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Dans le cadre de la mission de préfiguration de la filière REP (Responsabilité élargie du producteur) appliquée aux mégots, la Mission Mégots amorce une nouvelle série de travaux afin d’alimenter des propositions d’actions concrètes que pourrait mener l’éco-organisme. 

Le but : participer à la résolution du problème des mégots jetés sur la voie publique.

C’est ce qu’annonce la Mission Mégots dans un communiqué que nous reprenons intégralement.

LA MISE EN PLACE D’EXPÉRIMENTATIONS PILOTES

Sur les 71 milliards de cigarettes consommées chaque année en France, 29 %, soit 21 milliards, sont jetés au sol de manière inappropriée. Afin d’apporter une réponse positive à cette problématique, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire permet d’anticiper dès janvier 2021 la création d’une filière REP mégots en France, prévue pour 2023 dans la directive européenne sur les plastiques à usage unique (SUP).

Dans cette perspective, la Mission Mégots organisera cet été des expérimentations pilotes afin d’explorer des initiatives de sensibilisation des fumeurs au bon geste relatif aux mégots. Cette étape devrait ainsi conditionner la conception et le déploiement efficace de la filière REP dédiée.

•• Menées conjointement avec un ensemble d’acteurs publics et privés, engagés dans la résolution d’une problématique commune, ces expérimentations se dérouleront dans des zones dites « hotspots », c’est-à-dire des lieux concentrant un flux important de mégots à cause du rassemblant de nombreux fumeurs (passage, statisme, contexte balnéaire). Concrètement, ces expérimentations permettront :

d’imaginer et concevoir des dispositifs innovants en termes de sensibilisation des fumeurs, en travaillant à la fois les messages et les modalités de les délivrer (affichages, nudges, signalétiques, etc.), et de matériel (corbeilles, éteignoirs, cendriers de poche, etc.) ;

de prototyper, tester et combiner ces différents dispositifs sur le terrain afin de mesurer leurs impacts avant et après leurs déploiements ;

d’observer l’ensemble des comportements des fumeurs ;

de faciliter les retours d’expérience.

•• À cet effet, trois zones d’expérimentation ont été retenues :

La gare Saint-Lazare, avec la fourniture de ressources matérielles par la SNCF et la collaboration d’agents de la gare ;

Des arrêts de transports en commun dans la ville de Lyon, du SYTRAL, autorité organisatrice des transports et Keolis Lyon, l’opérateur du réseau ;

Des plages du littoral atlantique, avec la participation des collectivités locales que sont Lacanau, Biscarrosse et Le Porge.

•• Concomitamment à ces opérations, la Mission Mégots prépare avec la Confédération des buralistes plusieurs expérimentations locales, afin d’associer les buralistes à la structuration de la filière REP dans laquelle ils auront toute leur place (voir 9 juillet 2020).

Dans la même veine, des études complémentaires à celles réalisées ces derniers mois par la Mission Mégots vont être conduites et viendront affiner les différents résultats. L’une d’entre elle essaiera entre autres de déterminer les lieux de consommation des cigarettes, la proportion des cigarettes consommées dans chacun de ces lieux, notamment celles mal jetées, et les comportements des fumeurs.

Les données de cette étude devraient ainsi consolider les enseignements des expérimentations, qui serviront dans un premier temps à nourrir le dossier de demande d’agrément de l’éco-organisme, dont la validation par les pouvoirs publics devra intervenir avant le 31 décembre 2020. Ils faciliteront ensuite l’accompagnement de partenaires et acteurs de terrain de manière efficiente dans le cadre des missions qui seront conduites par l’éco-organisme.

UNE FILIÈRE ENGAGÉE QUI PLACE LA CONCERTATION AU CŒUR DE SA DÉMARCHE

Dans l’attente du décret instituant la filière et dans l’objectif de développer une coopération régulière entre les acteurs institutionnels concernés, la Mission Mégots a enclenché un nouveau cycle de discussions, traduit par la tenue au mois de mai d’un premier « Comité Institutionnel de Préfiguration ».

