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2 Avr 2019 | International, Profession
 

La semaine dernière, Reynolds (groupe BAT désormais, voir Lmdt du 24 juillet 2017) a donné le coup d’envoi de Revel : des pastilles à la nicotine (sans tabac, ni goudron) qui se dissolvent dans la bouche, vendues en quatre saveurs. 

C’est le premier nouveau produit lancé par l’entreprise, à une large échelle commerciale, depuis l’e-cigarette Vuse en 2013 (voir Lmdt du 7 janvier 2016).

•• « Nous ne positionnons pas cela comme un produit de cessation. C’est simplement un moyen simple pour les adultes de consommer la nicotine dans un format différent », a déclaré Shay Mustafa, vice-president consumer marketing de Reynold’s.

Les pastilles s’adressent exclusivement aux adultes qui fument déjà. Reynolds parie qu’un grand nombre de ces clients recherchent une manière plus simple et plus discrète d’utiliser la nicotine, en dehors des cigarettes traditionnelles et des e-cigarettes.

•• Afin anticiper toute critique d’« appel aux jeunes », les pastilles Revel sont vendues hors linéaire apparent et conditionnées dans des emballages protégés. Les ventes en ligne sont limitées à deux commandes par client, à la fois, et avec vérification de l’âge (21 ans) par un logiciel.

Reynolds demandera aux détaillants de participer à « We Card », un programme créé en 1996 pour réduire l’accès des mineurs au tabac. « Le marketing responsable est au cœur de la manière dont nous voulons rendre disponibles ces produits » a précisé Shay Mustafa.

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19 Mar 2018 | International
 

L’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments a ouvert la porte jeudi dernier vers une réduction de la quantité de nicotine dans les cigarettes afin de les rendre moins addictives annonce l’AFP.

La Food and Drug Administration (FDA) a indiqué, en effet, qu’elle sollicitera l’avis du public et va commencer « à explorer une norme pour réduire la nicotine dans les cigarettes à des niveaux minimalement addictifs ou non addictifs » (voir Lmdt du 29 juillet 2017).

•• « Nous faisons aujourd’hui un pas décisif qui pourrait nous rapprocher de notre vision d’un monde où les cigarettes ne créeraient plus de dépendance, où il serait plus difficile aux futures générations de devenir dépendantes et qui permettrait à un plus grand nombre de fumeurs dépendants d’arrêter le tabac ou de passer à des produits potentiellement moins nocifs », a déclaré le délégué de la FDA, Scott Gottlieb. Lire la suite »

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9 Fév 2018 | Associations
 

Suite à l’article du Monde sur la plainte du CNCT contre les principaux fabricants pour « tricherie » sur les données concernant les teneurs en goudron et nicotine – ce que certains médias appellent déjà « Filtergate » (voir Lmdt de ce jour 1 et 2) – JT International France a publié la déclaration suivante :

« Nous avons été surpris d’apprendre dans la presse ce matin qu’une telle plainte a été déposée.

Nous opérons en France et dans tous les pays où nous commercialisons nos produits en toute conformité avec la loi, et nos produits font l’objet de contrôles réguliers par les autorités sanitaires.

En France, nous déclarons chaque année l’ensemble des ingrédients de nos produits auprès du Ministère de la Santé.

Les teneurs en goudron, nicotine et monoxyde de carbone sont analysées plusieurs fois par an par le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais, agréé par le Ministère de la santé, afin de s’assurer de leur conformité à la réglementation en vigueur. »

 

C’est ce qui apparait avec l’annonce faite, ce vendredi 28 juillet, par le docteur Scott Gottlieb, le nouveau patron de la US Food and Drug Administration (l’agence américaine des produits alimentaires et des médicaments, la FDA, régulant aussi les produits du tabac et du vapotage) qui laisse entrevoir un changement stratégique important dans la lutte contre l’addiction au tabac.

Avec un pragmatisme s’appuyant, notamment, sur les produits potentiellement à moindre nocivité ? Il le semble, mais on verra au fur et à mesure des prochaines analyses.

•• Son intention affichée consiste, avant tout, à réduire la nicotine dans les cigarettes à un niveau ne provoquant pas d’accoutumance pour les fumeurs.

D’après l’AFP, « les mesures dévoilées vendredi font partie d’un plan plus étendu visant à décourager le public de fumer des cigarettes conventionnelles en faveur de produits contenant de la nicotine, mais moins nocifs, comme les cigarettes électroniques.

