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9 Fév 2019 | International, Observatoire
 

Dans une étude approfondie – couvrant les deux tiers de la population américaine – des chercheurs montrent que la moitié des douze cancers connus pour être associés à l’obésité sont devenus plus fréquents, entre 1995 et 2015, chez les femmes et les hommes de moins de 50 ans, rapporte une dépêche AFP

Il s’agit des cancers suivants : colorectal, corps de l’utérus, vésicule biliaire, rein, pancréas et un cancer de la moelle osseuse, le myélome multiple. Plus la tranche d’âge est jeune, plus ces cancers gagnent rapidement du terrain, rapportent-ils dans la revue médicale The Lancet.

« L’obésité est sur le point de dépasser le tabac comme cause principale de mortalité évitable due au cancer », a réagi la Société américaine d’Oncologie clinique (Asco). « Ces travaux doivent servir de signal d’alarme à tous les Américains », a poursuivi l’Asco, en déplorant que nombre d’entre eux n’ait pas conscience du lien entre obésité et cancer.

L’obésité a plus que doublé aux États-Unis au cours des quatre dernières décennies. Elle a également fortement augmenté dans d’autres pays riches et, plus récemment, dans les pays en développement.

Aujourd’hui, environ deux milliards de personnes sont en surpoids ou obèses dans le monde.

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26 Avr 2017 | International
 

Quatre adultes sur dix sont en surpoids et un sur sept obèse : la surcharge pondérale continue de progresser dans le monde. A tel point qu’elle est devenue la première cause de décès prématurés aux États-Unis, selon les travaux de l’équipe de l’Ecole de médecine de New York qui a présenté ses travaux au Congrès annuel de la Society of General Internal Medicine (du 19 au 22 avril à Washington).

•• Tabac, diabète, hypertension… Les facteurs qui écourtent l’espérance de vie sont nombreux. Mais l’obésité se retrouve au premier rang avec le tabagisme. Hypertension artérielle et hypercholestérolémie complètent le tableau.

Cela confirme que « les facteurs de risque comportementaux posent un problème sérieux sur la mortalité aux États-Unis », pour Glen Taksler, auteur des travaux. D’autant que, parmi les cinq principales causes de décès prématuré, trois sont aisément traitables. Diabète, hypertension et excès de cholestérol peuvent, en effet, être réduits grâce à des interventions sur le mode de vie ou des médicaments. Lire la suite »

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6 Oct 2016 | Pression normative
 

Logo nutritionnelL’expérimentation « grandeur nature » d’un étiquetage nutritionnel sur les produits alimentaires, votée dans la Loi de Santé (voir Lmdt des 12 mai 2016 et 22 septembre 2015), est lancée depuis le lundi 26 septembre. Cet outil d’informations sur les aliments transformés permettant, en principe, de lutter contre les maladies cardio-vasculaires, du diabète ou de l’obésité (voir Lmdt du 4 octobre).

À la demande de Marisol Touraine, quatre logos sont testés durant dix semaines dans quarante magasins de marques : celui proposé par la grande distribution, celui du secteur de l’agroalimentaire, les feux tricolores appliqués au Royaume-Uni et un système de cinq couleurs développé par des chercheurs de l’Inserm (baptisé « Nutri-score »).

Or, selon Le Monde daté du 6 octobre, « bien des produits ne sont pas étiquetés » dans les rayons plats cuisinés et traiteur frais des magasins testeurs, un peu plus d’une semaine après le début de l’opération. Même constat d’un groupe de consommateurs et de diététiciens qui s’est rendu dans huit supermarchés : environ 50 % des aliments n’ont pas d’étiquette. Et des produits sont parfois étiquetés différemment selon les magasins.

« Un travail de titan », selon une des salariées de Carrefour Market. « Nous étiquetons de l’ordre de 30 000 produits par jour » affirme le directeur général du Fonds français pour l’Alimentation et la Santé (FFAS).

En fait, le consommateur est-il en mesure de comparer très rapidement et facilement la composition d’un produit avec celle d’un autre de la même catégorie ? « La réponse est non », assure Ingrid Kragl, la directrice de l’association Foodwatch France, qui qualifie l’expérimentation de « farce ».

