Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
11 Nov 2019 | Profession
 

Buraliste à Montmédy (à une heure de la frontière luxembourgeoise) et président de la chambre syndicale des buralistes de la Meuse, François Mercier (voir 13 mars 2019) se fait le témoin de l’évolution de son métier dans L’Est Républicain.

Amer contre la concurrence déloyale des prix au Grand-Duché, ce patron de tabac-presse y garde les pieds sur terre : il existe maintenant des propositions alternatives au tabac avec les produits du vapotage et il participe activement au « Mois de la Vape » (voir Lmdt du 6 novembre 2019).

•• Il rappelle que le buraliste est véritablement commerçant d’utilité locale. « On vend des timbres-amendes et fiscaux. On viendra bientôt à mon enseigne pour le paiement de certains impôts, du moins pour les petits montants » précise-t-il.

•• « Grâce à tous ces services, on est reconnu officiellement comme des préposés de l’administration. Le service des cartes grises pourra être aussi bientôt de notre ressort, ce sera une aide supplémentaire dans les démarches du citoyen, on transmettra les documents aux services agréés », avant d’ajouter que la région Grand Est est une zone test pour la vente de billets Sncf.

Ceci, avant de conclure sur les aides publiques à la Transformation des buralistes (voir 19 décembre 2018).

10 Nov 2019 | Profession
 

Interviewé dans Le Midi Libre (édition du 9 novembre) sur les enjeux du réseau des buralistes, Jérémy Pezières (buraliste à Murviel-lès-Montpellier et prochain successeur de Marie-Thèrèse Dechaume à la tête de la chambre syndicale des buralistes Hérault-Montpellier) estime que :

la profession doit être « aux côtés des pouvoirs publics pour mieux encadrer la vente de tabac et faire de la prévention. Il ne faut pas oublier que lorsque nous vendons un paquet de cigarette, nous travaillons pour l’État ».

Il n’en reste pas moins que 59 buralistes ont disparu en 5 ans, dans la région, soit une baisse de plus de 4 %. Sachant que ce sont les départements de l’Aveyron et de l’Aude qui payent le plus lourd tribut.

•• « C’est sûr que cela peut faire peur. Mais moi je travaille dans l’agglomération de Montpellier (…) Si j’étais frontalier de l’Espagne ou dans un village, forcé à me diversifier et augmenter les amplitudes horaires, je comprendrais ; mais en ville, les bureaux de tabac restent rentables » remarque Jérémy Pezières, tout en rappelant : « il ne faut pas un système à deux vitesses. Aujourd’hui, nous avons besoin d’aide pour rester concurrentiels ».

•• Reste néanmoins qu’« il faut absolument harmoniser les prix à l’échelle européenne. Comment le buraliste des Pyrénées-Orientales peut -il survivre quand le paquet coûte 4 euros en Andorre ou 5 euros en Espagne ? ».

5 Nov 2019 | Profession
 

À Flogny-La-Chapelle (à une trentaine de kilomètres d’Auxerre, Yonne), Pascal Chevalier est buraliste depuis 25 ans. La part du tabac dans son chiffre d’affaire a fondu à partir des années 2000.

« Le tabac, avant, représentait 75 % de mon chiffre, ce n’est plus aujourd’hui que 50 % » explique le buraliste à France Bleu Yonne venu l’interviewer dans l’environnement de la hausse des prix (voir 31 octobre).

•• Jeux et cigarettes électroniques, puis services annexes lui ont permis de compenser ce manque à gagner : « on a ajouté des services supplémentaires comme le relais-colis ou les services de la poste. On va aussi à la recherche du petit truc qui déclenche la vente additionnelle » poursuit-il, « cette année, j’ai fait du parfum, du vin, des articles de pêche. Je vends aussi des bijoux et des fleurs. » Lire la suite »

5 Nov 2019 | Profession
 

On fume plus dans les régions frontalières que dans le reste de l’Hexagone (voir 29 janvier) et – singulièrement dans les Hauts-de-France – un fumeur sur deux a effectué son dernier achat dans un pays limitrophe (voir 16 juillet). Alors, comment cela se passe un jour de hausse de prix du paquet de cigarettes de 50 centimes, côté français ?

Réponse, en trois temps, du 19/20 de France 3 Nord-Pas-de-Calais du 1er novembre.