« C’est la première fois que les autorités fédérales tentent d’encourager les Américains à arrêter de fumer en s’attaquant directement à la substance addictive.

« Jusqu’à présent, les mesures anti-tabac consistaient en des mises en garde contre les dangers du tabagisme sur les paquets de cigarettes, des taxes sur le tabac et des campagnes de dissuasion visant surtout les jeunes » précise l’AFP. Lire la suite »

22 Mai 2016 | Observatoire
 

NicotineL’équipe de Muriel Jacquier-Sarlin du Grenoble Institut de Neurosciences (GIN) a récemment mis en évidence que la nicotine, ce composant parmi les plus actifs du tabac, aurait une incidence bénéfique sur la colite ulcéreuse. Cette dernière, appelée également rectocolite hémorragique, est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) –proche de la maladie de Crohn – qui se traduit par une inflammation et la formation de lésions dans la muqueuse du rectum et du colon.

Les chercheurs grenoblois ont découvert un récepteur nicotinique sur la surface des cellules de l’intestin. « Pour étudier son rôle dans l’intestin, les scientifiques ont choisi d’utiliser la nicotine qui possède, comme son nom l’indique, une affinité naturelle pour ce dernier » précise la publication dans Science & Santé, le magazine de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. Son interaction avec un neurotransmetteur, l’acétylcholine, entraîne la diminution de cellules inflammatoires et une augmentation de la production de prostaglandine E2, un acide gras, qui va entre-autre éliminer les toxines accumulées par les cellules et réduire ainsi l’inflammation.

L’enjeu de ces travaux est de mettre au point de nouveaux traitements, pour soigner cette maladie et les autres MICI qui touchent plus de 200 000 personnes, dont 10 % d’enfants.

Cet effet de la nicotine n’est bénéfique qu’à très faibles doses. A dose plus importante, elle favoriserait, au contraire, l’inflammation.

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1 Avr 2016 | E-cigarette
 

3 ecig BEIGELa jeune start-up Enovap – créée par cinq ingénieurs de spécialités différentes ayant pour point commun l’innovation, l’entreprenariat et le passage à l’e-cigarette pour réduire ou arrêter de fumer – lance une nouvelle approche de la cigarette électronique basée sur un système intelligent de gestion de la consommation de nicotine et de « hit contrôle ».

• Les besoins en nicotine varient au cours de la journée et une concentration en nicotine fixe ne satisfait pas tous les vapoteurs … Avec son double réservoir (le premier contenant un e-liquide à 0mg/ml, le second un e-liquide avec la concentration de son choix), Enovap propose deux modes de gestion.
. En mode manuel, l’utilisateur choisit pour chaque inhalation sa concentration.
. Analysant les données de consommation en temps réel, le mode automatique adapte et réduit la délivrance de nicotine en parfaite adéquation avec les besoins.

• Connectée à un smartphone, l’application associée aide à suivre sa consommation, à se fixer des objectifs, à interagir avec une communauté de vapoteurs ou à partager avec un professionnel de santé. Le tout dans un design haut de gamme (en cuir) et épuré, voire personnalisable via une housse de couleur de son choix.

• L’équipe, réunie autour de l’inventeur et Pdg d’Enovap Alexandre Scheck, travaille depuis trois ans sur le projet, en s’appuyant sur l’avis de vapoteurs experts et de médecins tabacologues. Un an après son lancement, il est récompensé par une médaille d’Or au Concours Lépine, puis lauréat en 2015 au concours I-lab (organisé par la Banque publique d’Investissement France / BPI).

Enovap est disponible en pré-commande, depuis le 22 mars, sur la plateforme de lancement participatif Wellfundr au prix de départ de 122 euros TTC  (www.wellfundr.com/fr/enovap).

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16 Mar 2016 | Observatoire
 

Vaccin anti-nicotinePlusieurs instituts de recherche se sont déjà lancés dans le développement d’un vaccin pour arrêter de fumer, mais sans résultats probants (voir Lmdt des 4 juillet et 30 juin 2012). Des chercheurs du Sripps Research Institut, basé en Californie, ont publié le 26 février dernier dans le Journal of Medicinal Chemistry, les perspectives prometteuses d’un vaccin ciblant le récepteur nicotinique du cerveau à l’acétylcholine. 

Ces scientifiques américains avaient déjà mené deux types de tests qui se sont révélés être des échecs. Toutefois, ils avaient permis de mettre en lumière le fait que les personnes ayant produit le plus d’anticorps contre la nicotine avaient plus de chances d’arrêter de fumer, et ce pendant au moins six mois. Lire la suite »

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31 Août 2015 | Observatoire
 

ca538ea60347413548bf0b306e740569_largeSelon une étude, publiée courant août dans le Journal of The American Chemical Society, des chercheurs américains ont mis au point une enzyme  bactérienne capable de « manger » la nicotine avant qu’elle ne parvienne au cerveau.

