envisage Éric Sensi-Minautier de BAT.

• Une hypothèse que tempère, pour sa part, Pascal Montredon : « notre rôle est de répondre aux besoins de la clientèle qui, à 99 %, est fidèle à une marque. La cigarette n’est pas tributaire des effets de mode. Donc, je me pose la question : en quoi pourrais-je conseiller un consommateur ? ». Lire la suite »