Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
31 Août 2017 | International, Profession
 

On parle de plus en plus du produit de nouvelle génération de BAT : la glo, avec ses heatsticks de tabac chauffé Kent (voir Lmdt des 13 avril et 22 mai).

« Les résultats de glo à Sendai, au Japon, dépassent nos prévisions et d’autres lancements sont prévus là-bas et sur d’autres marchés d’ici la fin de l’année » a-t-on encore récemment déclaré chez British American Tobacco.

•• La glo est déjà présente sur une quinzaine de marchés. Dernier exemple : la Corée du Sud (où le fabricant de cigarettes national, KT& G, prépare aussi son produit à tabac chauffé …).

« La glo, c’est un clic, un bouton » annonce un peu partout dans les médias Hamish Norrie, le directeur marketing de BAT Corée. « Notre atout c’est que le fonctionnement de glo est très facile à comprendre, à utiliser et à nettoyer. »

•• D’ailleurs, l’usine coréenne de BAT va produire des Heatsticks Kent. Une ligne de production est prévue aussi en Russie.

•• Dans le domaine de la cigarette électronique, BAT se montre aussi satisfait de la montée en puissance de ses parts de marché en Europe. Notamment avec le lancement de la nouvelle Vype Pebble. Dont une évolution – la Vype e-pen III – va bientôt sortir.

30 Août 2017 | Profession
 

Restons prudents et attentifs. Mais cet été aura été marqué par ce qui apparait comme un changement de paradigme pour l’US Food and Drug Administration (FDA) réglementant notamment les produits du tabac : une autre vision de la lutte contre le tabagisme. Plus empirique qu’idéologique, pourrait-t-on dire (voir Lmdt du 29 juillet).

En substance : on cherche à diminuer les taux de nicotine pour les cigarettes conventionnelles mais, en même temps, on n’entrave pas les développements de la cigarette électronique ou d’autres produits de nouvelle génération. Ce qui marque une inflexion sensible par rapport aux discours précédents.

Parmi les réactions à ce changement (voir Lmdt des 7 et 21 août), on attendait celles des grands dirigeants de l’industrie du tabac.

André Calantzopoulos (CEO de Philip Morris International) s’en est ouvert dernièrement auprès de l’agence Reuters et d’après lui, il s’agit « des positions les plus cohérentes depuis de nombreuses années ». Lire la suite »

23 Août 2017 | International
 

Les lancements et implantations successifs de l’Iqos de Philip Morris, de Glo de BAT et de Ploom Tech de JTI vont amener le budget japonais à perdre 50 milliards de yens – l’équivalent de 387 millions d’euros – de fiscalité tabac, cette année.

De par la conversion de fumeurs de produits traditionnels se tournant désormais vers ces produits à risques potentiellement réduits (voir Lmdt des 3 avril et 7 juin). L’étude vient d’en être faite par le Dai-ichi Life Research Institute.

En effet, en fonction de leur contenance en tabac, les recharges de ces produits sont taxées entre 34,3 et 206 yens. Alors qu’un paquet de cigarettes conventionnelles l’est à 244,9 yens.

Sans réforme fiscale sur ces produits alternatifs et du fait, aussi, du déclin de la cigarette conventionnelle (voir Lmdt du 11 juillet), l’institut prévoit un manque à gagner fiscal de l’ordre de 300 milliards de yens en 2020.

22 Août 2017 | Profession
 

Directeur des Affaires publiques, juridiques et de la communication de British American Tobacco France, Éric Sensi-Minautier a fait part des positions de son groupe concernant le paquet à 10 euros, sur BFM Business, ce lundi 21 août (voir aussi Lmdt des 5 juillet et 18 août).

Nous reproduisons cet interview où l’on parle aussi de vapotage, de produits à tabac chauffé et même de cannabis.

• Le paquet neutre n’a pas fait baisser les ventes de tabac en France. Cela vous surprend-il ?