De nombreuses questions se posent sur sa méthodologie. Quelle est sa puissance statistique ? « Le problème de l’expérimentation, c’est qu’elle ne porte que sur un nombre très limité de rayons. Et la durée est courte », précise le professeur Serge Hercberg, qui dirige l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’Inserm, qui a conçu le Nutri-Score.

Reste la question du coût de l’expérimentation :  2,2 millions d’euros. Alors que la part des industriels est majoritaire (52 %), la direction générale de la santé et l’Assurance-maladie contribuant à plus de 1 million d’euros, aucune information n’a été donnée sur les entreprises qui participent à ce financement.

Le Monde rappelle que l’étiquetage nutritionnel sera facultatif de toute façon, Bruxelles ne l’ayant pas rendu obligatoire.

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4 Oct 2016 | Observatoire
 

Rapport malnutrition obesiteDans son dernier rapport sur les enjeux liés aux ressources alimentaires et à la nutrition, le groupe d’experts britannique « Global Panel on Agriculture and Food Systems for Nutrition » met en garde les pays développés ou en voie de développement contre la malbouffe.

• Cette étude, relayée par Le Point.fr ce lundi 3 octobre, montre précisément que le nombre de maladies liées à une mauvaise alimentation est plus important que le nombre de maladies liées au tabac, à l’alcool et aux rapports sexuels non protégés réunis.

À preuve, le développement de maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle, la malnutrition infantile, l’hypoglycémie, le surpoids et le cholestérol. Soulignant que toutes ces maladies ont et auront (de plus en plus) des conséquences importantes sur l’économie même, ces experts appellent à une réaction des Etats, semblable à celle mise en œuvre pour le tabac ou le VIH. Lire la suite »

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4 Sep 2016 | Observatoire
 

ObesiteIl n’y a pas que le tabac. Les Échos daté des 2 et 3 septembre fait état d’une étude sur « le coût socio-économique des kilos en trop » dans notre pays.
Conclusion : « les kilos en trop de 30 millions de personnes coûteraient 20,4 milliards d’euros par an (…) Ce coût est à mettre en parallèle avec celui du tabac (26,6 milliards d’euros) et de l’alcool (15 milliards d’euros) » (voir Lmdt des 21 novembre 2014 et 16 août 2012).

Tiens, tiens … d’où viennent ces chiffres repris par le quotidien économique ? D’une étude de la Direction générale du Trésor. De Bercy donc. Et qu’y trouve-t-on ? Lire la suite »

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20 Juil 2016 | Observatoire
 

ObésitéLa hausse des taux d’obésité, sur laquelle les études épidémiologiques alertent maintenant depuis plusieurs dizaines d’années, se poursuit avec un constat aujourd’hui sans appel, selon une large enquête publiée dans Lancet. L’obésité est finalement devenue la deuxième cause de décès prématuré en Europe juste après le tabac.

• Cette méta-analyse internationale, menée à l’université de Cambridge, a mobilisé plus de 500 chercheurs de plus de 300 instituts de recherche de 32 pays. Ce consortium a cherché à évaluer l’impact de l’IMC (Indice de Masse corporelle) sur le risque de décès dans le monde, en prenant en compte bien sûr les facteurs de confusion possibles comme le tabagisme ou les maladies chroniques. Ces chercheurs ont examiné 239 études de cohorte, réalisées dans 4 continents (Asie, Australie et Nouvelle-Zélande, en Europe et Amérique du Nord). Au total, les dossiers de plus de 10,6 millions de personnes ont été passés en revue, puis l’analyse s’est concentrée sur 3,95 millions de participants de 189 études. Rappelons que l’IMC correspond au rapport poids / taille au carré. Lire la suite »

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23 Sep 2015 | Observatoire
 

Alcool et tabagismeLes « niveaux alarmants » de consommation d’alcool, de tabagisme et d’obésité en Europe menacent les progrès qui y ont été accomplis en matière de baisse de la mortalité prématurée, a assuré, ce mercredi 23 septembre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à l’occasion de la publication de son rapport  sur la santé  en Europe.
Dans une communication où le plaidoyer pro-domo se mêle à l’analyse. 

Car, les niveaux de mort prématurée liés à des maladies non transmissibles (NMT) – dont des cancers, des maladies cardio-vasculaires, le diabète ou les maladies respiratoires chroniques – sont en recul rapide, constate, d’une part, ce rapport triennal qui couvre 39 pays (UE et anciennes Républiques soviétiques).