Rassemblant les membres de la Mission Mégots, des associations de collectivités, des associations et organismes liés à l’écosystème des mégots et des opérateurs (dont la Confédération des buralistes, ndlr), ce comité constitue une instance d’échanges permettant de préparer au mieux la REP mégots. Il aura notamment pour but d’organiser les modalités de déploiement de la future filière et de préparer des éventuels partenariats institutionnels nationaux/locaux une fois l’éco-organisme opérationnel.

Ce comité, qui s’est vu présenter les objectifs de la Mission Mégots et les différents travaux en cours (gisement, coûts et fonctionnement de la filière, organisation générale, etc.), se réunira à plusieurs reprises d’ici à la fin de l’année pour faire des points d’étapes sur les avancées de la filière. (Voir 17 février et 29 janvier 2020, 19 décembre 2019).

9 Juil 2020 | Profession
 

Une nouvelle fois, la Confédération s’associe aux actions de l’Entente Valabre, pour la campagne contre les feux de forêts dans les départements de l’arc méditerranéen « Mégot jeté, forêt en danger » (voir 21 juin).

Cette année, le dispositif a été étendu à des départements plus éloignés du Sud-Est, mais présentant un risque important dans ce domaine, tels que les Landes ou le Lot.

•• Ce lundi 6 juillet , Thierry Scheid – administrateur de la Confédération Nationale, responsable du groupe de travail RSE (Responsabilité Sociétale et environnementale), président de la Fédération départementale des buralistes du Lot – (entouré du capitaine Patrick Forte, chef du Centre d’Incendie et de Secours (CIS) de Cajarc et de Mathieu Mercadier, trésorier de la fédération et par ailleurs, sapeur-pompier volontaire au CIS Limogne-en-Quercy) a donné le coup d’envoi de l’opération lotoise depuis son tabac-presse de Cajarc. Lire la suite »

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1 Juil 2020 | International
 

Au Canada, les pompiers forestiers redoutent les feux de camp mal éteints en forêt mais les pompiers urbains s’inquiètent d’un autre type de péril : les pots de fleurs qui s’embrasent en raison des mégots de cigarette qui y ont été jetés.

Depuis janvier, les pompiers de Montréal ont été appelés à intervenir pour éteindre 125 brasiers causés par des mégots dans des jardinières. En comparaison, il y avait eu 50 incendies de ce type au cours de la même période en 2019, et 109 en 2018.

•• Certains de ces incendies ont entraîné des dégâts matériels importants. Par exemple, le 11 juin, un édifice de 14 logements a été lourdement endommagé par des flammes qui avaient pris naissance dans un pot de fleurs sur la terrasse aménagée d’un toit.

Le temps chaud et sec des dernières semaines explique en partie ces incidents, selon Louise Desrosiers, chef de section prévention à Sécurité Incendie de Montréal (SIM). « Mais on remarque aussi que les gens semblent avoir profité plus de leurs terrasses et de leurs balcons en raison du confinement » poursuit-elle.

•• La terre des bacs à fleurs contient souvent de la tourbe ou de la mousse de sphaigne, pour aérer, et des engrais chimiques … ce qui favorise les incendies. Allumé par les mégots jetés dans le terreau, le feu peut couver pendant quatre ou cinq heures avant de s’embraser et de se communiquer à une terrasse ou un balcon. Comme il n’y a pas de détecteur de fumée à l’extérieur, il peut s’écouler beaucoup de temps avant qu’une alerte soit déclenchée.

Le SIM prépare une campagne pour sensibiliser la population à l’importance de se débarrasser des mégots de façon sécuritaire.

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21 Juin 2020 | Profession
 

Près de 1 900 buralistes de la zone Méditerranée avait participé l’an dernier à la campagne, grand public, de sensibilisation contre les feux de forêts initiée par l’Entente Valabre et la Confédération (voir 30 juin 2019).

La Confédération a renouvelé, cette année, ce partenariat qui consistera à apposer une affiche dans un endroit visible. Thierry Scheid (président des buralistes du Lot, administrateur de la Confédération et responsable de son groupe de travail RSE) en livre les fondements et les détails dans le dernier numéro du Losange (voir 12 juin 2020).

