Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
29 Mar 2020 | L'Info
 

Nous le savions déjà. Le Premier ministre l’a confirmé hier : « le combat ne fait que commencer. Les quinze premiers jours d’avril seront encore plus difficiles que les quinze jours qui viennent de s’écouler. »

Difficiles pour les contaminés et leurs proches. Difficiles pour les soignants. Difficiles, à un degré ou à un autre, pour tout le monde. Dont les acteurs économiques – « la deuxième ligne » – parmi lesquels ces commerces « dont je ne peux les citer tous ».

Parmi ces commerces, les buralistes auxquels Gérald Darmanin, leur ministre de tutelle, a adressé un message de reconnaissance et d’encouragement ce vendredi soir (voir 28 mars). Une grande majorité de ces buralistes (85 à 90 %, selon les dernières estimations) continuent à ouvrir, à accueillir leurs clients (en suivant strictement les règles de gestes-barrières et de distanciation sociale), en tenant encore plus leur rôle de commerçants d’utilité locale.

•• Logista. Dans les mesures prises par Logista, en concertation avec la Confédération – et annoncées par l’envoi d’un message sur les boîtes mails des buralistes (#90 Le Lien) -, la mise en place d’un dispositif « afin de faciliter la continuité d’exploitation des buralistes payant par chèque de banque » et pénalisés par la fermeture de certaines agences bancaires.

« À compter de ce lundi 30 mars, les buralistes, cautionnés ou non cautionnés par l’EDC, ont la possibilité de payer préalablement leur commande par virement bancaire express en lieu et place des chèques de banque. » Les buralistes concernés doivent contacter le Pôle Client de leur DRD après valorisation du montant du virement.

•• Ile-de-France. Parmi les buralistes ayant opté pour la fermeture de leur point de vente (pour raisons de santé mais aussi économiques), on sait qu’un certain nombre sont situés en région parisienne (voir 28 mars).

Rien d’étonnant si l’on apprend – selon les données des abonnés d’Orange – que plus d’un million de Franciliens ont quitté leur région depuis le 13 mars. 1,2 million plus précisément. Soit 17 % des habitants de la métropole du Grand Paris.

•• Solidarité. La chambre syndicale des buralistes de Gironde a pris la décision d’offrir un respirateur de réanimation aux autorités hospitalières du département.

29 Mar 2020 | Profession
 

Épisode 11 de notre revue de presse régionale (voir 28, 27, 26 et 25 mars).

•• « Depuis le confinement, je ferme plus tôt. Le matin, mes clients sont nombreux, je fais dans les 250 et l’après-midi, une cinquantaine de personnes, soit en fin de journée … 300. Je fais donc mon chiffre le matin » estime un buraliste de Vic-Fezensac (à 30 kilomètres d’Auch, Gers).

Avec son employé, « pour éviter tout contact, nous travaillons en alternance, une semaine chacun. Ayant tous les deux des enfants, nous y avons pensé ! ».

Concernant le chiffre d’affaires du tabac-presse, une relative baisse est constatée  : « à la semaine, je table sur 10 % de baisse. Les frontières étant closes, au niveau du Pas-de-la-Case et de l’Espagne, les gens étant confinés, ils sont obligés de consommer dans l’espace Occitanie. Pour nous, c’est presque un avantage d’ouvrir » (La Dépêche du Midi).

•• Un buraliste de Narbonne (Hérault) partage, avec ses confrères restés ouverts, le sentiment de maintenir le lien social dans la ville : « on est le seul centre de vie en ce moment . On fait, par exemple, les photocopies des attestations de sortie… C’est important pour les gens ». « C’est très calme, c’est logique. Je suis à moins de 200 clients par jour. Les gens viennent pour le tabac et faire un loto et repartent. Pour la presse, ce qu’on vend, c’est L’Indépendant. »

Question sécurité, le buraliste n’autorise qu’une seule personne à la fois à entrer dans son magasin. Le buraliste est protégé, à son comptoir, par une vitre plexiglas et porte un masque ainsi que des gants.

« J’ai mis en place des règles pour me protéger et protéger les clients. C’est pour ça que je préfère qu’ils ne se croisent pas dans mes locaux qui sont quand même réduits. » (La Dépêche du Midi).

•• Ils sont deux associés dans ce tabac-presse d’Ampuis (à l’extrême sud du Rhône) mais ils ont choisi de ne plus travailler en même temps depuis le confinement.

Dès l’entrée, ils préviennent que quatre clients, pas plus, peuvent être présents en simultané et ont aussi installé une banderole pour indiquer les limites à ne pas dépasser par rapport au comptoir. La buraliste ne porte pas de masque (« on n’arrive pas à respirer avec ») ni de gants mais se met du gel hydroalcoolique après chaque client.

