Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
5 Déc 2016 | Observatoire
 

point-d-interrogationQui consommait trois paquets de Gauloises par jour pour soutenir la Régie des tabacs mais n’allumait pas les cigarettes de ces mêmes paquets pour ne pas contrevenir à une campagne du ministère de la Santé ?

Voir sur le site « Nous sommes 13 millions de fumeurs adultes et responsables » (lien).

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25 Sep 2016 | Profession
 

Musee tabac bergerac GitaneAlors que la Gitane Maïs vient de disparaître (voir Lmdt du 21 septembre), le musée du Tabac de Bergerac (voir Lmdt du 18 septembre 2015) a inauguré, lors du dernier week-end du patrimoine, sa première exposition temporaire dans ses nouveaux espaces. Créations de couturiers et photographes mettent en scène la figure de la « Gitane ». Jusqu’au mois de février 2017.

Yves Saint-Laurent, Ungaro, Dolce & Gabbana … , le musée s’offre une vingtaine de créations qu’a inspiré la muse durant les années 90, issues des collections du musée parisien de la Seita, fermé en 2000, puis léguées au musée du textile de Roubaix.

Créée en 1910, la marque ne s’est lancée dans le travail de son image qu’à partir du milieu des années 20. En 1923, un rapport sur l’industrie du tabac est demandé au député André Citroën, œil très prisé à l’époque : « il est étonné qu’il y ait très peu de publicités autour du produit et incite la Seita à en créer », raconte Philippe Carmin, conservateur du musée.

Colin, Savignac, Villemot … Les meilleurs graphistes et affichistes de l’époque travaillent alors pour la marque. « En 1927, le peintre Maurice Giot va créer la première Gitane, plus réaliste que sur les paquets actuels. Elle a un visage, un foulard et un tambourin. Une vingtaine d’années plus tard, l’affichiste Marc Ponty la rend plus dynamique. Il stylise le dessin et ajoute des vagues de fumée. Ce graphisme n’a pas été retouché depuis 1947 » retrace le conservateur.

Dans les années 90, la Seita relance une grande campagne de communication, commandant des œuvres à des duos de couturiers et photographes. C’est ce travail que l’on retrouve au musée du tabac de Bergerac.

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26 Juil 2016 | Observatoire
 

Yan Pei-Ming CigareIl va réjouir les buralistes, cet interview paru dans le dernier numéro de « M Le magazine du Monde » du grand peintre franco-chinois Yan Pei-Ming, grand aficionado aux cigares :

« J’achète toujours mes cigares en France. Je n’ai pas de filières pour les faire venir spécialement. Je paie les taxes ! ».

Pour en savoir plus, voir sur le site « Nous sommes 13 millions de fumeurs adultes et responsables » (lien).

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9 Juil 2016 | Profession
 

Festival journalisme CouthuresDepuis une semaine, 26 buralistes dans le Lot-et-Garonne vendent des « pass » pour la première édition du « Festival international du journalisme vivant » qui se tiendra à Couthures du 29 au 31 juillet.

Dans l’intimité de ce petit village, on parlera des grands sujets qui font l’actualité du monde d’aujourd’hui, sous forme de débats, de rencontres, d’expositions, de projections, de concerts, etc. Le festival investira, entre autres, trois séchoirs à tabac de Couthures pour y tenir des ateliers thématiques.

Comment donc les buralistes se sont-ils retrouvés dans ce projet ? Tout part de Ryad Boulanouar (co-fondateur du Compte Nickel/ voir Lmdt des 25 et 26 mai) qui a mis en relation Laurence Corona (organisatrice du festival et directrice de la communication de la maison d’édition Les Arènes) avec Jean-Luc Renaud (secrétaire général de la confédération et président de la chambre syndicale du département). Lire la suite »

19 Juin 2016 | Observatoire
 

HouellebecqL’écrivain est aussi photographe. Et il expose au Palais de Tokyo, à Paris, à partir de ce jeudi 23 juin.

Pied de nez à Marisol Touraine ? En tout cas, le célèbre romancier – fumeur assumé (voir Lmdt des 26 août 2015 et 24 août 2014) – a fait implanter un fumoir au cœur de son expo. « Une intention fraternelle pour mes fidèles ».

Voir aussi « Nous sommes 13 millions de fumeurs adultes et responsables » (lien).

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10 Juin 2016 | Profession
 

« Une politique culturelle ambitieuse » passe désormais « par la droite, et non plus par la gauche » a déclaré Nicolas Sarkozy, ce jeudi 8 juin, lors d’une convention de son parti sur le thème « Culture, création, patrimoine et communication ».

•• Parmi ses propositions, le doublement du budget pour le patrimoine qui passerait à 1,5 milliard d’euros d’ici 2020.

Précision du document de travail remis aux participants : « nous inciterons la Française des Jeux à mettre en place un tirage dédié à l’occasion des Journées du Patrimoine dont le produit viendra accompagner les actions en faveur du patrimoine ».

•• Par ailleurs, il se murmure que Nicolas Sarkozy a, en tête, la visite de buralistes lors de l’un de ses prochains déplacements en province. Pour y faire une déclaration sur sa vision de l’avenir du réseau, peut-on supposer.