Éric Sensi-Minautier : Ça ne me surprend pas, nous avions de toute façon la conviction que ça ne marcherait pas. En Australie, l’instauration du paquet neutre n’a eu aucun impact sur la consommation. Et en France, en 2011, une expérience similaire avait été menée avec des photos choc imprimées sur les paquets, sans grand succès non plus. Le paquet neutre, en quelque sorte, n’est qu’une « aggravation » de ces photos chocs. Il n’y a donc aucune raison que cela fonctionne. Lire la suite »

17 Août 2017 | International, Profession
 

Le second trimestre correspond à une nouvelle baisse des volumes, sur l’ensemble de ses marchés, pour Philip Morris International (voir Lmdt du 28 avril).

•• 193,5 milliards de cigarettes ont été livrées dans le monde (hors USA et Chine) par PMI : soit -7,5 % par rapport au second trimestre de 2016.

La marque Marlboro enregistrant un recul de -1,8 %, à 68,8 milliards d’unités. Alors que les unités de Heatsticks de tabac à chauffer (pour l’Iqos) atteignent les 6,3 milliards. À comparer avec le 1,1 milliard du deuxième trimestre 2016. Et les 4,4 milliards du premier trimestre 2017.

•• Sur le total du premier semestre 2017 : nous en sommes à 367 milliards de cigarettes (- 9,4 % par rapport à la même période de 2016) et donc à 10,7 milliards de Heatsticks (près de 7 fois plus, en un an).

•• En ce qui concerne l’Union européenne, le volume des livraisons de PMI correspond, sur ce premier semestre, à 92,2 milliards de cigarettes (-4,4 %). La somme des parts de marché de ses différentes marques étant stable : à 38,4 % (19,1 % Pour Marlboro) : les reculs enregistrés en Allemagne, Italie et Espagne étant compensés par les résultats obtenus en France et en Espagne.

•• Commentaire d’André Calantzopoulos (CEO de PMI) : « l’Iqos, notre produit-phare dans notre offre alternative à la façon de fumer traditionnelle, se développe de façon exceptionnelle, grâce au succès de nos récents lancements, notamment en Corée (voir Lmdt du 16 mai).

« Ce 2ème trimestre, les Heatsticks de Marlboro représentent 40 % de l’ensemble de nos livraisons au Japon, où nous avons conquis 10 % du marché total du tabac.

« À ce jour, plus de 2,9 millions de consommateurs adultes ont arrêté de fumer des cigarettes pour se convertir à l’Iqos ».

14 Août 2017 | Observatoire
 

« Poncif : formule rabâchée qui a perdu toute originalité » (Le Larousse)

Ainsi, le philosophe et ancien ministre Luc Ferry veut « en finir avec le tabac » dans sa dernière chronique au Figaro que nous tenons à disposition ci-joint (lien).

•• Notre commentaire n’est pas une réplique mais se veut une contribution à un débat que le flamboyant auteur de « Sept façons d’être heureux » ouvre bien involontairement alors que son titre semble vouloir le clore.

Son propos ? La science prouve que fumer est absolument mortel. C’est donc au nom de la science que la morale exige d’interdire absolument le tabac.

Nous espérons ne pas trahir un texte autrement plus étayé mais, du moins, nous le comprenons comme tel. L’auteur retrouvant un argument convoqué de-ci de-là par la politicienne en cessation d’activités pour cause d’élections, Michèle Delaunay.

•• Mais quitte à se placer sous le magistère de la science, on aurait été curieux de voir le très lointain descendant de Jules Ferry (à ce qu’il paraît) ne pas s’arrêter à une conclusion si abrupte, tellement péremptoire.

En effet, la science ne s’intéresse-t-elle pas autant aux causes qu’aux conséquences ?

Alors, que dit la science sur ce qui amène à fumer du tabac ?

Alors, que dit la science sur le plaisir que trouvent certains à fumer ?

Alors, que dit la science sur le recours que trouvent beaucoup dans l’addiction au tabac ? Comme à un certain nombre d’autres produits ou substances, d’ailleurs.

