Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
17 Mai 2020 | International, Profession
 

British American Tobacco (BAT) a annoncé, ce vendredi 15 mai, qu’il était prêt à participer aux tests d’ un vaccin – en utilisant des feuilles de tabac – sur l’homme (voir 1er avril).

Sa filiale de bio-tech américaine – Kentucky BioProcessing (KBP) – est parvenue, en effet, à cloner un bout de la séquence du Covid-19 et a développé une molécule qui permet de produire des anticorps pour se protéger du virus.

Afin d’être exploitable et reproduit, l’anticorps est injecté dans des feuilles de tabac, une méthode dont BAT assure qu’elle peut être plus efficace que les techniques traditionnelles. Lire la suite »

17 Mai 2020 | Observatoire
 

N’en déplaise aux experts autoproclamés en santé publique, la nicotine pourrait être utilisée pour son effet protecteur contre le Covid-19 (voir 23, 22, 16 et 9 avril). C’est ainsi que Le Point de cette semaine introduit un éditorial signé Jean-François Bouvet, docteur en neurobiologie.

Nous en reprenons l’essentiel, ci-dessous.

•• Parmi la litanie des solutions invoquées pour enrayer la pandémie de Covid-19, une publication mise en ligne le 22 avril, celle des Comptes rendus de l’Académie des Sciences, a fait grand bruit. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Coronavirus / Nicotine : « le manichéisme fait un tabac » (Le Point)  ,
29 Avr 2020 | Observatoire
 

Le Gouvernement a décidé de limiter la vente de substituts nicotiniques – patchs, gommes à mâcher et pastilles – et de l’interdire sur internet, après l’annonce d’études sur un « éventuel effet protecteur de la nicotine » face au Covid-19 (voir 24 et 23 avril).

•• En Alsace, on n’observe pour l’instant aucune répercussion sur les ventes de ces substituts en officine, observe le quotidien régional homonyme.

Dans une pharmacie à Colmar, on ne constate pas une demande supplémentaire de patchs. Même son de cloche à Strasbourg et Mulhouse : « Pas de répercussion sur la patientèle » et les pharmaciens interrogés se disent « alertés et demeurent vigilants ».

•• « C’est une constatation épidémiologique troublante » ajoute le Docteur Pascal Charles, pneumologue et allergologue, « cela semblerait montrer que des substances contenues dans le tabac inhalé sont toxiques éventuellement pour le virus mais il y a 3 000 substances dans le tabac, donc cela ne veut pas dire que c’est la nicotine.

« Et même si on admet que ce soit la nicotine qui inhibe la multiplication du virus : fumer, cela met dans le sang des taux très élevés de nicotine alors que quand on prend un patch, on amène des taux de nicotine beaucoup moins élevés mais constants dans le sang ».

« L’éventuel effet protecteur de la nicotine est-il par voie inhalée ou transcutanée ? » s’interroge encore le pneumologue.

27 Avr 2020 | Associations, Observatoire
 

Dans Vosges Matin, Yves Martinet (professeur de pneumologie à Nancy et président du Comité national contre le Tabagisme / CNCT) réagit à l’hypothèse d’un effet protecteur de la nicotine contre le Covid-19 (voir 23 et 22 avril).

•• « (…) À ce jour, il n’y a pas de preuve formelle de l’existence d’une protection quelconque contre le Covid avec la nicotine.

« En revanche, ce que l’on sait, quand des fumeurs font des infections au coronavirus, elles sont plus sévères que chez les non-fumeurs, parce que ce sont des personnes qui ont mis à l’épreuve leur appareil respiratoire pendant des années. Il faut donc rester extrêmement prudent. Malheureusement en ces périodes de crise, il y a une espèce d’engouement pour des hypothèses de travail qui méritent d’être vérifiées mais cela prend du temps.

•• Fumeur « contaminateur ». « On sait que pour certaines maladies – la tuberculose par exemple -, les fumeurs sont plus contagieux que les non-fumeurs. La composition de l’air qu’on expire quand on est fumeur est différente de la composition de l’air expiré quand on ne fume pas. La fumée rejetée est composée de particules fines et extra-fines et ce sont ces particules qui peuvent être le véhicule soit des bactéries soit des virus » (voir 29 mars).

•• Arrêt du tabac : « C’est difficile, tout le monde en est conscient (…) On peut vous aider dans cette épreuve inconfortable.

