Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
1 Déc 2019 | Profession
 

Dans le Projet de Loi de Finances (PLF 2020) en cours d’adoption actuellement par le Parlement, il est acté la diminution progressive du différentiel fiscal sur les prix du tabac en Corse par rapport au Continent (voir 5 novembre).

Le Parisien/ Aujourd’hui en France (édition du 21 novembre) est revenu sur les réactions des buralistes insulaires, avec un reportage à Bastia. Extraits.

•• Par exemple, réaction de Lucien dont l’établissement est situé à proximité du port de commerce de Bastia. « Sous prétexte de vouloir faire plaisir à l’Europe, on s’attaque aux portefeuilles de la classe moyenne corse. Personne n’est dupe, l’augmentation c’est seulement pour remplir les caisses de l’État. »

« Harmoniser les prix en France c’est bien, mais les harmoniser en Europe ça serait mieux. Vous savez ce qui va se passer ? Les gens vont prendre le bateau pour aller se fournir en Italie … » assure un collègue.

•• « À une époque, les Italiens venaient en Corse pour acheter des cigarettes. Demain, ça sera peut-être l’inverse. Surtout que, là-bas, le paquet est à 5,50 euros » s’interroge José Oliva, président de la chambre syndicale des buralistes de Corse.

23 Nov 2019 | Profession
 

Marcello Orengo est en passe de devenir une « vedette » de la vente transfrontalière, ayant déjà apparu dans un reportage de France 3, à la veille de la hausse du 1er novembre (voir 31 octobre).

Le buraliste italien (tabaccai) du petit village de Latte, juste après Menton, a droit à un grand portrait de Nice Matin, sous le titre : « Vive la France !… Comment Marcello, vendeur de cigarettes à la frontière italienne, a fait fortune grâce aux fumeurs de la Côte d’Azur »

•• « Le propriétaire du magasin « Conad », 76 ans, bénit la France tous les matins. Malicieux, il esquive la question sur la colossale fortune qu’il s’est bâtie sur les augmentations successives du tabac en France. Car Marcello le sait, il doit tout à la politique hexagonale anti-tabac ». Lire la suite »

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12 Nov 2019 | Profession
 

En rebond à l’enquête de l’Institut Molinari sur la sur-fiscalisation du prix des cigarettes (voir 2 novembre), Cyril Lalo – responsable des relations institutionnelles de Seita / Imperial Brands (voir 16 septembre) – alerte sur la limite du système dans Le Journal de l’Économie du 8 novembre.

Son argumentation, en quatre points :

•• Avec près de 30 % des cigarettes achetés hors du réseau des buralistes, en moyenne, les fumeurs français sont les champions d’Europe de la débrouille.

•• Et, en choisissant de s’alimenter auprès de revendeurs illégaux ou de l’autre côté de la frontière, ils ont un impact immédiat sur l’économie.

•• « Cette augmentation du commerce parallèle est dramatique pour l’économie française. Non seulement, elle a provoqué la disparition de près de 40 % des bureaux de tabac dans les départements frontaliers en 20 ans. 

•• « Mais en plus, elle génère une perte des recettes fiscales qui s’élève aujourd’hui à plus de 5 milliards d’euros par an ! Quand on sait que l’État se bat pour quelques centaines de millions d’euros, il y a véritablement une incohérence. »

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7 Nov 2019 | Profession
 

Depuis la dernière augmentation des prix du tabac du 1er novembre, Pascal (buraliste à Sainte-Soulle, à une dizaine de kilomètres de La Rochelle) voit défiler des fumeurs mécontents.

Certains sortent la pièce en plus pour payer en râlant modérément, mais d’autres sont à la limite de l’insulte, a-t-il fait savoir à France Bleu Charente Maritime.

« À force de les entendre râler du matin au soir, d’augmentation en augmentation, j’ai donc placé cette affiche en réponse » raconte Pascal.

•• « Chers clients, afin d’avoir des échanges de qualité dans les jours à venir, veuillez bien agréer que l’augmentation du prix du tabac de ce jour ne nous incombe pas personnellement. Vous pouvez par contre inscrire vos réclamations au responsable : Mr le président de la République, Emmanuel Macron, 55 Faubourg Saint Honoré 75008 Paris ».

•• L’affichette précise aussi « qu’il ne sert à rien de nous répéter que vous allez à l’étranger chercher vos cigarettes à bas prix, cela n’est pas très constructif, merci de vous abstenir ». Et notre buraliste de reprendre : « Oui pour une politique de santé en France, mais il faut jouer à jeu égal dans tous les pays. On est en Europe … harmonisation européenne ».

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6 Nov 2019 | Profession
 

Affluence en ce jour de marché à Millau (Aveyron), le vendredi 1er novembre … Affluence aussi chez les buralistes interviewés par Le Midi Libre, sur la hausse de 50 centimes du paquet (voir 31 octobre). Et là, avis contrastés. 