Luc Ferry aurait pu nous aider à répondre à ces questions. Avec la rigueur de l’évidence scientifique et du raisonnement philosophique. Dommage.

Car, avant d’annoncer ex-abrupto qu’il faille en finir avec le tabac, il nous semblerait logique de réfléchir plutôt à la manière de s’attaquer aux ressorts conduisant à débuter sa consommation. Sachant que nous sommes déjà dans un contexte où jamais la communication et l’information sur sa nocivité n’ont été aussi puissantes.

Le philosophe le sait bien : avant tout, se poser la bonne question.

•• Autre point :  cet ancien ministre de la Jeunesse et de l’Éducation nationale aurait pu avoir la curiosité scientifique de s’intéresser aux démarches actuelles qui proposent aux fumeurs des produits à inhaler ou à fumer et dont les liquides ou le tabac à chauffer s’avèrent potentiellement à risques réduits.

On peut y voir une réponse au problème du tabac, tel que posé dans notre société toujours consommatrice de nouveautés.

D’autant que le débat sur ces innovations ne fait que s’ouvrir, certes, mais il commence déjà à être documenté scientifiquement tant pas les principaux intervenants de la cigarette électronique que par les fabricants de produits de nouvelle génération : comme l’Iqos, la Glo ou Ploom Tech.

Ces innovations doivent présenter un début de crédibilité puisqu’elles amènent même les autorités sanitaires britannique et américaine à revoir leur position quant à la façon de lutter contre le tabagisme.

Plutôt que d’en appeler « à en finir avec le tabac » (ce que ne demandent même pas les anti-tabac à court terme), le chroniqueur du Figaro aurait été mieux inspiré de s’intéresser à ces initiatives où l’on voit une industrie tellement décriée – et ceux qui distribuent ses produits – apporter de premières solutions pour convertir les fumeurs à des produits moins nocifs.

C’est nouveau. Ce peut être décisif. Luc Ferry n’en sait rien.

 

Suite aux dernières annonces de la FDA (Food and Drug Administation), on sent que la politique fédérale concernant l’addiction aux produits du tabac et du vapotage connait une certaine inflexion (voir Lmdt des 29 juillet et 1er août).

Ce qui fait l’objet de beaucoup de commentaires. Dont certains nous semblent significatifs.

•• Ainsi, celui de Bonnie Herzog, analyste à la banque Wells Fargo Securities : « le fait que la FDA adopte une approche plus globale de la nicotine correspond à une nouvelle étape.

« Mais surtout, alors que le projet de faire baisser les niveaux de nicotine a pu être considéré comme une nouvelle négative pour les fabricants de cigarettes, nous croyons que cela pourrait être une opportunité à long terme pour les produits potentiellement à moindre nocivité.

« Dans ce sens, Altria et Philip Morris International ont un avantage compétitif unique avec leur produit à tabac chauffé Iqos (voir Lmdt des 11 juillet 2017).

« Nous considérons cela comme une opportunité d’investissements à long terme ».

•• Joseph Agnese, analyste au cabinet d’analyse financière CFRA Research souligne que « la FDA prend en compte l’intention de mettre à portée des consommateurs des sources alternatives et moins nocives, ce qui est favorable au lancement de nouveaux produits et au développement d’une demande pour le segment de la cigarette électronique ».

•• Reynolds (désormais groupe BAT / voir Lmdt du 20 juillet) a indiqué dans un communiqué « ne pas être surpris. Nous sommes déjà prêts et avons l’intention de prendre part au processus permettant de développer un plan détaillé pour la réglementation du tabac et de la nicotine ».

•• Pour Altria (Philip Morris USA) : « il est important que toute nouvelle règle sur la nicotine soit basé sur des preuves scientifiques, ne conduise pas à des conséquences non souhaitées et soit réalisable techniquement (…) Nous avons l’intention de nous engager pleinement dans ce processus ».

Altria a présenté, déjà, un dossier d’agrément pour l’Iqos auprès de la FDA (voir Lmdt du 11 aout 2015).