« Longtemps on a dit, les médecins aussi, que les fumeurs fumaient parce qu’ils étaient stressés. En fait, depuis 5 ans maintenant, de nombreuses études démontrent le contraire. C’est parce que les fumeurs fument qu’ils sont stressés. À l’arrêt du tabac, passé les premières semaines qui peuvent être très difficiles, les fumeurs sont moins stressés, moins anxieux et moins déprimés ».

24 Avr 2020 | Observatoire
 

La vente en pharmacie des substituts nicotiniques a été limitée par le Gouvernement vendredi et celle par internet a été suspendue, pour éviter une ruée sur ces patchs, gommes à mâcher ou pastilles après l’annonce d’un éventuel effet protecteur de la nicotine contre le Covid-19, annonce une dépêche AFP (voir 22 et 23 avril).

Le but de cette décision est « d’une part, de prévenir les risques sanitaires liés à une consommation excessive ou un mésusage liés à la médiatisation d’une éventuelle action protectrice de la nicotine contre le Covid-19 », selon un arrêté paru au Journal officiel. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Coronavirus : la vente des substituts nicotiniques limitée pour éviter une ruée  ,
23 Avr 2020 | Observatoire
 

La nicotine pourrait avoir un effet protecteur contre l’infection par le nouveau coronavirus, avancent des chercheurs en France où des essais préventifs et thérapeutiques vont être entrepris avec des patchs à la nicotine pour le vérifier, annonce une nouvelle dépêche AFP de Brigitte Castelanau qui vient compléter la précédente (voir 22 avril).

L’hypothèse est étayée par le faible nombre de fumeurs parmi les malades du Covid-19 hospitalisés, selon plusieurs études dans le monde (avec des taux allant de 1,4 % à 12,5 %).

•• L’hypothèse de la nicotine reste toutefois à prouver. D’où l’importance des essais cliniques.

Dès le feu vert final obtenu, des patchs nicotiniques vont être administrés à des dosages différents dans trois essais, à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris. La nicotine pourrait amoindrir l’hyper-inflammation, les « orages de cytokine », qui semblent jouer un rôle clé dans les cas graves de Covid-19 et laissent la médecine relativement démunie (…)

•• Il s’agit d’« une piste intéressante, parmi d’autres pistes de recherche clinique » a commenté mercredi le ministre de la Santé Olivier Véran.

•• « Il faut être très prudent » a abondé le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, « il ne faut pas oublier les effets néfastes de la nicotine (…) ce qui est établi, c’est que les fumeurs présentent des cas graves de Covid » a-t-il poursuivi, déconseillant de reprendre la cigarette et rappelant que « le tabac est le tueur numéro 1 en France avec 75 000 décès par an ».

« Ceux qui ne fument pas ne doivent absolument pas avoir recours à des substituts nicotiniques », qui entraînent effets secondaires et addiction, a-t-il prévenu.

•• Le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue, juge « important » qu’une analyse de la Base nationale de données de santé confirme ou non l’existence d’un lien entre le Covid-19 et la prise de substituts nicotiniques (gommes, patchs …) sur ordonnance, qui sont remboursés en France. Les études sur le Covid-19 devraient s’intéresser à la fois au tabagisme, au vapotage (avec ou sans nicotine) et la prise de nicotine médicamenteuse, selon lui.

 Commentaires fermés sur Covid-19 : « la nicotine, arme potentielle anti-coronavirus, bientôt testée »  ,
22 Avr 2020 | Observatoire
 

La nicotine pourrait avoir un effet protecteur contre l’infection par le nouveau coronavirus, avancent des chercheurs en France où des essais préventifs et thérapeutiques vont être entrepris avec des patchs à la nicotine, à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris, annonce une dépêche AFP que nous reproduisons.

L’hypothèse est étayée par le faible nombre de fumeurs parmi les malades du Covid-19 hospitalisés constatés dans diverses études dans le monde et sa confirmation solide fournie par une nouvelle étude française portant sur 350 malades hospitalisés et 150 plus légers qui ont consulté, tous atteints du Covid-19 (confirmé par test PCR).

•• « Parmi ces patients, il y avait seulement 5 % de fumeurs » dit à l’AFP le professeur de médecine interne Zahir Amoura, qui a mené cette dernière étude, soit « 80 % de moins de fumeurs chez les patients Covid que dans population générale de même sexe et de même âge ». Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Coronavirus : « l’hypothèse d’un effet protecteur de la nicotine à l’étude » (AFP)  ,
20 Avr 2020 | Associations
 

Dans un communiqué du 17 avril, l’Alliance contre le Tabac apporte sa contribution au débat sur un potentiel « effet protecteur de la nicotine » contre le Covid-19 (voir 16 avril).

