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18 Juin 2020 | L'essentiel, Trafic
 

Le rapport KPMG sur l’état du marché parallèle des cigarettes en Europe (Union européenne, Grande-Bretagne, Suisse, Norvège), correspondant à 2019, vient d’être publié.

Pour la France, le marché parallèle ressort à 30,1 %. Soit la part de consommation de cigarettes qui ne vient pas du réseau des buralistes.

À comparer avec les chiffres KPMG des années précédentes :
• 28,4 % en 2018 (voir 6 juin 2019)
• 24,6 % en 2017 (voir 31 juillet 2018)
• 27,1 % en 2016 (voir 5 juillet 2017).

•• Pas vraiment une surprise. Avec 30,1 % de marché parallèle, la France est le pays européen le plus affecté par le phénomène. Lire la suite »

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18 Juin 2020 | International
 

Le succès commercial du tabac à chauffer aurait contribué à une baisse significative des ventes de cigarettes dans l’archipel nippon, selon une étude publiée dans la revue scientifique International Journal of Environmental Research and Public Health

Selon ses auteurs, le nombre de fumeurs japonais aurait été divisé d’un tiers depuis 2016 avec l’arrivée sur le marché des dispositifs de tabac à chauffer.

•• Cette étude – réalisée par une équipe canado-américaine sur la période 2011-2019 – insiste donc sur la superposition des courbes de baisse des ventes de cigarettes et de hausse des ventes de tabac à chauffer à partir de 2016, date du début de la commercialisation de ces dispositifs de nouvelle génération.

L’étude est intitulée « quelle est la cause du rapide déclin des ventes de cigarettes au Japon ? » Elle a été publiée le 20 mai et s’intéresse spécifiquement à l’impact des alternatives à la cigarette : notamment au tabac à chauffer, un produit fortement populaire dans l’archipel, mais également dans une moindre mesure aux cigarettes électroniques.

•• « Plus les fumeurs ont adopté des alternatives, et plus ils ont aidé à accélérer la transition des autres. Je pense que cela nous donne une indication d’à quel point les pays pourraient réduire rapidement l’utilisation de la cigarette s’il y avait différentes alternatives moins nocives disponibles ainsi que des campagnes d’information publique » souligne l’un des auteurs de l’étude, le professeur David T. Sweanor de l’Université d’Ottawa.

•• Et le scientifique de poursuivre en affirmant que l’exemple japonais est une « success story » de la lutte anti-tabagisme. « Nous avons constaté le déclin des ventes de cigarettes le plus rapide jamais observé dans un grand marché. Un tiers du marché de la cigarette s’est évaporé dans une période de temps remarquablement réduite et cela s’est fait avec des mesures non-coercitives » ajoute-t-il.

Voir aussi les 12 juin et 20 janvier.

8 Juin 2020 | Observatoire
 

D’après le baromètre santé Odoxa-FG2A – pour franceinfo et Le Figaro Santé, publié ce 8 juin – la part des Français se livrant à de mauvaises pratiques de consommation a drastiquement baissé pendant le confinement.

En revanche, peu de Français en ont conscience et les comportements à risque ne sont plus aussi mal vus qu’auparavant.

Baromètre réalisé par internet : les 12 et 13 mars sur un échantillon de 1 005 personnes représentatives de la population française âge de 18 ans et plus ; et les 13 et 14 mai 2020, sur un échantillon de 1 003 personnes).  Lire la suite »

 

En cette Journée mondiale sans Tabac 2020, on reviendra sur le rapport que nous avons présenté hier sur le paquet neutre (voir 30 mai) : rapport publié, fort opportunément, par la LUISS Business School (Rome) et Deloitte en Italie, avec le soutien de BAT (British American Tobacco).

Il s’agit d’une étude compilant toutes les données sur les 5 premières années de la mise en œuvre du paquet neutre en Australie (voir 1er décembre 2012). Pour conclure sur l’absolue inutilité de cette mesure.

•• « L’efficacité des mesures relatives aux paquets neutres en Australie fait l’objet d’un vif débat » déclare le professeur Raffaele Oriani de la LUISS Business School. Lire la suite »

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31 Mai 2020 | Associations
 

Dans un communiqué – diffusé juste avant cette Journée mondiale sans Tabac – le Comité national contre le Tabagisme se réjouit de la baisse continue du tabagisme en France, annoncée dans le dernier BEH (Bulletin épidémiologique Hebdomadaire) de Santé Publique France (voir 26 mai). 