•• Jean-Luc Servier, situé au cœur du marché, ne cache pas son scepticisme tout en scannant ses articles : « en tant que buraliste-fumeur, je peux vous garantir que ça ne fera pas arrêter les gens. Ils se sacrifieront sur autre chose : la nourriture, par exemple. Quand on voit l’alcool et ses conséquences sur la santé, la sécurité routière et même sur les violences conjugales, je me dis que c’est injuste de toujours taper sur les fumeurs. »

Le tabac représente 40 % de son chiffre d’affaires annuel … Pour autant, le Montpelliérain d’origine ne craint pas pour son business. Même s’il craint néanmoins que les consommateurs n’aillent en Espagne ou en Andorre : « nous ne sommes qu’à trois heures de la frontière. »

•• Alors que d’autres confrères, un père et son fils, installés place du Mandarous, disent ne pas s’inquiéter pour leur chiffre d’affaires : « à Millau, ça va encore. Pour aller en Espagne, il faut prendre la voiture, payer l’essence, le péage. Pas sûr que ce soit si rentable. Des paquets étrangers, on en voit, mais pas tellement ».

Un autre buraliste, boulevard de La Capelle, est plus inquiet : « bien sûr que les ventes et que mon chiffre d’affaires baisseront. Ça fera aussi augmenter le marché parallèle. Les gens ne vont pas arrêter de fumer. Ils iront acheter ailleurs. »

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5 Nov 2019 | Profession
 

Le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2020 est en cours de discussion au Parlement.

Il porte un alignement progressif du prix de paquet de cigarettes sur celui du continent. Comme cela est demandé par les institutions européennes.

Là où, actuellement, il existe un différentiel moyen de 25 % (voir 26 août et 5 février).

•• Cet alignement progressif devrait débuter le 1er janvier 2022. À cette date, le prix du paquet de cigarettes devra être « au moins égal » à 80 % du tarif continental. Lire la suite »

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5 Nov 2019 | Profession
 

À Flogny-La-Chapelle (à une trentaine de kilomètres d’Auxerre, Yonne), Pascal Chevalier est buraliste depuis 25 ans. La part du tabac dans son chiffre d’affaire a fondu à partir des années 2000.

« Le tabac, avant, représentait 75 % de mon chiffre, ce n’est plus aujourd’hui que 50 % » explique le buraliste à France Bleu Yonne venu l’interviewer dans l’environnement de la hausse des prix (voir 31 octobre).

•• Jeux et cigarettes électroniques, puis services annexes lui ont permis de compenser ce manque à gagner : « on a ajouté des services supplémentaires comme le relais-colis ou les services de la poste. On va aussi à la recherche du petit truc qui déclenche la vente additionnelle » poursuit-il, « cette année, j’ai fait du parfum, du vin, des articles de pêche. Je vends aussi des bijoux et des fleurs. » Lire la suite »

5 Nov 2019 | Profession
 

On fume plus dans les régions frontalières que dans le reste de l’Hexagone (voir 29 janvier) et – singulièrement dans les Hauts-de-France – un fumeur sur deux a effectué son dernier achat dans un pays limitrophe (voir 16 juillet). Alors, comment cela se passe un jour de hausse de prix du paquet de cigarettes de 50 centimes, côté français ?

Réponse, en trois temps, du 19/20 de France 3 Nord-Pas-de-Calais du 1er novembre.

•• À Quiévrain, en Belgique, dans un supermarché du tabac, où la clientèle est française à 80 %, c’est l’affluence comme un autre week-end. « On ne peut pas se rendre compte. Les linéaires sont pleins comme chaque début de mois. Ça va y aller fort pendant quinze jours. Comme d’habitude » estime une employée.

•• Ambiance plus calme, côté français, à Anzin (à 3 kilomètres de Valenciennes) où est installé Joël Delbove (président de la Délégation Valenciennes de la chambre syndicale des buralistes du Nord et administrateur de la Confédération). Dans la zone, trois buralistes ont fermé ces deux dernières années.

« Quand on a que la vente de tabac, on est appelé à disparaître » déclare-t-il. « Le mot d’ordre de notre Confédération est de se diversifier et de se transformer » : le multi-service et le service public de proximité comme voie de salut des buralistes.

•• Et l’harmonisation européenne des prix ? « Je pense que ce sera difficile parce qu’il n’y a pas de pays qui veulent mettre le prix du tabac au niveau français. Hormis les Anglais, nous sommes les plus chers » constate Joël Delbove.

5 Nov 2019 | Profession
 

À Riom (dans le Puy-de-Dôme, à une quinzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand), les buralistes, interrogés par La Montagne, se montraient inquiets, ce vendredi 1er novembre, par la neuvième augmentation du prix du tabac du Gouvernement Macron (voir 31 octobre). 

