Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
16 Fév 2017 | Profession
 

Entre 750 personnes selon la police et 1 400 selon la CGT ont manifesté, ce jeudi 16 février, contre la fermeture de l’usine Seita à Riom (Puy-de-Dôme), dernière fabrique de cigarettes en France continentale, promise à la fermeture, annonce une dépêche AFP que nous reproduisons à la suite.

Fin novembre, le numéro 2 du marché du tabac en France avait annoncé qu’il allait « se désengager des sites de Riom et de Fleury-les-Aubrais » (Loiret), à partir du « second semestre 2017 » (voir Lmdt des 29 novembre 2016, 11 janvier et 11 février 2017).

Les 239 emplois que compte l’usine de Riom devraient être délocalisés en Allemagne et en Pologne, selon la CGT. Lire la suite »

15 Fév 2017 | Profession
 

On sait qu’un certain nombre de fumeurs ont tout de suite estimé, avec l’arrivée du paquet neutre, que « l’on avait aussi changé le goût de leurs cigarettes » (voir, par exemple, Lmdt des 28 décembre et 27 novembre 2016).

Dans son édition du mois de février, Le Losange (voir Lmdt du 13 février 2017) s’est tourné vers les fabricants pour leur demander ce qu’il en était.

Voici l’essentiel des réponses :

•• « Certes, l’arrivée du paquet neutre a marqué un changement majeur dans l’apparence de nos produits et de leur emballage. L’expérience montre que les changements de design peuvent susciter des perceptions erronées et des inquiétudes parmi certains fumeurs adultes, comme le fait que le goût de leur produit aurait changé, ce qui n’est pas le cas pour nos marques et produits (…) L’introduction du paquet neutre n’a pas entrainé de changement dans la composition de nos produits » Mark Wittbrock, directeur marketing de Philip Morris France.

•• « Avec l’entrée en vigueur du paquet neutre, le design des conditionnements et celui de la cigarette ont été profondément modifiés. Mais la composition et le goût de nos produits sont restés absolument identiques. Il est en effet essentiel pour JTI que, dans cette période de bouleversements, les consommateurs adultes trouvent une constance dans la qualité et le goût des cigarettes qu’ils fument » Corrado Mautone, directeur marketing de JTI France.

•• « Les formules des produits commercialisés par Seita restent inchangées. Aucune référence n’a été modifiée avec le passage au paquet neutre » Seita.

•• « BAT n’a pas changé le goût de ses références. Au contraire. La volonté a été de conserver exactement les mêmes saveurs pour nos produits suite à l’instauration du paquet neutre » British American Tobacco France.

•• « Le groupe Landewyck n’a revu aucun mélange ni pour la France ni pour d’autres pays d’Europe » Ludovic Froissard, manager général de Landewyck France.

12 Fév 2017 | L'essentiel
 

HON LIK (SUITE) : « LE BÉNÉFICE SANTÉ QUE PEUT PROCURER LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE À TOUT FUMEUR » (14 février)

Suite et fin de l’entretien accordé au Monde du Tabac par Hon Lik. Rappelons que l’inventeur de la cigarette électronique est venu à Paris pour rencontrer les acteurs du marché français.

• Le Monde du Tabac : Vous avez coutume de dire que vous avez développé et mis au point l’arme principale de la lutte contre le tabagisme. Ce discours optimiste ne semble pas être accueilli comme on aurait pu l’imaginer par les pouvoirs publics. Comment les convaincre ? 

• Hon Link : Les dernières études établissent que la cigarette électronique est 95 % moins nocive que la cigarette traditionnelle. Et il y a des contributions allant vers les mêmes conclusions issues tant du Public Health England (voir Lmdt des 19 et 21 août 2015) que du Haut Conseil de la Santé publique français (voir Lmdt des 24 février et 7 mars 2016).

Bien sûr, il y a l’influence des médias qui sont libres de dire et répercuter ce qu’ils veulent … mais il en va de la responsabilité des professionnels que nous sommes d’informer le public sur nos produits et les avantages concrets qu’ils offrent.

Car les gouvernements et les administrations se montrent toujours très exigeants devant toute innovation.

Il est normal aussi que des polémiques surgissent et contribuent à remettre en cause le bien fondé d’une découverte. Mais il ne faut pas qu’elles entravent l’avancée de la science. Et j’espère que ce ne sera pas le cas pour la cigarette électronique dont l’enjeu est important puisqu’ il s’agit de santé publique. Il y a donc urgence.

• Le Monde du Tabac : Que pensez-vous d’autres innovations visant à réduire les risques, comme celles reposant sur l’utilisation du tabac chauffé et non brûlé ?