L’enzyme NicA2 est issue de la bactérie Pseudomonas putida qui se développe dans les champs de tabac et consomme de la nicotine pour se nourrir de carbone et d’azote. Curieux de savoir si cette dégradation de la nicotine pouvait être utilisée à des fins pharmacologiques, les chercheurs ont testé son action chez des souris dépendantes à la nicotine. Lorsque ces souris reçoivent l’enzyme NicA2, la demi-vie de la nicotine, c’est-à-dire le temps mis par la nicotine pour perdre la moitié de son activité physiologique, diminue drastiquement. Elle passe ainsi de 2 à 3 heures sans enzyme à 9 à 15 minutes avec l’enzyme.

D’après les chercheurs, il existerait donc une dose idéale de l’enzyme pour réduire la durée de vie de la nicotine et l’empêcher complètement d’atteindre le cerveau. Privé de nicotine, le fumeur n’éprouverait alors plus de satisfaction à fumer une cigarette. « La bactérie agit un peu comme un petit Pac-Man », explique Kim Janda, du Scripps Research Institute (Californie) en faisant référence à ce personnage de jeu vidéo de forme circulaire qui avale tout ce qui se trouve sur son passage.

Au vu des performances de l’enzyme, les scientifiques ont effectué une batterie de tests, permettant de définir si on pouvait aboutir à un traitement adapté. Ils ont alors constaté que l’enzyme était très stable, et ce, même lorsqu’elle est stockée à 36,7° pendant trois semaines. De plus, elle ne génère aucune substance toxique lorsqu’elle dégrade la nicotine. « Nous espérons désormais améliorer sa stabilité lors de nos futures études, de manière à ce qu’une seule injection ait un effet suffisant pendant un mois », précise Song Xue, co-auteur de l’étude.

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21 Fév 2015 | Observatoire
 

Bourdon nicotineUne piste pour tenter de limiter le déclin des insectes pollinisateurs ? Des chercheurs en biologie de l’Université américaine Dartmouth College (New Hampshire) ont constaté que certaines substances actives, contenues dans le nectar des fleurs, permettaient de réduire les infections parasitaires chez les bourdons. L’étude a été publiée, ce mercredi 18 février, dans le journal britannique Proceedings of the Royal Society B.  

Les recherches se sont concentrées sur 540 « ouvrières » de l’espèce « bourdon fébrile », nourries avec un régime sucré contenant huit types de substances actives de diverses plantes, après leur avoir inoculé un parasite intestinal.

Quatre des huit substances contenues dans le nectar ont permis de réduire de façon significative la présence du parasite, après sept jours de ce régime. Parmi la plus efficace, l’anabasine, un alcaloïde aux effets proches de la nicotine, puisé dans le tabac arborescent (baisse de 81% de l’infection parasitaire), suivie du thymol (67 %) et d’un autre alcaloïde, la nicotine (62 %). Avant de pouvoir extrapoler ces résultats sur les abeilles, Leif Richardson, principal auteur de l’étude, estime qu’on pourrait ainsi « améliorer la santé des abeilles et des bourdons en plantant des fleurs qui contiennent des substances contre les parasites ».

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10 Mar 2014 | E-cigarette, International
 

NicotineAlors que les fumeurs de cigarette électronique helvètes sont obligés d’acheter à l’étranger les e-liquides contenant de la nicotine – interdits à la vente dans le pays -, une information financière du 7 mars sur le site de Bloomberg révèle que le laboratoire pharmaceutique Siegfried AG (SFZN), implanté en Suisse alémanique, produit plus de la moitié de la nicotine pure mondiale … que l’on retrouve dans les patches, recharges d’e-cigarettes ou autres gommes à mâcher.

Avec la montée en puissance de la cigarette électronique (plus de 5 milliards de dollars  de chiffre d’affaires mondial, selon Euromonitor) Bloomberg parle « d’opportunité puissante » pour les entreprises pharmaceutiques capables d’assurer la pureté et la qualité de la substance. Rappelons que la nicotine est un alcaloïde présent, notamment, dans les feuilles de tabac.

Siegfried SA en fait un label « qualité Suisse ». Son évaluation boursière est estimée à 685 millions de dollars (493 millions d’euros).