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6 Juin 2016 | Pression normative
 

Indonesie Printemps FrancaisPourquoi Michèle Delaunay tape-t-elle du poing sur la table contre la 13 ème édition du « Printemps français » (28 avril – 11 juin), dédié aux échanges France/Indonésie dans le domaine des industries créatives ? Parce que la cinquantaine d’évènements organisés dans une dizaine de villes indonésiennes compte parmi ses sponsors (à côté de Total, de France 24, de Mercure et de Sheraton) … la Fondation Djarum, créée par le fabricant indonésien d’une marque de cigarettes – aux clous de girofle – très prisées là-bas mais aussi vendues à l’international, dont la France.

Donc, Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, s’est fait sermonner par la députée PS dans une question écrite que nous reproduisons intégralement : Lire la suite »

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31 Jan 2016 | Observatoire
 

Défilé GaultierIl n’est pas passé inaperçu, le défilé de Jean-Paul Gaultier, lors de cette « fashion week » parisienne : ses mannequins défilant en brandissant des cigarettes. Des vraies, elles étaient fumées.
Provocation ? Non, seulement le rappel nostalgique de la grande époque du « Palace ». À l’époque où il n’y avait pas fête sans feu.

Voir le site « Nous sommes 13 millions de fumeurs adultes et responsables » (lien).

3 Jan 2016 | International
 

Sevilla Université-Real FabricaElle aura accueilli de nombreux visiteurs jusqu’à son terme, avec les derniers jours de 2015, l’exposition organisée cet automne à Séville par les archives historiques de la province : « El tabaco del rey », un retour sur l’histoire de la Real Fábrica de Tabacos de Sevilla, à travers des archives toujours en possession d’Altadis (filiale d’Imperial Tobacco en Espagne).

Le succès de cette exposition, à la scénographie pourtant modeste, tient aux relations étroites entre l’histoire du tabac et Séville, où le tabac venant d’Amérique a commencé à être fumé en 1607. Il s’est agi alors très vite de satisfaire une demande qui s’est rapidement propagée dans toute l’Europe.

Une toute première fabrique, implantée dans le quartier de San Pedro en 1620 pour ne produire que du tabac à priser, laisse donc la place à un grand projet à la hauteur des ambitions du monopole royal.

En 1758, est inaugurée la Real Fábrica de Tabacos de Sevilla, soit cet imposant édifice partiellement fortifié, qui à l’époque n’était dépassé en dimensions que par le palais de l’Escorial, près de Madrid. Les touristes parcourant la capitale andalouse ne peuvent que le remarquer pour le contempler (ou le visiter) entre le palais des Montpensier de San-Telmo et le mythique hôtel Alphonse XIII.

Real FabricaJusqu’en 1942, on y aura stocké, traité, préparé et fabriqué tous les produits du tabac : tabac à priser, tabac à rouler, cigares et cigarettes (dès 1817).

Plusieurs milliers d’employés (jusqu’à 8 000, certaines années) y travaillaient et y vivaient quasiment en vase clos (ils habitaient dans les rues adjacentes), dans un univers se suffisant à lui-même de par son recrutement familial. L’usine disposait de son propre tribunal et d’une prison, le vol de tabac étant chose fréquente mais durement châtiée.

C’est ce que retraçait l’exposition à travers des documents savamment sélectionnés : édits royaux, plans, actes administratifs, fiches de tâches, etc. Évocateur mais pas fastidieux.

Cigarerra Real FabricaDe même, l’exposition nous menait sur les traces de Carmen. Car le recrutement féminin y est mis en pratique à partir de 1813. Les « cigarreras » sont plus douées que les hommes pour rouler cigares ou cigarettes et … leur rémunération est moindre. On les autorise à venir travailler avec leurs enfants et leur nombre (jusqu’ à 6 000) en fait une collectivité à fort caractère ayant une influence sur toute la vie sévillane.

Il n’en fallait pas plus pour que les cigarreras inspirent la nouvelle de Mérimée puis l’œuvre de Bizet et donnent à Carmen une image qui force les cœurs et le temps.

Cette notoriété, universelle et romantique, donnera aux cigarreras le poids suffisant pour menacer de se révolter, en 1885, devant la rumeur de la prochaine installation de machines à fabriquer les cigarettes.

La lettre officielle de démenti de la direction que l’on pouvait lire, parmi les photos et portraits de cigarreras, est un modèle dans le genre communiqué de com interne d’aujourd’hui.

Passionnant retour sur l’histoire. Le temps d’une exposition où Séville a retrouvé son âge d’or du tabac.

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11 Oct 2015 | Profession
 

Christophe ManiguetDe la caisse d’un tabac-presse aux planches d’un théâtre parisien. Christophe Maniguet voit le rêve qu’il s’est forgé prendre forme. Sa pièce – « L’enfant des promesses    oubliées » – entame sa deuxième semaine.

Et les premiers commentaires sont plutôt sympas. Notamment sur le texte de Christophe Maniguet : « le texte touche » ; « c’est une belle écriture » ; « la tension dramatique est progressive ».

L’auteur, fils de buraliste, a tenu un tabac-presse, de 1999 à 2009, en Haute-Saône dont il a été président de chambre syndicale. A la suite de quoi, il décide de monter à Paris pour tout donner à sa passion du théâtre.

Sans contacts ni relations et encore moins de vraies expériences, si ce n’est l’ingrate école du théâtre amateur dans sa région. Lire la suite »

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