• Hon Lik : Il s’agit d’une invention et d’un procédé assez intéressants. Mais cela reste un produit à base de tabac. Même s’il est certain que sans combustion, il y a moins de nocivité. J’encourage toutes les innovations allant dans le bon sens, celles qui aideront les fumeurs à arrêter de faire appel à des cigarettes traditionnelles.

• Le Monde du Tabac : Vous vous tournez beaucoup vers le consommateur pour comprendre ses attentes. Mais que lui demandez-vous en priorité ?

• Hon Lik : Le point le plus récurrent dans les discussions avec les uns et les autres ou dans les groupes de consommateurs porte sur le goût.

La plupart des fumeurs sont déjà habitués au goût de la cigarette d’une marque précise. La cigarette électronique ne va pas correspondre exactement à ce goût familier. Et, pour notre part, nous essayons de trouver le goût qui pourra le satisfaire au plus.

Mais je continue à penser que, dans une certaine mesure, c’est aussi au consommateur de chercher à s’habituer à la cigarette électronique. Ce dont il a plus besoin, c’est de la nicotine. Une fois qu’il a atteint le pic de nicotine grâce au procédé de la cigarette électronique, on a satisfait sa demande de base. Ensuite, c’est une question d’adaptation, de test de nos produits et de nouvelle habitude à prendre.

• Le Monde du Tabac : Mais à votre avis, quelle est la meilleure façon de vendre la cigarette électronique ?

• Hon Link : En tant que chercheur, je ne suis pas expert dans ce domaine. Mais je pense, néanmoins, que l’on ne peut pas mettre sur le même plan, en termes de vente, cigarettes électronique et traditionnelle.

Je pense que la clé de la vente repose donc, au-delà de la sécurité et de la fiabilité, sur le bénéfice santé que peut procurer la cigarette électronique à tout fumeur.

• Le Monde du Tabac : En tant que chercheur, quelle est votre source d’inspiration principale ?

• Hon Link : Je suis scientifique avec un background pharmaceutique. Ce sont donc les problèmes de santé qui m’intéressent avant tout. Je m’inscris dans cette problématique. Et mon inspiration vient au fil de mes travaux de recherche. Cela me permettra peut- être de déboucher sur une autre invention.

 

HON LIK : « NOTRE OBJECTIF PRINCIPAL EST BIEN DE TROUVER UNE SUBSTITUTION AU TABAC » (13 février)

Venu à Paris mesurer le développement et les perspectives du marché français, Hon Lik (l’inventeur de la cigarette électronique) a également fait le point, au fil de plusieurs rendez-vous, sur son travail.

Lequel se traduit par les évolutions de « blu », l’e-cig leader sur les marchés américain et anglais et qui a été lancé en France l’année dernière par blu/Fontem Ventures (filiale d’Imperial Brands / voir Lmdt des 16 décembre et 19 octobre 2016).

Hon Lik répond aux questions du Monde du tabac.

• Le Monde du Tabac : Vous êtes toujours chercheur, comment s’organise votre travail aujourd’hui ?

• Hon Lik : Je m’occupe des centres de recherche de Fontem Ventures. Pour ce faire, je suis basé le plus souvent à Pékin, sachant que l’équipe de chercheurs y travaille étroitement avec leurs collègues de notre centre américain de la Silicon Valley.

Notre objectif est bien évidemment de garder les positions de leader que nous avons obtenues avec blu. Si ce produit a déjà été adopté avec un certain succès sur les marchés américain et européen, c’est parce que nos chercheurs ont déjà beaucoup travaillé, le contexte règlementaire nous amenant à nous axer sur la qualité que nous pouvons garantir à nos produits. Celle-ci concerne d’ailleurs tant la technologie de la partie électronique que la composition des liquides.

Reste que la cigarette électronique est encore un produit complètement nouveau et il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour apporter les améliorations qu’elle mérite.

Ainsi, au-delà de la sécurité et de la fiabilité, nous allons continuer à travailler sur l’ergonomie, de sorte que le produit aille plus à la rencontre des habitudes des fumeurs. Peut-être avec des dispositifs plus puissants, d’une part, ou avec d’autres présentant des designs plus stylés, plus fashion, d’autre part.

Rien n’est facile et donc on ne peut pas travailler en solitaire. Il faut non seulement communiquer mais établir une interaction avec le consommateur …

• Le Monde du Tabac : Mais, personnellement, vous vous concentrez plus sur la cigarette électronique ou sur les liquides ?

