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26 Mai 2020 | Observatoire
 

Le nombre de fumeuses au quotidien a diminué de façon « significative » entre 2018 et 2019, selon les chiffres publiés, ce mardi 26 mai, par Santé Publique France qui souligne une « forte baisse » générale du tabagisme depuis 2014, reprend une dépêche AFP.

Grâce à son Baromètre annuel, enquête réalisée par téléphone auprès de 10 000 personnes, l’organisme public note sur ces cinq dernières années une baisse de la prévalence du tabagisme, responsable de 75 000 décès par an en France (chiffres 2015).

•• Ainsi, en 2019, 30,4 % des Français âgés de 18 à 75 ans déclaraient fumer, au moins occasionnellement, contre 34,3 % entre 2014. Pour le tabagisme quotidien, le chiffre a baissé à 24 %, contre 28,5 % en 2014.

« C’est la première fois depuis le début des années 2000 qu’une baisse de cette ampleur est constatée », insiste Santé Publique France dans son bulletin épidémiologique publié avant la Journée mondiale sans tabac, dimanche 31 mai. Et elle est observable chez les hommes comme chez les femmes, dans différentes classes d’âge et pour tous les niveaux de revenus.

L’organisme estime que les mesures mises en place ces dernières années (hausse progressive du prix au paquet de cigarettes, remboursement des substituts niconitiques …) a « vraisemblablement contribué » à cette baisse. Il faut donc « poursuivre l’amplification des actions de lutte contre le tabagisme, en renforçant celles susceptibles de réduire les inégalités sociales encore très marquées », poursuit-il.

•• Entre 2018 et 2019, le baromètre ne relève pas d’évolution significative selon l’AFP, sauf chez les femmes, où une baisse est observée que ce soit pour le tabagisme en général (diminution de 28,9 % à 26,5 %) ou le tabagisme quotidien (22,9 % à 20,7 %).

L’enquête a été d’autre part étendue pour 2019 aux 76-85 ans. Dans cette tranche d’âge, la prévalence du tabagisme est de 5,4 %, et de 4,8 % pour le tabagisme quotidien. Pour l’ensemble de la population des 18-85 ans, cela fait tomber le pourcentage à 28,7% de fumeurs, et 22,6% fumeurs quotidiens.

•• Grâce aux données de 2017, le bulletin dresse également le portrait des fumeurs. Ce sont majoritairement des hommes (54 %), ce sont des personnes de moins de 55 ans (81 %), en précarité socio-économique (moins diplômées, deux fois plus au chômage) et « en moins bonne santé mentale » (anxiété, épisodes dépressifs, insomnies chroniques …), reprend l’AFP.

« Ces données s’avèrent particulièrement utiles dans la lutte contre le tabagisme. En effet plus nous connaissons nos cibles, plus nous pouvons ajuster nos stratégies de prévention », a commenté Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addictions à Santé publique France.

•• Alors que la France a une des proportions de fumeurs « les plus élevées » d’Europe de l’Ouest, une autre étude accompagnant ce bulletin se penche sur les hospitalisations pour maladies cardio-vasculaires.

Ainsi, en 2015, 21 % des hospitalisations pour ces maladies (infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, …) étaient attribuables au tabagisme, soit 250 000, une part « considérable », souligne l’étude qui note que ces hospitalisations concernent des malades dès l’âge de 15 ans.

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25 Mai 2020 | E-cigarette
 

En cette période de déconfinement qui avance, les buralistes vont revenir aux fondamentaux de leur activité : parmi lesquels le développement du vapotage.

Le dernier baromètre France Vapotage tombe à point pour connaitre ce qui se passe, actuellement, dans la tête des fumeurs et vapoteurs (voir 18 mai). Nous allons revenir dessus, à plusieurs reprises, dans les jours qui viennent.

•• Premier sujet : quels sont les facteurs qui incitent à passer au vapotage ? (plusieurs réponses possibles).