•• Cependant, il tempère en signalant que les chiffres publiés montrent une baisse (de -1,4 point) moins significative par rapport aux deux années précédentes. « Certains indicateurs comme la baisse de la prévalence chez les 18-24 sont encourageants mais mitigés car cette baisse concerne uniquement les femmes. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Tabagisme : « une baisse continue … mais moins significative » (CNCT)  , ,
 

Annoncé comme une arme fatale contre le tabagisme, le paquet neutre ne s’est pas étendu à travers le monde comme prévu.

À la veille de la Journée mondiale sans Tabac (voir 26 mai 2020), on remarquera la publication d’un rapport publié par la LUISS Business School (Rome) et Deloitte en Italie. Une étude réalisée avec le soutien de BAT (British American Tobacco).

•• Ce rapport (en anglais) se présente comme une analyse, menée avec le recul nécessaire, sur les effets de l’introduction de la réglementation du paquet neutre en Australie dès décembre 2012. Il s’agit, en fait, de l’analyse la plus récente et la plus complète des données disponibles sur le sujet portant jusqu’en 2017.

•• Ses principales conclusions sont les suivantes :

en Australie, le paquet neutre ne s’est pas montré efficace, en soi, à réduire tant la prévalence tabagique que la consommation de tabac ;

le paquet neutre n’a pas modifié fondamentalement le comportement tabagique des Australiens ;

certaines données suggèrent même que le paquet neutre a plus contribué à une augmentation de la consommation de cigarettes qu’à une diminution ;

la consommation de cigarettes et de tabac à rouler a diminué plus rapidement en Nouvelle-Zélande (sans paquet neutre) qu’en Australie, sur la période (5 ans).

•• Extraits du résumé analytique : « Nos analyses montrent qu’il n’existe statistiquement aucune corrélation significative entre la mise en place du paquet neutre et la réduction de la prévalence du tabagisme ou la baisse de la consommation légale de tabac au cours de la période d’observation (…)

« L’emballage neutre en Australie s’associe à une augmentation de la consommation de cigarettes par personne. Ce modèle suggère que dans ce pays, le paquet neutre a eu un effet contreproductif, menant à une hausse de la consommation de cigarettes plutôt qu’à une baisse. »

Voir 29 mai 2018, 6 décembre 2017 et 1er décembre 2012 / Lien rapport

À suivre …

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26 Mai 2020 | L'essentiel, Observatoire
 

Le nombre de fumeuses au quotidien a diminué de façon « significative » entre 2018 et 2019, selon les chiffres publiés, ce mardi 26 mai, par Santé Publique France qui souligne une « forte baisse » générale du tabagisme depuis 2014, reprend une dépêche AFP.

Grâce à son Baromètre annuel, enquête réalisée par téléphone auprès de 10 000 personnes, l’organisme public note sur ces cinq dernières années une baisse de la prévalence du tabagisme, responsable de 75 000 décès par an en France (chiffres 2015).

•• Ainsi, en 2019, 30,4 % des Français âgés de 18 à 75 ans déclaraient fumer, au moins occasionnellement, contre 34,3 % entre 2014. Pour le tabagisme quotidien, le chiffre a baissé à 24 %, contre 28,5 % en 2014. Lire la suite »

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25 Mai 2020 | E-cigarette, L'essentiel
 

En cette période de déconfinement qui avance, les buralistes vont revenir aux fondamentaux de leur activité : parmi lesquels le développement du vapotage.

Le dernier baromètre France Vapotage tombe à point pour connaitre ce qui se passe, actuellement, dans la tête des fumeurs et vapoteurs (voir 18 mai). Nous allons revenir dessus, à plusieurs reprises, dans les jours qui viennent.

•• Premier sujet : quels sont les facteurs qui incitent à passer au vapotage ? (plusieurs réponses possibles).

Faire des économies : 56 %
 Trouver une alternative à la consommation du tabac : 53 %
 Prendre soin de sa santé : 48 %
 Éviter la reprise du tabac : 36 %
 Moins gêner son entourage : 30 %
 Se sentir libre de vapoter à tout moment et en tout lieu : 23 %
 Tester un produit suite à la vue d’une communication sur le vapotage : 9 %
 NSP : 3 %

En comparaison, par rapport à il y a un an, le besoin de faire des économies ressortait à 41 %.