•• L’Entente Valabre est un organisme public (associant 15 départements du Sud) qui vise à organiser, à travers un large champ d’ interventions, la lutte contre les risques naturels, dont fait partie les feux de forêt. On recense entre 2 500 et 3 000 départs de feux de forêt, chaque année sur l’arc méditerranéen français : 12 % correspondent à d’autres imprudences parmi lesquels les jets de mégots.

•• « Il y a deux ans, Luc Langeron, directeur information et prévention de l’Entente, est allé boire un café chez un buraliste de Toulon » rapporte Thierry Scheid. Lire la suite »

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8 Juin 2020 | Pression normative
 

Jeter des déchets sur la voie publique, un masque ou encore un mégot pourra être sanctionné d’une amende de 135 euros, contre 68 actuellement (voir 28 février), selon un projet de décret, a annoncé, ce dimanche 7 juin, la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson.

Ce projet de décret, qui concerne aussi bien les masques, les gants, les mégots ou encore les dépôts sauvages d’ordures, devrait être présenté mi-juin. L’amende pourrait même monter à 375 euros, voire 750 euros si la police établit un procès-verbal et le transmet au tribunal, selon le ministère. Lire la suite »

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13 Avr 2020 | Pression normative
 

Crachats, chewing-gums, mégots à même le sol … En raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Coronavirus, le maire de Valognes (Manche), Jacques Coquelin, a pris ce 10 avril un arrêté.

Celui-ci interdit de cracher et de jeter sur la voie publique des chewing-gums, des mégots ou encore des équipements de protection comme les masques et les gants.

« Dans cette période où on parle de sécurité sanitaire et d’hygiène, nombreux sont ceux qui crachent sur les trottoirs, jettent leurs chewing-gums ou leurs mégots qu’ils ont sucés » justifie l’édile. L’amende s’élève à 68 euros. Lire la suite »

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4 Mar 2020 | Pression normative
 

En novembre dernier, 24 magasins Carrefour en Ile-de-France se sont engagés dans une grande opération de collecte de mégots de cigarettes, avec le partenariat d’ÉcoMégot et de Comerso.

L’enseigne de la grande distribution – dans le cadre de l’engagement RSE du Groupe #actforfood – avait donc invité ses clients à remplir une bouteille d’1 litre de mégots … En échange de quoi ils recevaient un panier anti-gaspi (panier de produits à date courte) Too Good To Go !

Les opérations logistiques (collectes des bouteilles, rapatriement chez ÉcoMégot) ont été gérées par Comerso : plateforme digitale et logistique dédiée au « zéro déchet non valorisé ». En deux jours, 70 000 mégots ont été collectés et ont pris la voie du recyclage via l’entreprise bordelaise ÉcoMégot (voir 13 janvier 2020, 14 août 2019 et 9 février 2018).

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28 Fév 2020 | Pression normative
 

Il s’agit d’une information dont la source est la Ville de Paris. Dans le cadre de ses statistiques sur les incivilités verbalisées, on apprend qu’il y a eu 24 238 amendes pour jets de mégots (68 euros) à Paris, en 2019.

Soit une chute de 32 % par rapport à 2018, selon la même source (voir 3 octobre 2017 et 12 août 2018).

Le jet de mégots est la deuxième cause de verbalisations pour incivilités à Paris. Après les dépôts sur la voie publique (37 866) et avant les ventes à la sauvette de tous types (23 617). (Voir aussi 16 mai 2019 et 12 janvier 2020).

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17 Fév 2020 | Pression normative
 

La Loi relative à la Lutte contre le Gaspillage et à l’Économie circulaire de Brune Poirson (voir 19 décembre 2019) crée nombre de filières de recyclage. Mais aussi, et c’est une première, des filières « pollueur-payeur » dont le but n’est pas de recycler mais de nettoyer et d’éliminer. 

Celle dédiée aux mégots démarrerait dès janvier 2021. Plus précisément, dans le cadre d’une filière de « Responsabilité élargie des Producteurs ».

