Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
4 Oct 2019 | Institutions, L'essentiel
 

« En novembre, on arrête ensemble » : ce 1er octobre a marqué l’ouverture des inscriptions pour la 4ème édition de #MoisSansTabac, qui se déroulera en novembre prochain, à l’initiative du Ministère de la Santé et de Santé publique France (voir Lmdt des 29 novembre 2018 et 29 novembre 2017). 

Depuis 2016, 580 982 inscriptions, en tout, ont été comptabilisées, annonce le site de Santé publique France. En 2018, ce nombre d’inscrits à #MoisSansTabac a connu un bond de 53 %, avec près de 250 000 inscrits, l’équivalent de la population de Bordeaux précise le communiqué officiel.

Ce rendez-vous annuel débute donc, dès le mois d’octobre, pour les participants, qui sont invités à s’inscrire via la plateforme dédiée.

Pour ce faire, Santé publique France déploie dès maintenant une campagne de sensibilisation multi-canal afin d’engager la phase de préparation pré-sevrage, avec les canaux suivants :

trois télévisés qui invitent les fumeurs à mieux préparer le sevrage. Ces trois films leur permettent ainsi de se projeter dans les différentes phases qu’ils vont devoir traverser pour surmonter leur arrêt du tabac ;

des kits d’aide à l’arrêt comprenant un agenda de 30 jours, une roue des économies, un dépliant informatif proposant divers exercices de relaxation et un dépliant décrivant les différentes méthodes d’accompagnement ;

un site « Tabac info service », la ligne téléphonique 39 89 et les réseaux sociaux de #MoisSansTabac ;

une application « « Tabac info service », qui offre un programme complet de coaching pour optimiser les chances d’arrêt définitif du tabac ;

un affichage et la distribution de kits d’aide à l’arrêt dans 18 000 pharmacies du territoire ;

un affichage dans 200 maisons de santé et 117 établissements de santé ;

plus de 350 actions de proximité, via l’Assurance Maladie, pour accompagner les fumeurs à l’arrêt, vont être déployées sur l’ensemble du territoire.

22 Sep 2019 | Profession
 

Invitée du Grand Jury RTL / LCI / Le Figaro, ce dimanche 22 septembre, la ministre de la Santé s’est exprimée rapidement – et un peu confusément – sur le tabagisme. Pour se féliciter des résultats.

•• « J’avais annoncé une forte hausse parce que nous savons que le prix est le meilleur moyen de faire en sorte que les gens arrêtent de fumer. Et notamment les jeunes. Les résultats sont là.

« Nous avons près de … 2 millions de fumeurs en moins depuis que nous sommes là. C’est énorme, c’est … 1,5 million de fumeurs en moins, exactement. C’est grâce au prix du tabac mais aussi à tout un tas de mesures comme les patchs remboursés. »

•• Concernant la cigarette électronique, Agnès Buzyn a précisé : « nous ne sommes pas dans la même situation qu’aux États-Unis. Nous n’avons pas d’alerte sanitaire particulière. Il peut y avoir des effets secondaires à long terme. Nous ne le savons pas aujourd’hui ».

Elle a tenu à rappeler qu’en France la cigarette électronique est traitée de la même façon que la cigarette classique : « nous avons pris les mêmes mesures que pour les cigarettes : elle est interdite à la vente au moins de 18 ans. Il est interdit de vapoter dans les mêmes lieux … où il est interdit de fumer » (sic).

8 Août 2019 | Institutions
 

L’arrêté fixant la liste des bénéficiaires et les montants alloués du Fonds de Lutte contre les Addictions a été publié ce 6 août (voir Lmdt des 4 juillet 2019, ainsi que des 17 novembre et 4 juin 2018).

Dans un communiqué, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, se félicite de la mise en place du Fonds consacrant 120 millions d’euros, pour 2019, à la lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives. Nous le reproduisons intégralement, ci-dessous.