Faire des économies : 56 %
 Trouver une alternative à la consommation du tabac : 53 %
 Prendre soin de sa santé : 48 %
 Éviter la reprise du tabac : 36 %
 Moins gêner son entourage : 30 %
 Se sentir libre de vapoter à tout moment et en tout lieu : 23 %
 Tester un produit suite à la vue d’une communication sur le vapotage : 9 %
 NSP : 3 %

En comparaison, par rapport à il y a un an, le besoin de faire des économies ressortait à 41 %.

•• « Dans un contexte de fortes hausses de prix du tabac, de nombreux fumeurs sont encouragés à se tourner vers le vapotage comme alternative » commente France Vapotage. « Les motivations exprimées par les vapoteurs révèlent la place de la cigarette électronique dans la société : une alternative au tabac moins coûteuse et moins nocive pour la santé ».

•• Enquête Odoxa, réalisée du 11 au 16 mars. Sur 2 échantillons : 2 009 Français représentatifs de la population et 847 vapoteurs.

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19 Mai 2020 | Observatoire
 

La consommation de l’alcool, de tabac et de cannabis baisse chez les jeunes adolescents français âgées de 11 à 15 ans mais reste supérieure à la moyenne européenne, selon une note de l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) diffusée mardi.

•• En 2018, 70 % des adolescents français de 15 ans déclarent avoir déjà bu de l’alcool, contre 79,2 % en 2014, souligne l’OFDT, dont l’analyse s’appuie sur les résultats d’une enquête de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) menée tous les quatre ans auprès de 227 000 élèves de 44 pays ou régions d’Europe et au Canada.

Un tiers des collégiens disent y avoir goûté avant l’entrée en 6e (contre 49,8 % en 2014), soit le niveau d’expérimentation le plus élevé d’Europe à cet âge, tous sexes confondus.

Si les garçons sont des consommateurs plus précoces que les filles jusqu’à 13 ans, l’écart s’estompe ensuite dans la quasi-totalité de l’Europe, à l’exception de l’Arménie, la Moldavie et l’Albanie.

L’expérimentation de l’ivresse – au moins deux au cours de la vie -, davantage présente en général chez les garçons que les filles, chute également de 17,1 à 12,9 % chez les jeunes Français de 15 ans, les plaçant dans le dernier quart du classement, dominé par le Danemark.

•• La cigarette fait également beaucoup moins d’adeptes avec seulement un tiers des adolescents français à l’avoir déjà essayée à la fin du collège en 2018, contre plus de la moitié en 2014. Le niveau d’expérimentation des jeunes de 11 et 13 ans, nettement plus faible, est aussi en baisse avec respectivement 4,1 et 14 % de premiers fumeurs.

Si elle reste au-dessus de la moyenne européenne, la proportion de jeunes fumeurs « au cours du mois » en France quitte les premières places du classement, occupées par l’Italie, la Bulgarie et la Lituanie. Lire la suite »

13 Mai 2020 | Observatoire
 

Plus d’un quart des fumeurs a plus fumé durant le confinement lié à l’épidémie de coronavirus, tandis que près d’un quart d’usagers d’alcool déclare en avoir moins bu, selon une enquête de l’agence sanitaire Santé publique France, annonce l’AFP ce matin.

« L’ennui, le manque d’activité, le stress et le plaisir sont les principales raisons mentionnées par les fumeurs ou usagers d’alcool ayant augmenté leur consommation.

« On note également que l’augmentation aussi bien pour le tabac que pour l’alcool est corrélée au risque d’anxiété et de dépression » selon Mme Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addictions à la direction de la prévention et de la promotion de la santé à Santé publique France (SpF)

•• Selon l’enquête publiée ce mercredi, 27 % des fumeurs interrogés déclarent avoir augmenté leur consommation de tabac depuis le confinement, plus de la moitié (55 %) la jugent stable et pour 19 %, elle a diminué.