Et d’après Les Échos de ce jour, un « Collectif Mission Mégots », constitué par les quatre cigarettiers du marché (Seita, Philip Morris, British American Tobacco et Japan Tobacco), a déjà commencé à discuter avec l’administration française à ce sujet.

•• Le décret d’application sur la filière doit sortir avant fin juin puis, dans la foulée, le projet de cahier des charges de l’éco-organisme que financeront les cigarettiers.

Industriels, État et collectivités locales excluent le recyclage, les mégots étant trop chargés en substances chimiques, reprend le quotidien.  Pour le reste, son champ d’action reste est à inventer.

•• « Il n’existe pas de référence ailleurs. La France a été pionnière en décidant de mettre en place la filière avec deux ans d’avance sur la Directive européenne qui l’impose en 2023 » rappelle Julien Anfruns (PMI), porte-parole du Collectif Mission Mégots.

Les actions de l’éco-organisme incluront, par exemple, « des campagnes de sensibilisation, le financement d’actions ponctuelles des collectivités locales (nettoyage de plages, distribution de cendriers portables etc.) voire une aide au nettoiement de la voirie » précise Cyril Lalo (Seita) également membre du collectif.

•• Le Collectif Mission Mégots se demande, cependant, ce que l’éco-organisme aura juridiquement le droit de faire.

Il y a dix ans, British American Tobacco France s’était fait attaquer en justice par des associations antitabac pour avoir distribué des cendriers de poche (sans marque). Il avait été relaxé mais « le Code de la Santé interdit toute promotion directe ou indirecte du tabac et l’interprétation du juge est très large. Il reste donc à voir comment concilier les codes de la Santé et de l’Environnement » souligne Cyril Lalo.

•• L’autre incertitude porte sur le montant de l’éco-contribution à payer.

En Europe, Bruxelles estime le coût pour les producteurs à 106 millions d’euros par an (à partir d’une comptabilisation portant sur 1 million de tonnes de tabac par an). Rapporté aux 55 800 tonnes estimées en France, cela ferait 5 millions par an, en déduisait l’an dernier l’étude d’impact de la loi économie circulaire.

Pas de quoi financer grand-chose mais cela n’incluait pas les actions de nettoyage par exemple, objecte-t-on du côté du ministère et le montant réel serait nettement supérieur.

•• Cependant, le collectif renâcle à l’idée de payer pour tous, toujours selon Les Échos, car « nous ne vendons que 51 des 71 milliards de cigarettes consommées par an en France, le reste est un commerce parallèle, composé à parts quasi-égales d’achats transfrontaliers et de contrebande, complété de 3 % de contrefaçon » souligne Julien Anfruns.

Reste que dans toutes les filières, « le principe est de payer suffisamment pour couvrir l’ensemble des besoins, pas seulement celui engendré par ses propres produits », rappelle Bertrand Bohain du Cercle National du Recyclage.

•• En incluant les cigarettes fumées en intérieur, le Collectif Mission Mégots estime qu’au total, sur les 71 milliards de cigarettes fumées dans l’Hexagone chaque année, 29 % des mégots, soit 21 milliards, finissent au sol.

Soit 4 500 tonnes de déchets, que leurs composants chimiques apparentent à des déchets dangereux au sens réglementaire (voir 29 janvier).

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11 Fév 2020 | Observatoire
 

Les mégots jetés par terre sont source de pollution. On le sait, on nous l’a dit et redit. D’où l’importance du « bon geste » et de la collecte (voir 29 janvier). 

Mais, ce n’est pas tout … Des travaux menés pour le compte la Food and Drug Administration (FDA) américaine (voir 13 novembre 2019) montrent que les mégots (éteints, par définition) continueraient de polluer l’air.

•• Ainsi, dans la journée qui suit l’extinction d’une cigarette, cette dernière continue à émettre des composés nocifs : 14 % de la nicotine qu’une cigarette en combustion active produirait. Une surprise, même pour les auteurs de l’étude. Et les émissions pourraient se poursuivre au-delà de cinq jours pour certaines substances. Lire la suite »

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