• Hon Link : … je travaille plus sur l’appareil car je ne suis pas assez connaisseur des goûts propres aux différents marchés. D’ailleurs, si je suis à Paris c’est bien pour prendre la mesure des caractéristiques du marché français et connaître davantage l’avis de ses consommateurs …

• Le Monde du Tabac : Mais vous croyez vraiment qu’il y a encore beaucoup de marges de progression pour le produit ?

• Hon Link : Évidemment ! Il suffit de le comparer à l’appareil photo numérique ou au téléphone portable. En permanence, de nouvelles générations sont mises sur le marché. Tout le monde trouve cela normal. Il en est de même avec la cigarette électronique.

• Le Monde du Tabac : Mais au fond, quelle est l’ambition de Hon-Link ? Faire un produit segmenté entre différents goûts, différents marchés, entre vapoteurs traditionnels et fumeurs à conquérir … ou trouver le produit universel, simple, s’imposant à travers le monde comme la cigarette traditionnelle ?

• Hon Lik : Bien sûr, nos principaux efforts vont vers un produit qui soit adapté à tous ; donc, un produit plus ou moins universel avec pour objectif de convaincre les fumeurs de réduire leur consommation de tabac et de lutter ainsi contre le tabagisme.

Notre objectif principal est bien de trouver une substitution au tabac.

Mais pour le moment, nous ne pouvons ignorer les demandes de différentes communautés de consommateurs. Et donc, de sortir des produits adaptés.

(À suivre)

Dans la suite de l’entretien qu’il nous a accordé, Hon Lik revient, notamment, sur le contexte réglementaire et les produits à moindre nocivité de l’industrie du tabac.

 

LE JDD REVIENT SUR LA PRÉSENCE DE HON LIK À PARIS : « LA FUMÉE, LE GESTE SONT DES PLAISIRS DE LA VIE » (12 février)

« Voici l’inventeur de la cigarette électronique » titre, dans son édition de ce 12 février, le Journal du Dimanche en évoquant la présence de Hon Lik à Paris que nous avons annoncée hier. Extraits :

•• Longtemps, Hon Lik a mesuré ses journées en paquets de cigarettes consommées. À 28 ans, il en fumait deux. Aujourd’hui, à 60 ans, il émet 500 bouffées par jour. L’inventeur de la cigarette électronique tient toujours à son addiction. « La fumée, le geste sont des plaisirs de la vie », dit-il en tripotant tantôt une vapoteuse de la taille d’une cigarette tantôt une pipe électronique, un modèle en bois précieux pour son usage personnel.

Enfin des satisfactions qui ne lui minent plus la santé. L’excès de tabac a emporté son père à 76 ans et empoisonné son existence pendant des années. Avant de mettre au point dans son laboratoire une technologie qui transforme la nicotine en vapeur sans ajout de goudron.

•• Embarqué par les équipes du groupe Imperial Brands (maison mère de Seita), Hon Lik est venu jouer à Paris les ambassadeurs pour la marque Blu (…) Leader du marché aux États-Unis et au Royaume-Uni, Blu est disponible depuis le mois d’octobre dans 8 000 bureaux de tabac de France. Face aux 16 millions de fumeurs français, les vapoteurs constituent un marché émergent de 1,5 million de personnes en forte croissance.

De 2010 à 2015, les ventes ont été multipliées par cent, de 4 à 400 millions d’euros. « Nos produits sont parmi les plus fiables du marché. On veille à la qualité de chaque composant : batteries, atomiseurs, arômes. Tout est fabriqué en Chine, l’expertise est là-bas », indique l’inventeur.

 

HON LIK, L’INVENTEUR DE LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE, À PARIS (11 février)

À la rencontre du marché français, si vivace, de la cigarette électronique.

« On ne peut avancer dans l’innovation qu’en étant constamment à l’écoute des consommateurs et de ceux qui sont en contact direct avec eux » : Hon Lik a eu une réunion informelle d’échanges avec des buralistes parisiens d’origine asiatique ce samedi 11 février.

Hon Lik, considéré comme l’inventeur de la cigarette électronique, et dont les brevets ont été rachetés par Fontem Ventures, filiale du groupe Imperial Brands (voir Lmdt des 25 juin 2015 et 3 octobre 2013).

Il s’agit de son premier séjour à Paris.

Il a également rencontré des journalistes en quête de sa vision de l’évolution du marché mondial de la cigarette électronique.

Ainsi que l’équipe assurant la commercialisation, en exclusivité auprès des buralistes, de « blu » – l’e-cig leader sur le marché américain – et dont la direction est assurée par Sergio Giadorou (sales & operations manager France de blu / Fontem Ventures / voir Lmdt des 16 décembre et 19 octobre 2016).