Pour les fumeurs quotidiens (94 % des fumeurs interrogés), la hausse moyenne du nombre de cigarettes fumées est de 5 cigarettes par jour. Ce sont les 25-34 ans (41 %) et ceux travaillant à domicile (37%) qui indiquent le plus fréquemment fumer plus.

•• Le versant alcool « semble moins défavorable, avec environ un consommateur sur dix déclarant avoir augmenté sa consommation » mais près d’un quart l’a diminuée, selon l’agence sanitaire SpF.

Ainsi 11 % déclarent une augmentation de leur consommation d’alcool depuis le confinement, 65 % la disent stable, et 24 % qu’elle a diminué. Parmi ceux qui déclarent avoir augmenté leur consommation, la moitié (51 %) a augmenté leur fréquence de consommation, 10 % le nombre de verres bus les jours de consommation et 23 % les deux. Lire la suite »

11 Mai 2020 | Observatoire
 

Apparition de sondages de toutes sortes en ce début de déconfinement. Avec quelques indications qui retiennent l’attention. Rapidement :

•• Sondage Ifop / Le Parisien du 10 mai sur la « confiance dans les acteurs » … le contraste est saisissant entre les premiers, les médecins (95 % de nos concitoyens ont confiance) et les derniers, les réseaux sociaux (16 %).

•• Sondage Ifop Fiducial / JDD de ce même 10 mai sur « les leçons de la crise » : Lire la suite »

2 Mai 2020 | Observatoire
 

7 % des usagers quotidiens de cannabis auraient cessé toute consommation depuis le début du confinement, contraints pour la plupart par une rupture d’approvisionnement (voir 30 avril). 

35 % d’entre eux l’ont, au contraire, augmentée : une hausse révélée par les premiers résultats intermédiaires de l’étude en ligne Cannavid (voir 25 avril).

Ces données ont été publiées ce 29 avril.

•• Basés sur l’analyse de plus de 4 000 questionnaires complets rendus depuis le 16 avril (10 000 sont visés d’ici la fin du confinement strict prévue le 11 mai), ces résultats montrent une prédominance des hommes de moins de 40 ans parmi les répondants. Lire la suite »

29 Avr 2020 | Observatoire
 

Le Gouvernement a décidé de limiter la vente de substituts nicotiniques – patchs, gommes à mâcher et pastilles – et de l’interdire sur internet, après l’annonce d’études sur un « éventuel effet protecteur de la nicotine » face au Covid-19 (voir 24 et 23 avril).

•• En Alsace, on n’observe pour l’instant aucune répercussion sur les ventes de ces substituts en officine, observe le quotidien régional homonyme.

Dans une pharmacie à Colmar, on ne constate pas une demande supplémentaire de patchs. Même son de cloche à Strasbourg et Mulhouse : « Pas de répercussion sur la patientèle » et les pharmaciens interrogés se disent « alertés et demeurent vigilants ».

•• « C’est une constatation épidémiologique troublante » ajoute le Docteur Pascal Charles, pneumologue et allergologue, « cela semblerait montrer que des substances contenues dans le tabac inhalé sont toxiques éventuellement pour le virus mais il y a 3 000 substances dans le tabac, donc cela ne veut pas dire que c’est la nicotine.

« Et même si on admet que ce soit la nicotine qui inhibe la multiplication du virus : fumer, cela met dans le sang des taux très élevés de nicotine alors que quand on prend un patch, on amène des taux de nicotine beaucoup moins élevés mais constants dans le sang ».

« L’éventuel effet protecteur de la nicotine est-il par voie inhalée ou transcutanée ? » s’interroge encore le pneumologue.

27 Avr 2020 | Associations, Observatoire
 

Dans Vosges Matin, Yves Martinet (professeur de pneumologie à Nancy et président du Comité national contre le Tabagisme / CNCT) réagit à l’hypothèse d’un effet protecteur de la nicotine contre le Covid-19 (voir 23 et 22 avril).