« S’ils veulent qu’on ferme, qu’ils le disent et ça nous évitera de nous lever tous les jours à 6 heures » réagit d’emblée Hervé Alves, propriétaire d’un bar-tabac, « quand on a commencé en 2011, le paquet de cigarettes était aux alentours de 5,50 euros. Aujourd’hui, fumer est devenu un luxe. »

•• Un constat partagé par Isabelle et Gilles André  qui tiennent un tabac-presse : « c’est exagéré toutes ces augmentations. Les gens n’ont plus les moyens de s’acheter des cigarettes. En tout cas, plus les moyens … de s’acheter des cigarettes en France. Parce que si les hausses de prix ont poussé certains à arrêter de fumer, la grande majorité a simplement changé  de filière d’approvisionnement en allant chercher des cigarettes dans les pays voisins, voire même en les commandant sur Internet. »

•• Même Christophe Roux (photo), qui a pris depuis plusieurs mois le virage de la diversification, maugrée : « ces augmentations de prix, on les subit. Alors tous les matins, on se creuse la tête pour savoir ce qu’on pourrait mettre en place pour compenser le manque à gagner lié à la vente de tabac. » Lui a notamment décidé de créer Le Riomois, un couteau conçu avec les frères Dubesset, des couteliers thiernois. Mais il propose aussi des articles pour fumeurs comme des narguilés. Ou encore le compte Nickel.

« Malgré nos efforts, la diversification ne compense pas la baisse des ventes de tabac » souligne-t-il. « Le tabac, c’est entre 55 et 60 % de notre chiffre quotidien. La seule chose qui peut nous sauver, c’est la présence. On reste un commerce de proximité et il est vital pour nous que les gens continuent à venir chez nous. Mais comme mes collègues buralistes, je constate que la fréquentation de mon commerce est en baisse parce que les gens parviennent à se fournir autrement. » Lire la suite »

4 Nov 2019 | Profession
 

L’émission « Les Vraies Voix » de Sud Radio, ce vendredi 1er novembre, a été annoncée avec un titre faussement provocateur : « faut-il obliger les gens à arrêter de fumer ? ».

Auquel les auditeurs ont répondu par un refus majoritaire : à 65 %. On n’ose imaginer à quoi pensent exactement les 35 % autres. À cette occasion, Philippe Coy est intervenu pour mettre les points sur les i.

•• L’augmentation des prix du tabac

« L’outil des prix est, peut-être, un argument pour arrêter de fumer … mais ce n’est pas forcément le meilleur si l’on prend en compte la forte et régulière croissance du marché parallèle.

« Avant la première forte augmentation des prix de 40 % du plan Chirac en 2003, le marché parallèle représentait 0,3 % de la consommation de tabac. À l’époque, avec mes collègues buralistes frontaliers, je manifestais à la frontière espagnole et on me répliquait que le marché parallèle serait marginal. Nous en sommes aujourd’hui à près de 30 %.

« Les buralistes ne sont pas des lampistes et ne peuvent être désignés comme responsables du tabagisme : ils vendent un produit légal et 8 000 établissements ont disparu sur une quinzaine d’années … Je constate que sur la même période, par exemple, l’Éducation nationale est restée absente du débat. Où en est-on du vrai travail de prévention, de pédagogie et de formation ?

« J’insiste, le vrai sujet est la santé de nos concitoyens, aucun buraliste ne va dire le contraire. Mais il faut faire attention aux arguments et mesures mis en œuvre, sachant que la France n’est pas seule en Europe. Je voudrais bien voir les autres pays européens nous emboîter le pas. »

•• Sur la lutte anti-contrebande de tabac

« Elle est active. Preuve en est le nombre de saisies douanières. Nous en sommes, actuellement, à plus de 300 tonnes alors que sur la seule année 2018, 241 tonnes ont été saisies. Je salue les Douanes, les forces de l’ordre et l’insistance de Gérald Darmanin pour lutter efficacement contre toutes les formes de contrebande. »

•• Le vapotage

« Il n’a échappé à personne que le vapotage s’est développé ces dernières années. Les 2,5 millions d’utilisateurs sont souvent des ex-fumeurs qui ont migré pour des raisons de santé ou économiques.

« Depuis deux ans, la Confédération lance pendant le mois de novembre – au titre d’organisation d’entrepreneurs responsables – le « Mois de la Vape » dans nos points de vente. Avec le slogan : « moindre nocivité …si on en parlait ? ». C’est un vrai sujet que les buralistes portent.

« Et c’est un élément important de notre évolution et du plan de Transformation des buralistes que nous conduisons actuellement : pour développer d’autres produits – comme le vapotage et le tabac chauffé – et de nouveaux services correspondant aux évolutions de la société, en plus de nos activités traditionnelles et du tabac qui reste un produit légal mais encadré. »

•• Sur l’après-paquet à 10 euros ?

« Il faut être prudent. Je pense que le paquet à 10 euros marque une limite pour un marché français qui a des voisins. La santé et la lutte contre le tabac doivent être une préoccupation européenne. Nous ne pouvons être les seuls en tête. Il sera le temps pour la France de faire une pause en attendant que les autres pays se rapprochent des prix du marché français. »

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