À suivre.

11 Fév 2017 | Profession
 

Une cinquantaine d’employés de Seita Riom, avec l’intersyndicale CGT/Unsa, se sont rendus, ce jeudi 9 février, à l’Hôtel de Région à Lyon pour rencontrer Laurent Wauquiez.

Ils réclamaient une « table-ronde » pour présenter leur projet alternatif, concernant toute la filière tabac, aux différents ministres concernés avant le démarrage du plan social qui doit se mettre en place le 7 mars (voir Lmdt du 12 janvier).

• Ils n’ont finalement pas rencontré le président du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, mais Martial Saddier, vice-président délégué aux entreprises, à l’emploi, au développement économique. Lire la suite »

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10 Fév 2017 | International, Profession
 

On a appris, lors de la présentation des résultats 2016 de Philip Morris International, que les ventes de recharges (Heatsticks qui chauffent mais ne brûlent pas) du produit de nouvelle génération iQOS (voir Lmdt du 5 février) ont porté sur 7,4 milliards d’unités l’année dernière.

Contre 396 millions en 2015.

Par ailleurs, le groupe aura livré 813 milliards de cigarettes « traditionnelles » sur ses marchés pendant la même période (-4,1 % par rapport à 2015 ; -7,6 % sur les marchés asiatiques). Parmi lesquelles, 286 milliards de Marlboro (-1,4 %).

Commentaire d’André Calantzopoulos (PMI Chief Executive) : « nos résultats de l’année dernière mettent en valeur la force de notre modèle, avec notre gamme de marques mondiales, et cette immense promesse de nos produits à moindre risque ».

6 Fév 2017 | International, Profession
 

Japan Tobacco a fait état, ce lundi 6 février, d’un recul de 13 % sur un an de son bénéfice de 2016, ses activités à l’étranger ayant souffert d’un yen plus élevé selon une dépêche AFP (voir Lmdt du 31 octobre 2016).

L’an passé, JT a dégagé un résultat net de 421,7 milliards de yens (3,5 milliards d’euros au taux de change actuel), en l’absence d’un gain exceptionnel qui avait gonflé le résultat net de 2015.

Son bénéfice d’exploitation a cependant dans le même temps augmenté de 5 % à 593,3 milliards, aidé par la vente de propriétés immobilières. Son chiffre d’affaires annuel a, de son côté, baissé de 4,9 % à 2.143,3 milliards de yens, légèrement au-dessus de ses attentes. À l’instar d’autres groupes faisant affaires hors de l’archipel, Japan Tobacco est pénalisé par la conversion en yens de ses recettes encaissées à l’étranger. Lire la suite »

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2 Fév 2017 | Profession
 

L’AFP vient de diffuser une dépêche présentant un certain nombre de déclarations sur les prix des produits du tabac applicables à compter du 20 février (voir Lmdt de ce jour).

• Éric Sensi-Minautier, directeur des affaires publiques, juridiques et de la communication de British American Tobacco : « Nous n’avons pas répercuté la hausse de taxes sur le prix des cigarettes car pour le moment, cela n’est pas applicable ».

• Benoît Bas, directeur des affaires publiques de Japan Tobacco International : « Le gouvernement accuse les fabricants de ne pas augmenter le prix des cigarettes. Il a tout fait pour qu’il n’augmente pas. Il y a quelques mois l’outil principal de la baisse de consommation était le paquet neutre (…). S’il veut faire preuve de cohérence, le gouvernement peut, comme il l’a fait sur le tabac à rouler, augmenter le minimum de perception sur les cigarettes et les prix des cigarettes augmenteront automatiquement comme ils l’ont fait pour le tabac à rouler ».

• Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme (CNCT) : « Pour les cigarettes, c’est une très mauvaise nouvelle. Ce qui est nécessaire et souhaité, c’est une hausse significative et répétée, c’est le seul moyen de casser la consommation ». Il se « félicite » par ailleurs de l’augmentation des prix du tabac à rouler.

• Bertrand Dautzenberg, pneumologue à La Pitié-Salpêtrière (Paris) explique le choix des fabricants de ne pas « toucher » aux prix des cigarettes : « l’arrivée des paquets neutres sur le marché français, le « Moi(s) sans tabac » en novembre et l’essor de la cigarette électronique sont des paramètres qui peuvent expliquer la baisse de vente des cigarettes, et donc la nécessité de maintenir les prix à leur niveau ».

• Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes : « On creuse encore un peu plus l’écart avec les pays voisins comme la Belgique ou le Luxembourg, où les prix ne bougent pas ». Il dit craindre « une hausse forte de la contrebande » sur ce type de tabac.