•• À Quiévrain, en Belgique, dans un supermarché du tabac, où la clientèle est française à 80 %, c’est l’affluence comme un autre week-end. « On ne peut pas se rendre compte. Les linéaires sont pleins comme chaque début de mois. Ça va y aller fort pendant quinze jours. Comme d’habitude » estime une employée.

•• Ambiance plus calme, côté français, à Anzin (à 3 kilomètres de Valenciennes) où est installé Joël Delbove (président de la Délégation Valenciennes de la chambre syndicale des buralistes du Nord et administrateur de la Confédération). Dans la zone, trois buralistes ont fermé ces deux dernières années.

« Quand on a que la vente de tabac, on est appelé à disparaître » déclare-t-il. « Le mot d’ordre de notre Confédération est de se diversifier et de se transformer » : le multi-service et le service public de proximité comme voie de salut des buralistes.

•• Et l’harmonisation européenne des prix ? « Je pense que ce sera difficile parce qu’il n’y a pas de pays qui veulent mettre le prix du tabac au niveau français. Hormis les Anglais, nous sommes les plus chers » constate Joël Delbove.

5 Nov 2019 | Profession
 

À Riom (dans le Puy-de-Dôme, à une quinzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand), les buralistes, interrogés par La Montagne, se montraient inquiets, ce vendredi 1er novembre, par la neuvième augmentation du prix du tabac du Gouvernement Macron (voir 31 octobre). 

« S’ils veulent qu’on ferme, qu’ils le disent et ça nous évitera de nous lever tous les jours à 6 heures » réagit d’emblée Hervé Alves, propriétaire d’un bar-tabac, « quand on a commencé en 2011, le paquet de cigarettes était aux alentours de 5,50 euros. Aujourd’hui, fumer est devenu un luxe. »

•• Un constat partagé par Isabelle et Gilles André  qui tiennent un tabac-presse : « c’est exagéré toutes ces augmentations. Les gens n’ont plus les moyens de s’acheter des cigarettes. En tout cas, plus les moyens … de s’acheter des cigarettes en France. Parce que si les hausses de prix ont poussé certains à arrêter de fumer, la grande majorité a simplement changé  de filière d’approvisionnement en allant chercher des cigarettes dans les pays voisins, voire même en les commandant sur Internet. »

•• Même Christophe Roux (photo), qui a pris depuis plusieurs mois le virage de la diversification, maugrée : « ces augmentations de prix, on les subit. Alors tous les matins, on se creuse la tête pour savoir ce qu’on pourrait mettre en place pour compenser le manque à gagner lié à la vente de tabac. » Lui a notamment décidé de créer Le Riomois, un couteau conçu avec les frères Dubesset, des couteliers thiernois. Mais il propose aussi des articles pour fumeurs comme des narguilés. Ou encore le compte Nickel.

« Malgré nos efforts, la diversification ne compense pas la baisse des ventes de tabac » souligne-t-il. « Le tabac, c’est entre 55 et 60 % de notre chiffre quotidien. La seule chose qui peut nous sauver, c’est la présence. On reste un commerce de proximité et il est vital pour nous que les gens continuent à venir chez nous. Mais comme mes collègues buralistes, je constate que la fréquentation de mon commerce est en baisse parce que les gens parviennent à se fournir autrement. » Lire la suite »

28 Oct 2019 | Profession
 

À Linazay (au sud de la Vienne), Daniel Mérigot consacre un quart de ses terres à la production de tabac. Un marché de niche qui reste profitable malgré le contexte difficile que l’on connait (voir Lmdt du 30 et 8 septembre).

Quand il a commencé en 2003 sur des terres longtemps dédiées à la culture du maïs irrigué, cet agriculteur ne cultivait que 4,5 hectares de tabac. Il a décuplé sa production depuis : 7,55 tonnes de feuilles pour près de 1 400 kilos de tabac sec sur 44 hectares.

•• Une tendance étonnante alors que la filière connaît un inexorable déclin en France. Lire la suite »

25 Oct 2019 | Profession
 

Pour la première fois, la CCI Pau Béarn organisait, lundi 21 octobre, « Connect Street ». Soit un salon professionnel innovateur … ce qui tombe bien puisqu’il s’agit de façonner le commerce de demain : sur le thème, si actuel, des synergies entre le commerce local « physique » et le « digital ». 