•• « (…) À ce jour, il n’y a pas de preuve formelle de l’existence d’une protection quelconque contre le Covid avec la nicotine.

« En revanche, ce que l’on sait, quand des fumeurs font des infections au coronavirus, elles sont plus sévères que chez les non-fumeurs, parce que ce sont des personnes qui ont mis à l’épreuve leur appareil respiratoire pendant des années. Il faut donc rester extrêmement prudent. Malheureusement en ces périodes de crise, il y a une espèce d’engouement pour des hypothèses de travail qui méritent d’être vérifiées mais cela prend du temps.

•• Fumeur « contaminateur ». « On sait que pour certaines maladies – la tuberculose par exemple -, les fumeurs sont plus contagieux que les non-fumeurs. La composition de l’air qu’on expire quand on est fumeur est différente de la composition de l’air expiré quand on ne fume pas. La fumée rejetée est composée de particules fines et extra-fines et ce sont ces particules qui peuvent être le véhicule soit des bactéries soit des virus » (voir 29 mars).

•• Arrêt du tabac : « C’est difficile, tout le monde en est conscient (…) On peut vous aider dans cette épreuve inconfortable.

« Longtemps on a dit, les médecins aussi, que les fumeurs fumaient parce qu’ils étaient stressés. En fait, depuis 5 ans maintenant, de nombreuses études démontrent le contraire. C’est parce que les fumeurs fument qu’ils sont stressés. À l’arrêt du tabac, passé les premières semaines qui peuvent être très difficiles, les fumeurs sont moins stressés, moins anxieux et moins déprimés ».

20 Avr 2020 | Associations
 

Dans un communiqué du 17 avril, l’Alliance contre le Tabac apporte sa contribution au débat sur un potentiel « effet protecteur de la nicotine » contre le Covid-19 (voir 16 avril).

« L’Alliance contre le Tabac tient à mettre en garde contre toute reprise hâtive de tels propos tendant à la confusion entre tabac et nicotine et leurs effets respectifs sur l’évolution de patients atteints du COVID-19 ».

•• « L’Alliance contre le Tabac déplore la mise en avant d’un supposé effet protecteur du « tabac » contre un virus.

En effet, aucune information relative au tabac, lui-même responsable d’une pandémie entraînant le décès prématuré de 8 millions de personnes par an dans le monde, ne peut laisser entendre qu’un tel produit pourrait constituer une quelconque barrière contre les infections et être une solution en matière de santé publique. Lire la suite »

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20 Avr 2020 | Observatoire
 

Chronique d’une catastrophe économique annoncée. Les ventes du commerce de détail en France ont déjà reculé de 24 % en mars par rapport à février.

Sur une période qui comprend le début du confinement et la fermeture de certains magasins durant les deux dernières semaines du mois, rapporte la Banque de France.

Selon ces données provisoires publiées reprises par l’AFP, le recul est de -43,4 % pour les produits industriels et de seulement -0,9 % pour les produits alimentaires, dont une partie de la consommation s’est reportée de la restauration vers les particuliers (voir 17 avril).

•• Sur les trois derniers mois – arrêtés à fin mars par rapport aux trois mois précédents (donc avant que l’effet Coronavirus ne fonctionne à plein) – les ventes du commerce de détail chutent déjà de -7,2 %, tirées à la baisse par les produits industriels de consommation  (-14,6 %), notamment dans les secteurs de l’optique (-27,2 %), de l’automobile neuve (-20,7 %) et des meubles (-20,6 %).

Par circuit de distribution, les ventes trimestrielles du petit commerce baissent (-9,6 %) et celles de la grande distribution augmentent (+1,7 %).

•• Quant aux paiements par carte bancaire, ils ont chuté de -50 % lors de la première semaine de confinement pour finalement se contracter de -37 % (tous commerces confondus). Des données qui n’ont rien à voir avec ce qui se passe dans les points de vente restés ouverts.

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