24 Juil 2017 | International, Profession
 

Première offensive en dehors du Japon pour le produit de nouvelle génération de JTI : la Ploom Tech (voir Lmdt des 6 juin et 5 octobre 2016). Ce vendredi 21 juillet, le vaporisateur de tabac a été lancé en Suisse où il sera disponible dans plus de 1 500 points de vente. 

•• Rappelons que Ploom Tech constitue une version extrêmement évoluée par rapport à la première Ploom (voir Lmdt des 15 avril et 3 juillet 2014) qui n’avait pas répondu à l’attente des consommateurs. Mais dans ce domaine, l’évolution technologique va aussi vite que celle des attentes d’un marché de plus en plus sollicité : entre cigarettes électroniques et produits à tabac chauffé.

•• « Nous sommes très heureux d’être le premier pays en dehors du Japon à commercialiser Ploom Tech », a déclaré John Aurlund, Directeur général de JTI Suisse, « il est fort à propos qu’un produit aussi perfectionné entame son aventure internationale ici, en Suisse, un pays réputé pour son goût pour la qualité, la précision et l’innovation ».

•• Ploom Tech se présente comme utilisant une technologie hybride pour créer de la vapeur de tabac en chauffant un liquide sans nicotine qui passe à travers une capsule avec du tabac granulé. Le tabac est ainsi chauffé à 30° C environ, le processus n’entraînant pas de combustion. Lire la suite »

11 Juil 2017 | International, Profession
 

S’il fallait avoir une opinion sur la façon dont le produit à risques potentiellement réduits de Philip Morris – l’Iqos – se déploie (voir Lmdt du 11 juin 2017), il suffit de recenser la multiplication des sites de fabrication des sticks Heets de Marlboro, que l’on utilise avec l’appareil (voir Lmdt du 21 juin 2017).

Pour la production de ces sticks de tabac à chauffer, nous connaissions déjà l’existence, pour l’Europe, d’une usine près de Bologne, en Italie (voir Lmdt du 28 septembre 2016) et d’une autre en Grèce, près d’Athènes (voir Lmdt du 14 avril 2017).

Mais, désormais, les annonces d’investissements s’enchaînent :

•• la dernière remonte à vendredi dernier. À Neuchâtel, en Suisse (photo), l’actuelle usine Philip Morris va accueillir deux nouvelles lignes de production de Heets, destinées essentiellement au marché local. L’investissement porte sur 27 millions d’euros.

•• plus important. À Dresde en Allemagne, 285 millions d’euros d’investissements ont été annoncés, le 19 juin, pour une usine de 80 000 mètres carrés, dédiée uniquement aux sticks Heets. 500 personnes devraient y travailler, début 2019.

•• en Russie, le 14 juin, on a appris que l’usine PMI de Leningrad allait être adaptée pour accueillir des lignes de production de sticks Heets (36 millions d’euros d’investissement).

•• idem, pour l’usine Philip Morris de Roumanie.

•• Et surtout, en Italie, l’usine de Crespellano, près de Bologne, va voir sa capacité de production largement amplifiée, à travers un investissement de 500 millions d’ euros, ce qui permettra de doubler son personnel, à 1 200 employés.

5 Juil 2017 | Profession
 

Suite à l’annonce d’Édouard Philippe sur le paquet à 10 euros (voir Lmdt du 5 juillet), British American Tobacco France vient de publier un communiqué que nous reproduisons ci-joint.  

« Hier, le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, a annoncé l’augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros pour, entre autres, faire baisser le nombre de fumeurs adolescents.

Le Président Macron lors de sa campagne, avait posé comme préalable à cette mesure une coordination européenne nécessaire pour freiner les achats transfrontaliers et le marché noir.

Les impératifs de santé publique sont légitimes mais non sans un projet global européen. En effet, la France ne peut pas agir seule et une nouvelle action nationale de choc des prix ne fera qu’augmenter le nombre de cigarettes vendues sur le marché noir : 9 milliards de cigarettes illicites vendues chaque année soit 14,8% de la consommation française. Lire la suite »