Une trentaine d’exposants, des conférences apportant expertises et conseils … « Comment ne pas rater le train du commerce de demain ? » a été le fil rouge de l’événement, Notamment en s’appuyant sur les nouvelles technologies et Internet : pour des solutions « phygital » rapporte La République des Pyrénées. Lire la suite »

22 Oct 2019 | Profession
 

À travers l’organisation d’un premier salon des buralistes en même temps que son assemblée générale, à Borgu ce dimanche 20 octobre, la chambre syndicale de Corse a entamé le grand virage de la Transformation.

Confrontés à un tassement des ventes (-4 % en volume depuis la fin de l’année), les buralistes locaux sont confrontés aussi – d’après Corse Matin – à la confirmation de la suppression progressive du dispositif fiscal dérogatoire octroyé à l’Île.

•• À partir du 1er janvier 2022, le prix d’un paquet de cigarettes vendu en Corse devra être « au moins égal » à 80 % du tarif pratiqué au plan national. L’augmentation devant se poursuivre par tranches de 5 % pour atteindre, en 2025, 95 % du prix établi dans l’Hexagone. Lire la suite »

21 Oct 2019 | Profession
 

Pas moins de 600 buralistes de la région vont pouvoir bénéficier d’un soutien du Crédit Agricole pour les accompagner dans leur démarche de Transformation.

Ceci, en complément des aides négociées par la Confédération et déjà apportées par le Fonds : soit, rappelons-le, 30 % des dépenses HT (40 % pour les buralistes percevant les compléments de remise) avec un plafond maximal de 33 000 euros (voir Lmdt du 19 décembre 2018).

•• Ce jeudi 17 octobre, la caisse régionale du Crédit Agricole Nord Midi-a donc signé une convention de partenariat avec les chambres syndicales des buralistes de l’Aveyron, du Lot, du Tarn et du Tarn-et-Garonne. Lire la suite »

16 Oct 2019 | L'essentiel, Profession
 

Dans un communiqué, la Confédération présente la nouvelle signature du réseau ainsi que son identité visuelle, dévoilée lors du Congrès de la semaine dernière (voir Lmdt du 12 octobre).

Nous le reproduisons intégralement.

« La Confédération nationale des buralistes fait évoluer l’identité visuelle du réseau pour appuyer la stratégie de développement initiée en janvier 2018. Ce choix d’identité répond à l’évolution du métier, en repensant les points de vente et en déployant de nouvelles activités chez les buralistes, pour les adapter aux nouveaux usages de consommation et aux attentes de ses 10 millions de clients quotidien.

« La genèse de cette identité est née de la volonté des femmes et hommes du réseau de renforcer la notion d’utilité locale et affirmer ses ambitions tout en conservant son histoire liée à la vente du tabac.

•• « Fédérés autour de notre emblème historique, la carotte rouge de notre réseau se modernise pour la première fois de son histoire et se verra habillée d’un contour blanc puis ornée d’un liseré bleu.

« Au-delà de l’évolution visuelle, le réseau des Buralistes légitimise son rôle de commerçant avec sa nouvelle signature réseau : « commerçant d’utilité locale » et prend donc une nouvelle dimension, plus responsable et servicielle, dans son ancrage territorial.

•• « Ce maillage est un élément fondamental pour contribuer à la revitalisation des territoires. Les nombreux échanges depuis le lancement du plan de transformation ont également nourri les réflexions et le sentiment de proximité et de disponibilité des 24 500 buralistes en France.

« Cette nouvelle identité, orchestrée par la Confédération et accompagnée de l’agence Dragon Rouge, sera un outil supplémentaire et unique pour répondre aux attentes des buralistes. En effet, le fonds de transformation permettra aux buralistes de faire évoluer leur profession de « buraliste à commerçant d’utilité locale ».

•• Pour Philippe Coy, « nous avons oublié d’être commerçants alors que nous accueillons 10 millions de Français par jour. 41% des buralistes se situent dans des communes de moins de 3 500 habitants. Parfois, ils en sont le dernier commerce.

« Les 1 750 nouveaux repreneurs chaque année savent qu’il est nécessaire de miser sur la proximité, en proposant un commerce à la fois moderne et diversifié ».