Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
16 Mar 2016 | Observatoire
 

Michel Aubier PollutionMichel Aubier, chef du service de pneumologie-allergologie de l’hôpital Bichat, également médecin-conseil du groupe pétrolier Total, est au coeur d’une polémique mercredi en raison notamment de propos tenus dans plusieurs médias, minimisant la toxicité du diesel sur la santé, indique une dépêche AFP de ce jour.

« Dans l’émission Allô Docteur du 1er mars (sur France 5), le Pr Michel Aubier, pneumologue à l’AP/HP (assistance publique/hôpitaux de Paris), a affirmé que la pollution atmosphérique n’était pas cancérigène sauf à de très forts taux d’exposition et essentiellement chez les fumeurs », déplore le collectif « Strasbourg respire ». Lire la suite »

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7 Déc 2015 | Observatoire
 

Pollution tabacDepuis un an, la ville d’Antony (Hauts-de-Seine) tente de surveiller la qualité de l’air, par les plantes, plus précisément des espèces dites « bio – indicatrices » … dont le tabac qui a pris place dans les espaces verts de la ville.

« Le tabac, le Chlorophytum, le Pétunia ou encore le chou frisé réagissent aux polluants qu’elles absorbent », explique Ioannis Vouldoukis, conseiller municipal et chercheur, dans Le Parisien de ce dimanche 6 décembre, « elles se nécrosent et des tâches apparaissent. Leur nombre indique de manière précise la concentration de certains polluants dans l’air ».

Disséminés en une cinquantaine de plants sur chacun des sept sites  verts de la ville, ces biostations permettront de « donner des informations précises sur notre environnement, en complément des capteurs et grâce à un système peu coûteux », poursuit l’élu.

Le second volet de l’expérimentation vise à mieux comprendre le système de « détoxyfication » de ces plantes. Certaines des espèces pourraient en effet limiter la pollution. Lorsqu’elles absorbent le C02, par exemple, ce dernier traverse les tiges. Une partie est dirigée vers les racines qui décomposent le polluant et l’évacue dans le sol. La pollution est ainsi réduite. Quant à l’autre partie du Co2, elle est stockée dans les feuilles et brûlée pour être détruites. « Nous n’avons encore que peu de résultats, mais nous allons observer et comprendre », ajoute prudemment l’élu.

En 2016, les biostations d’Antony vont s’agrandir et 600 plants seraient disséminés dans la ville, principalement à proximité des crèches, écoles ou des sites qui accueillent des personnes âgées.

Espérons que Michèle Delaunay ne va pas demander l’arrachage de ces plants de tabac.

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15 Juil 2015 | Observatoire
 

PollutionSelon un rapport du Sénat intitulé « Pollution de l’air, le coût de l’inaction », publié ce mercredi 15 juillet, le coût annuel de la pollution de l’air s’élèverait « a minima » à 101,3 milliards d’euros par an, dépassant largement les 47 milliards (estimés) de coût sanitaire et social du tabac (soit deux fois plus).

La commission d’enquête sénatoriale, mise en place mi-mars et présidé par Jean-François Husson (Les Républicains, Meurthe-et-Moselle), avait pour mission d’estimer la charge financière globale de la mauvaise qualité de l’air. Une évaluation jamais établie jusqu’alors, qui intègre non seulement les dommages sanitaires de la pollution, mais également ses conséquences sur les bâtiments, les écosystèmes et l’agriculture.

« La pollution n’est pas qu’une aberration sanitaire, c’est aussi une aberration économique » conclut le rapport, voté à l’unanimité par ses 17 membres. Si les nombreux maux provoqués par les particules fines, l’ozone, le monoxyde de carbone et autres oxydes d’azote polluant l’air sont connus, le coût économique et financier qui leur est associé (soins, hospitalisation, versement d’indemnités journalières, pensions d’invalidité, absentéisme, perte de productivité…) est encore loin néanmoins d’être « suffisamment appréhendé par les pouvoirs publics et les entreprises ».  Selon la commission, le seul coût économique de l’impact sanitaire est compris entre 68 et 97 milliards d’euros.  Lire la suite »