30 Jan 2017 | Profession
 

Cela bouge dans le secteur du tabac-presse. Après les premières annonces du plan de rénovation des points de vente du réseau animé par NAP (voir Lmdt du 28 janvier), le distributeur de presse Presstalis donne quelques indications sur sa propre démarche de modernisation dans un article du Figaro, plus particulièrement son cahier Économie (daté des 28/ 29 janvier). Extraits significatifs.

• En 2011, Presstalis frôlait le dépôt de bilan. Six ans plus tard, le leader de la distribution de presse va mieux. « Notre résultat d’exploitation a atteint l’équilibre en 2013, et il est devenu positif en 2016 », se réjouit Vincent Rey, directeur général de Presstalis. Le prix d’une lourde restructuration de l’entreprise, qui est passée de 2 700 à 1 200 salariés et a diversifié ses activités pour pallier la baisse des ventes au numéro de la presse.

 Toujours d’après le quotidien, alors que mille points de vente disparaissent chaque année en France, Presstalis s’engage dans une vaste action de modernisation des marchands de journaux indépendants. Objectif, faire revenir le public en multipliant les services et en rendant les espaces de vente plus clairs et agréables. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Tabac-presse : Presstalis lance aussi son programme de rénovation des points de vente … avec la FDJ et les industriels du tabac  , , ,
30 Jan 2017 | Profession
 

Alors que les rumeurs sur la prochaine hausse des prix se bousculent (voir Lmdt du 29 janvier), les braquages contre les camions de transport de tabac de Logista s’enchaînent à un rythme hallucinant : sept attaques (dont une déjouée) depuis le début du mois de janvier (voir Lmdt du 27 janvier). Il doit bien y avoir un rapport avec le marché parallèle.

D’ailleurs, les buralistes se font aussi attaquer, ces jours-ci, et dans une proportion supérieure au rythme habituel qui était déjà anormal. Comme en témoigne quotidiennement notre « chronique d’une insécurité ordinaire ». Il est vrai que, par ailleurs, les décisions de justice ne cessent de surprendre. Ainsi, de cette incroyable histoire judiciaire du « gang des casseurs de tabacs du Grand Sud-Ouest » (voir Lmdt du 29 janvier).

Autant d’événements qui amènent à réfléchir sur la montée en puissance d’un marché parallèle du tabac sous toutes ses formes et qui s’approvisionne de toutes les manières.

D’où le « coup de gueule » des buralistes franciliens sur le site parisien de Barbès (voir Lmdt du 25 janvier). Et celui, à venir, des buralistes frontaliers du midi de la France sur les routes d’Andorre (voir Lmdt du 27 janvier).

Buralistes pour lesquels a commencé, par ailleurs, la procédure de reprise des produits non-conformes (voir Lmdt du 24 janvier).

Quant à Marisol Touraine, elle a surpris, par la diffusion d’un communiqué de victoire en se fondant sur les chiffres du marché du tabac de novembre et décembre (voir Lmdt du 28 janvier). Quitte à ne pas aller très loin dans l’analyse de ce qui se passe concrètement.

Sur le plan international, BAT a vu sa note financière abaissée par S&P (voir Lmdt du 24 janvier), devant le coût de l’opération sur l’américain Reynolds. Ce qui ne devrait pas, toutefois, contrarier ce projet global de fusion.

29 Jan 2017 | Pression normative
 

Asphyxié par la législation qui lui interdit toute communication en France, le secteur du tabac trouve quand même de quoi s’adapter. Suite de l’enquête de l’hebdomadaire Stratégies de ce 26 janvier (voir Lmdt du 28 janvier).

 « Mais, au final, pour un fabricant, l’enjeu reste que le consommateur achète ses cigarettes plutôt que celles du concurrent. Réduit au mutisme, l’industriel verrait bien le buraliste devenir son relais-conseil », reprend l’article de l’hebdomadaire spécialisé dans la communication.  

« Supprimer la communication va peut-être amener les fumeurs à s’intéresser davantage au produit : à l’origine du tabac, aux différents terroirs, aux méthodes de fabrication…, comme dans le vin finalement » envisage Éric Sensi-Minautier de BAT.

• Une hypothèse que tempère, pour sa part, Pascal Montredon : « notre rôle est de répondre aux besoins de la clientèle qui, à 99 %, est fidèle à une marque. La cigarette n’est pas tributaire des effets de mode. Donc, je me pose la question : en quoi pourrais-je conseiller un consommateur ? ». Lire la suite »