•• Mais nous ferons remarquer, au passage, que ce Fonds de Lutte contre les Addictions correspond à ce qui était encore appelé, l’année dernière, le Fonds de Lutte contre le Tabac, auquel les fabricants étaient appelés à contribuer, via la fiscalité, pour le financer totalement (voir Lmdt des 15 mai 2019 et 17 novembre 2018). Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Fonds de Lutte contre les Addictions, financé par l’industrie du tabac : 120 millions d’euros en 2019  ,
26 Juin 2019 | E-cigarette
 

E-cigarette vapoteurSous certaines conditions, l’e-cigarette pourrait être considérée comme une aide au sevrage tabagique, note – enfin (ndlr) – Santé publique France dans son baromètre 2017, publié ce mercredi 26 juin.

De fait, après avoir sondé d’ex-fumeurs, l’agence publique estime qu’en sept ans « environ 700 000 personnes ont arrêté de fumer grâce à l’e-cigarette, seule ou combinée à d’autres aides ».

Il ne s’agit que d’une déduction faite à partir des déclarations d’ex-fumeurs quotidiens ayant arrêté de fumer depuis plus de six mois, selon Les Échos. Néanmoins, les adeptes du vapotage sont très majoritairement persuadés que « ça marche » : les trois quarts des ex-fumeurs passés ensuite à l’e-cigarette déclarent qu’elle les a aidés à arrêter de fumer.

•• 68 % affirment même qu’ils n’ont eu besoin d’aucune autre aide.

8 vapoteurs sur 10 estiment que leur conversion leur a permis de diminuer leur consommation de tabac. En moyenne, disent-ils, leur consommation serait passée d’un paquet à un demi-paquet.

•• Le vapotage n’a pas explosé pour autant. Le baromètre 2017 de Santé publique France fait état d’une stabilité de la proportion de vapoteurs quotidiens par rapport au précédent sondage, en 2014. Le pourcentage est de 2,7 % de la population des 18-75 ans.

En revanche, les vapoteurs occasionnels sont moins nombreux qu’il y a cinq ans, à 3,8 %. Et un tiers des Français (32,8 %) ont déjà expérimenté la cigarette électronique.

•• En 2016, le Haut Conseil de la santé publique a salué un « outil de réduction des risques tabagiques en usage exclusif », mais également insisté sur le risque de créer une nouvelle porte d’entrée dans le tabagisme, rappelle le quotidien.

Cependant, le vapotage quotidien reste rare chez les jeunes de 17 ans, à 1,9 %.

25 Juin 2019 | Institutions
 

Trois ans après la création de Santé publique France, le Professeur François Bourdillon, son premier directeur général, vient d’arriver à la fin de son mandat.

Dans Le Quotidien du Médecin, il revient sur les résultats d’une agence pour laquelle il réclame des moyens supplémentaires. Extraits.

•• « L’agence a contribué à quelques succès comme la baisse de la consommation tabagique (…) La lutte contre le tabac a bénéficié d’une forte politique publique portée par le plan Cancer. L’agence y a participé en développant des opérations de marketing social dont l’efficacité avait été prouvée scientifiquement. Nos budgets de lutte contre le tabac ont aussi été très sensiblement augmentés. Lire la suite »

5 Juin 2019 | International
 

La FDA américaine (Food and Drug Administration) a entamé, le 31 mai dernier, une audition d’experts sur le chanvre de bien-être (CBD).

L’objectif est de réglementer la vente de ce produit, aux multiples débouchés sur le marché US, et qui a fait jusqu’à maintenant l’objet d’une relative tolérance. D’autant qu’un certain nombre d’états ont déjà légalisé le cannabis récréatif.

Mais la FDA a donc décidé de s’intéresser au CBD : ses risques en fonction du taux de CBD et surtout la variété de ses « débouchés » (lotion, boissons, bonbons, huiles, etc.).

« Ce qui nous interpelle est de voir de plus en plus de CBD utilisé comme complément alimentaire » a déclaré à la presse le Commissaire de la FDA Ned Sharpless.

4 Juin 2019 | Observatoire
 

Alors qu’un débat a été organisé, le 28 mai, dans le cadre du Sénat, et s’est conclu à la quasi-unanimité des parlementaires en faveur de l’usage du cannabis médical (nous reviendrons dessus), nous avons appris qu’il sera expérimenté pendant « environ deux ans ». 