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6 Jan 2015 | Observatoire
 

PollutionOui, les effets de la pollution amènent à des conséquences préoccupantes comme pour le tabac (voir Lmdt des 25 mars et 24 novembre). Le jour même où une alerte aux particules fines est déclenchée sur l’agglomération parisienne, l’Institut de Veille sanitaire (InVS) confirme, dans un rapport publié ce mardi 6 janvier, que les PM 10 sont bel et bien un facteur aggravant de mortalité à court terme dans les grandes villes. Passant au crible les émissions de 17 grandes villes, l’étude va jusqu’à évaluer que « la mortalité journalière augmenterait de 0,51 % pour chaque hausse de 10 microgrammes de PM 10 par m3 d’air ».

Les précédents travaux de l’Institut, menés sur la période 2000-2006, concluaient déjà, fin 2012, à une hausse de la mortalité non accidentelle, liée aux particules fines à raison de 250 décès et de 1.000 hospitalisations supplémentaires par an. Dans la nouvelle étude aux méthodes de mesure plus affinées, les chercheurs constatent que l’impact d’une exposition aux PM 10, avec déclenchement de pathologies à risques, serait plus fort entre le deuxième et le cinquième jour (0,38 % de taux de mortalité non accidentelle), que le jour même et le lendemain (0,13 %) d’une période de dépassement des seuils, à raison de plus de 10 microgrammes par m3.

L’étude de l’InVS confirme d’autres tendances déjà décelées par le passé : ainsi, la hausse de la mortalité non accidentelle due aux particules fines est ainsi bien plus forte l’été (1,30 % le jour suivant les pics d’émission) que l’hiver (0,1 %).

Aucune des 17 agglomérations (plus de 15,3 millions d’habitants) n’atteint le plafond de 40 microgrammes par an et par m3 en moyenne annuelle, fixé par la Commissions européenne. En revanche, toutes, à l’exception de Dijon, dépassent la valeur-limite recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé, deux fois moins élevée (20 microgrammes). Marseille arrive en tête avec un taux de 31,8 microgrammes, suivie de Lille (30,9), Lyon (29,5) et Nice (29,2).

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24 Nov 2014 | Observatoire
 

Pollution air« Le 13 décembre 2013, les rues de Paris étaient aussi polluées qu’une pièce de 20m2 occupée par huit fumeurs ». Une étude réalisée dans la capitale montre, pour la première fois, les quantités de nanoparticules présentes dans l’air et la gravité de la situation. Alors que la France ne respecte toujours pas les normes européennes sur les plus grosses particules (PM10) et qu’il n’existe encore aucun seuil réglementaire sur les nanoparticules.

Ces données, rendues publiques ce lundi 24 novembre, ont pu être établies grâce au « ballon de Paris » équipé depuis dix-huit mois d’un appareil de mesure en continu des nanoparticules présentes dans l’air. Outre la pollution chronique (chaque jour, les Parisiens inhalent 100 000 particules à chaque respiration), le ballon a ausculté deux pics.

L’épisode de décembre 2013, malgré une belle météo, a été dominé par des particules ultrafines avec une moyenne de 3 millions tout au long de la journée, « un véritable matelas de particules », selon les experts. Et celui de mars 2014, caractérisé par un brouillard, spectaculaire, de particules PM10 (voir Lmdt du 17 mars) qui avait poussé le gouvernement à imposer la circulation alternée. Et qui avait valu le tweet de Michèle Delaunay sur la cigarette alternée (voir Lmdt du 18 mars).

Ces particules ultrafines – extrêmement nocives pour la santé humaine en pénétrant, notamment, profondément dans les poumons -, sont classées depuis 2012 comme cancérogènes par l’OMS. L’OMS estime à 2 millions le nombre de morts du fait de leur inhalation parmi les 7 millions de décès dus à la pollution globale de l’air. Soit un peu plus que le tabac (voir Lmdt du 25 mars).

La Mairie de Paris annonce pour début 2015 un plan antipollution ambitieux.