« L’Alliance contre le Tabac tient à mettre en garde contre toute reprise hâtive de tels propos tendant à la confusion entre tabac et nicotine et leurs effets respectifs sur l’évolution de patients atteints du COVID-19 ».

•• « L’Alliance contre le Tabac déplore la mise en avant d’un supposé effet protecteur du « tabac » contre un virus.

En effet, aucune information relative au tabac, lui-même responsable d’une pandémie entraînant le décès prématuré de 8 millions de personnes par an dans le monde, ne peut laisser entendre qu’un tel produit pourrait constituer une quelconque barrière contre les infections et être une solution en matière de santé publique. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Coronavirus / Tabagisme : « l’hypothèse d’un effet protecteur de la nicotine est à prendre avec grande précaution » (Alliance contre le Tabac)   , , ,
16 Avr 2020 | Observatoire
 

Des fumeurs sous-représentés chez les malades du Covid ?

C’est ce que semble indiquer certaines études, en complément du constat du professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique : « on a constaté que l’immense majorité des cas graves ne sont pas des fumeurs, comme si le tabac protégeait contre ce virus, via la nicotine » (voir 9 avril).

La question fait débat.

•• « Fin mars, une étude chinoise, publiée dans le New England Journal of Medicine et portant sur plus de 1 000 personnes atteintes du Covid, a montré que la proportion de fumeurs était 5 fois inférieure au nombre total de fumeurs en Chine. 

« Début avril, une étude américaine portant sur 7 000 malades a montré que 1,3% des patients positifs au Covid étaient fumeurs. Ils sont 13,4 % dans la population générale » énonce le professeur Bertrand Dautzenberg dans Sud-Ouest.

Selon lui, ce supposé « effet nicotine » est « une hypothèse intéressante » mais qui demande encore à être démontrée.

L’explication de cet « effet nicotine » serait à chercher du côté des récepteurs ECA2, poursuit-il : « ils sont la porte d’entrée chez l’homme du Covid-19 par les muqueuses respiratoires. La variation de l’expression de ces récepteurs par le tabac pourrait moduler le risque d’être atteint par la maladie ».

•• Sur France Info, Marion Adler, médecin tabacologue à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart, a décrit la même hypothèse : « le mécanisme envisagé serait une régulation des récepteurs ACE2, qui sont des récepteurs particuliers qui permettraient peut-être de diminuer le syndrome inflammatoire et qui permettraient peut-être aussi, grâce à la nicotine, de protéger ».

••S’il estime qu’il est nécessaire de « conduire des recherches pour mieux comprendre », Bertrand Dautzenberg rappelle que « globalement le tabac tue plus de #covid19 qu’il pourrait hypothétiquement en sauver ».

9 Avr 2020 | Observatoire
 

Interviewé dans la matinale de France Info, ce mercredi 8 avril, au sujet de la durée du confinement en France mais aussi sur le port du masque, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique Covid-19, s’est ensuite exprimé sur les interrogations qui planent encore autour de ce virus. Et il a délivré un constat surprenant.

« Je suis très humble vis-à-vis de ce virus. On ne le connaissait pas, il y a de ça 3 mois et demi. Ce virus suscite encore beaucoup d’interrogations : pourquoi touche-t-il davantage telle région plutôt que telle autre, en autres …

•• « Par exemple, l’immense majorité des formes graves n’est pas composée de fumeurs. Comme si le tabac protégeait de ce virus, via la nicotine. Qui aurait imaginé avoir ce type d’interrogations il y a quelques semaines ? … On dirait que la nicotine pourrait ainsi constituer une forme de protection. » Une observation déjà faite en Chine (voir 20 février).

« Ne vous mettez pas au tabac pour autant ! » a-t-il prévenu. Cette interrogation qui entoure la nicotine met juste en lumière « des faits surprenants au niveau épidémiologique ».

•• En revanche, une fois le virus contracté, dans le cas d’un fumeur, le risque de développer une forme grave du Covid-19 serait plus élevé, « parce qu’il y aurait sûrement une polypathologie respiratoire » précise bien Jean-François Delfraissy.

Et le professeur de médecine, spécialisé dans l’immunologie, de conclure qu’il « y a un flot de connaissances qui va finir par aboutir, avec des éléments qui vont permettre de prendre en charge les personnes infectées ».

(Voir aussi les 1er et 7 mars).