« Il y aura environ deux ans d’expérimentation du cannabis à usage thérapeutique à partir du moment où on aura le feu vert et les financements du ministère de la Santé », explique le professeur Nicolas Authier, chef du service de pharmacologie médicale et du centre de la douleur au CHU de Clermont-Ferrand (voir Lmdt du 11 janvier 2019), contacté par France 24.

Il préside depuis plusieurs mois le comité d’experts, créé par l’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), chargé d’évaluer « les modalités de mise à disposition » du cannabis thérapeutique (voir Lmdt du 29 décembre 2018) et dont le rapport est attendu le 26 juin. Lire la suite »

30 Mai 2019 | Profession
 

Juste avant la Journée mondiale sans Tabac (voir Lmdt de ce jour), le sujet ne pouvait que s’inviter à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions d’actualité au Gouvernement de ce mercredi 29 mai. En direct.

•• C’est le député LREM Marc Delatte, de l’Aisne, qui s’y est collé. Extraits de sa question :

« 75 000 décès par an, un décès sur huit en France. Le tabagisme, qu’il soit actif ou passif, reste la première cause de mort évitable (…)Vous en avez pris toute la mesure et dès votre nomination, vous avez fait de la prévention la première de vos priorités en ciblant le tabac en premier lieu (…) Comment comptez-vous agir, face à ce fléau, avec vos homologues européens et au sein de la Commission européenne pour une Europe du progrès en termes de santé publique ? »

•• Réponse d’Agnès Buzyn :

« Vous avez raison. Nous sommes heureux de pouvoir annoncer une baisse du nombre des fumeurs ces deux dernières années (voir Lmdt du 28 mai).

« C’est le fruit d’une politique volontariste qui a commencé par le paquet neutre, l’augmentation du prix du tabac, l’augmentation du nombre de lieux « sans tabac » et le remboursement des substituts nicotiniques. Malheureusement, vous avez raison, il nous reste encore beaucoup à faire (…)

« Nous avons prévu, avec Gérald Darmanin, de travailler avec nos homologues européens pour améliorer l’harmonisation fiscale qui s’applique aux produits du tabac. C’est la première direction.

« La deuxième direction vise à soutenir de nouvelles règles sur les quantités de tabac pouvant être importées d’un État à l’autre par les particuliers.

« Aussi, l’Europe s’est récemment dotée d’un dispositif que nous souhaitions. Un dispositif de traçabilité des produits du tabac qui va nous permettre de lutter contre la fraude et de lutter contre le commerce illicite. C’est ce que les buralistes nous ont demandé et nous avons été très sensibles à cette demande (…)

30 Mai 2019 | Institutions
 

La Journée mondiale sans tabac est dédiée cette année à la santé pulmonaire (voir Lmdt du 29 mai).

Le Ministère des Solidarités et de la Santé, l’Assurance Maladie et Santé publique France – en partenariat avec la Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF) et la Fondation du Souffle – se mobilisent pour mieux faire connaître la BPCO et ses symptômes.

Le risque de cancer du poumon lié au tabagisme est connu, par contre les Français connaissent moins la broncho-pneumopathie chronique obstructive (la BPCO) qui est pourtant une des conséquences graves du tabagisme. Du 31 mai au 26 juin, le Ministère des Solidarités et de la santé, Santé publique France et l’Assurance Maladie lancent une campagne radio « Tout savoir sur la BPCO ». Lire la suite »

28 Mai 2019 | E-cigarette, Institutions
 

Les déclarations sur la cigarette électronique de Francois Bourdillon, au nom de Santé Publique France, reprises par l’AFP ce matin marquent un tournant (voir Lmdt de ce jour).

Alors que les autorités sanitaires françaises s’étaient montrées jusqu’ici timorées sur le sujet – voire carrément hostiles – nous enregistrons un discours, plus réaliste, constatant que les fumeurs utilisent la cigarette électronique « parmi les outils d’aide au sevrage ».

Loin des prises de position carrément idéologiques d’il y a encore peu de temps quand le vapotage était avant tout présenté comme « un piège » aux multiples facettes (les inconnues scientifiques … les mineurs ciblés … les fabricants derrière, etc., etc. … on connait les éléments de ce langage négatif).

Aujourd’hui, nous avons affaire à un discours officiel plus nuancé, réaliste et ouvert. Lire la suite »