« Cependant, les niveaux de consommation d’alcool, de tabagisme et de surpoids et d’obésité atteignent toujours des niveaux alarmants », estime, d’autre part l’OMS, ajoutant qu’ils « pourraient menacer ces progrès ».

« La région européenne enregistre les taux les plus élevés au monde en termes de consommation d’alcool et de tabagisme et, en ce qui concerne les taux de surpoids et d’obésité, elle se classe juste derrière la région des Amériques », souligne encore le rapport. Ainsi, 59 % de la population est en surpoids ou obèse tandis que 30 % de la population fume. Selon des chiffres datant de 2010, la consommation d’alcool y est de onze litres d’alcool pur par an et par personne en moyenne.

« Nous sommes en bonne voie, ce qui est une excellente nouvelle mais nous ne devons pas quitter l’objectif des yeux, nous devons faire plus en matière de facteurs de risque si nous voulons vraiment atteindre les objectifs en 2020 », qui est une réduction de la mortalité prématurée de 1,5 % par an d’ici 2020, souligne Claudia Stein, directrice de la recherche du bureau européen de l’OMS. « Les taux de tabagisme baissent partout – sauf à de très rares exceptions – mais l’obésité augmente », souligne-t-elle encore dans un entretien avec l’AFP. « Nous ne voulons pas gagner la guerre contre l’alcool et perdre celle contre l’obésité, ou bien nous pourrions simplement effacer les progrès relevés dans ce rapport ».

Selon elle, si ces taux ne baissent pas, « nous risquons de remettre en cause les progrès réalisés en matière d’espérance de vie, ce qui pourrait signifier que la prochaine génération pourrait vivre moins longtemps que nous ».

L’OMS souligne par ailleurs que les différences entre les pays –  en termes d’espérance de vie à la naissance et de mortalité infantile – ont diminué entre les pays de la région mais qu’elles restent « inacceptablement élevées ». Selon des chiffres datant de 2010 cités dans le rapport, l’écart d’espérance de vie est de 11 ans entre le haut et le bas du classement. L’OMS a précisé aussi avoir eu des difficultés à obtenir les données statistiques auprès de certains pays, ce qui peut nuire à la « fiabilité » et « l’exactitude » des taux présentés dans le rapport. 

8 Mai 2015 | Observatoire
 

ObésitéL’Organisation  mondiale de la Santé  (OMS) s’est penchée sur la balance personnelle des habitants de 53 pays. Ses conclusions sont inquiétantes pour la plupart des Européens, menacés d’obésité d’ici 2030, et selon  ses projections, « l’Europe va être confrontée à une crise immense ».

Ces tableaux inquiétants – l’obésité est non seulement une conséquence de différents facteurs mais la cause de plusieurs pathologies – ont été présentés, ce mercredi 6 mai, lors d’un congrès européen sur l’obésité,  à Prague. Réalisée pour le bureau régional européen de l’OMS, l’étude tire la sonnette d’alarme, notamment, pour l’Irlande…

Dans ce pays – si fier de sa politique anti-tabac de pointe – 89% des hommes « devraient être » en surpoids vers 2030, dont 48% en situation d’obésité. Cette projection est à rapprocher des chiffres effectivement constatés en 2010, affichant déjà 74% d’hommes en surpoids, dont 26% d’obèses. Chez les femmes irlandaises, la proportion des personnes en surpoids passerait de 57 % à 85 % sur  la même période. La Grande-Bretagne, la Grèce, l’Espagne, la Suède et la République tchèque devraient aussi connaître des évolutions pondéralement  inquiétantes.

Seuls quelques pays, sur les 53 passés à la loupe, échapperaient à ce phénomène général d’aggravation : c’est le cas des Pays-Bas.

Aucune explication précise et documentée n’accompagne l’étude dont les auteurs appellent d’ailleurs à « la plus extrême prudence » quant à son interprétation. Mais l’une des signataires de l’étude, la Britannique Laura Webber, souligne la nécessité de « politiques urgentes pour inverser la tendance ».

L’obésité  est, en effet, un facteur important de risques pour les maladies cardio-vasculaires, le diabète et certains cancers. En janvier 2015, l’OMS avait déjà alerté sur le doublement du nombre d’obèses dans le monde depuis 1980. Une autre maladie évitable …