•• « Dans un contexte de fortes hausses de prix du tabac, de nombreux fumeurs sont encouragés à se tourner vers le vapotage comme alternative » commente France Vapotage. « Les motivations exprimées par les vapoteurs révèlent la place de la cigarette électronique dans la société : une alternative au tabac moins coûteuse et moins nocive pour la santé ».

•• Enquête Odoxa, réalisée du 11 au 16 mars. Sur 2 échantillons : 2 009 Français représentatifs de la population et 847 vapoteurs.

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19 Mai 2020 | Observatoire
 

La consommation de l’alcool, de tabac et de cannabis baisse chez les jeunes adolescents français âgées de 11 à 15 ans mais reste supérieure à la moyenne européenne, selon une note de l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) diffusée mardi.

•• En 2018, 70 % des adolescents français de 15 ans déclarent avoir déjà bu de l’alcool, contre 79,2 % en 2014, souligne l’OFDT, dont l’analyse s’appuie sur les résultats d’une enquête de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) menée tous les quatre ans auprès de 227 000 élèves de 44 pays ou régions d’Europe et au Canada.

Un tiers des collégiens disent y avoir goûté avant l’entrée en 6e (contre 49,8 % en 2014), soit le niveau d’expérimentation le plus élevé d’Europe à cet âge, tous sexes confondus.

Si les garçons sont des consommateurs plus précoces que les filles jusqu’à 13 ans, l’écart s’estompe ensuite dans la quasi-totalité de l’Europe, à l’exception de l’Arménie, la Moldavie et l’Albanie.

L’expérimentation de l’ivresse – au moins deux au cours de la vie -, davantage présente en général chez les garçons que les filles, chute également de 17,1 à 12,9 % chez les jeunes Français de 15 ans, les plaçant dans le dernier quart du classement, dominé par le Danemark.

•• La cigarette fait également beaucoup moins d’adeptes avec seulement un tiers des adolescents français à l’avoir déjà essayée à la fin du collège en 2018, contre plus de la moitié en 2014. Le niveau d’expérimentation des jeunes de 11 et 13 ans, nettement plus faible, est aussi en baisse avec respectivement 4,1 et 14 % de premiers fumeurs.

Si elle reste au-dessus de la moyenne européenne, la proportion de jeunes fumeurs « au cours du mois » en France quitte les premières places du classement, occupées par l’Italie, la Bulgarie et la Lituanie. Lire la suite »

13 Mai 2020 | Observatoire
 

Plus d’un quart des fumeurs a plus fumé durant le confinement lié à l’épidémie de coronavirus, tandis que près d’un quart d’usagers d’alcool déclare en avoir moins bu, selon une enquête de l’agence sanitaire Santé publique France, annonce l’AFP ce matin.

« L’ennui, le manque d’activité, le stress et le plaisir sont les principales raisons mentionnées par les fumeurs ou usagers d’alcool ayant augmenté leur consommation.

« On note également que l’augmentation aussi bien pour le tabac que pour l’alcool est corrélée au risque d’anxiété et de dépression » selon Mme Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addictions à la direction de la prévention et de la promotion de la santé à Santé publique France (SpF)

•• Selon l’enquête publiée ce mercredi, 27 % des fumeurs interrogés déclarent avoir augmenté leur consommation de tabac depuis le confinement, plus de la moitié (55 %) la jugent stable et pour 19 %, elle a diminué.

Pour les fumeurs quotidiens (94 % des fumeurs interrogés), la hausse moyenne du nombre de cigarettes fumées est de 5 cigarettes par jour. Ce sont les 25-34 ans (41 %) et ceux travaillant à domicile (37%) qui indiquent le plus fréquemment fumer plus.

•• Le versant alcool « semble moins défavorable, avec environ un consommateur sur dix déclarant avoir augmenté sa consommation » mais près d’un quart l’a diminuée, selon l’agence sanitaire SpF.

Ainsi 11 % déclarent une augmentation de leur consommation d’alcool depuis le confinement, 65 % la disent stable, et 24 % qu’elle a diminué. Parmi ceux qui déclarent avoir augmenté leur consommation, la moitié (51 %) a augmenté leur fréquence de consommation, 10 % le nombre de verres bus les jours de consommation et 23 % les deux. Lire la suite »