Des clients qui respectent relativement bien les consignes. Un fidèle arrive et tente pourtant de lui serrer la main. Rappel à l’ordre poli de la buraliste. Lire la suite »

29 Mar 2020 | Associations, E-cigarette
 

Prompte réaction de l’association Sovape au communiqué du CNCT (Comité national contre le Tabagisme) assurant que le vapotage pourrait être un vecteur de contamination du Covid-19. Et demandant aux fumeurs et vapoteurs de sortir seuls ainsi qu’ à distance minimale de 10 mètres de toute personne et de toute habitation (voir ci-dessous).

« Stigmatisante, cette communication pourrait donner à croire que traiter vapoteurs et fumeurs comme des pestiférés limiterait la propagation du virus au risque de relâcher les autres mesures de précaution » estime Sovape (voir 27 janvier).

« Dans un contexte angoissant, cette communication, sans assise scientifique pertinente, d’une organisation œuvrant dans le champ de la santé publique va à l’encontre du besoin général de sérénité, solidarité et bienveillance ».

•• Par ailleurs, Sovape rappelle qu’« en l’état actuel des connaissances, le Covid-19 se transmet essentiellement par gouttelettes de salive. Aucune donnée scientifique n’indique que l’aérosol exhalé par le vapoteur pourrait être vecteur de propagation du Sars-Cov-2, il ne contient pas de gouttelettes de salive ».

«Les vapoteurs ne présentent pas de risque de propagation du Covid-19, sauf s’ils toussent au moment d’exhaler l’aérosol » précise ainsi Neal Benowitz, professeur émérite de médecine de l’Université de San Francisco, chercheur de renommée mondiale concernant le vapotage et le tabagisme.

•• Et l’association de recommander : « pour faire barrière à la contamination, vapoteurs et fumeurs doivent respecter les mêmes distances sociales que le reste de la population. Nous préconisons une distance de deux mètres.

« Il est recommandé en outre :
. de bien nettoyer son matériel de vapotage régulièrement ;
. de le désinfecter à chaque lavage de main par exemple, car il est fréquemment porté à la bouche ;
. et bien sûr, de ne surtout pas le partager
 ».

29 Mar 2020 | Associations
 

Après un premier message sur un facteur aggravant du tabagisme quant aux risques liés au Covid-19 (voir 17 mars), le Comité nationale contre le Tabagisme rappelle dans un communiqué, du 26 mars, sa mise en garde et l’étend au vapotage. 

« (…) Concernant les vapoteurs, même si les conséquences respiratoires de cette dépendance sont moins importantes que celles liées au tabagisme, il existe des données scientifiques qui prouvent son retentissement sur la fonction respiratoire des vapoteurs. Il est trop tôt pour dire s’ils sont plus souvent atteints et/ou présentent des formes plus sévères que les non-fumeurs non-vapoteurs.

•• « En revanche, ce qui est certain, c’est que les particules présentes dans la vapeur exhalée par les vapoteurs infectés par le coronavirus sont potentiellement porteuses du virus et peuvent être à l’origine de contaminations par vapotages passif et ultra-passif au même titre que pour le tabagisme.

•• « Concernant à la fois le tabagisme et le vapotage passifs à l’extérieur, les nuages de fumée et de vape produits sont détectés jusqu’à 10 mètres autour de l’usager. Dès lors que ces nuages sont potentiellement contagieux, une telle distance de sécurité doit être respectée.

D’où l’appel du président Yves Martinet : « fumeurs, vapoteurs, pour vous et votre entourage, arrêtez le plus vite possible. Sinon, ne fumez pas et ne vapotez pas au domicile. 

« Si vous sortez, sortez seul et à distance minimale de 10 mètres de toute personne et de toute habitation. Arrêter de fumer n’est pas facile. Pour vous faire aider, appelez Tabac-Info-Service au 3989 ou contactez votre médecin, votre pharmacien ou un addictologue. ».

29 Mar 2020 | International
 

« Cigarettes is not a basic good ».

Tel est l’avis d’Ebrahim Patel, ministre du commerce et de l’industrie d’Afrique du Sud, exprimé lors de la publication, ce 27 mars, de la liste des produits dont la vente est suspendue pendant la période de confinement de 21 jours que vient d’adopter le pays.

La vente de cigarettes est donc interdite pendant ce confinement.

« Nous avons 21 jours de confinement pour arrêter la propagation du virus. Ce n’est pas une année, encore moins deux années … Et nous avons établi une liste de produits autorisés la plus courte et la plus simple pour que les gens passent le moins de temps possible dans les commerces ».

En revanche, la vente d’alcool reste autorisée, à certaines heures, dans les bars, restaurants et magasins spécialisés qui, paradoxalement, peuvent rester ouverts.

28 Mar 2020 | Observatoire
 

Les cybermarchands doivent gérer la hausse des commandes, en particulier dans l’alimentaire. Les délais de livraison se rallongent.

La mécanique de l’e-commerce, qui pour beaucoup de produits reste le seul canal de distribution autorisé, connaît des craquements.

Analyse des Échos.

•• Les sites des enseignes alimentaires sont pris d’assaut. Nielsen notait, dès le début du confinement, une hausse de 30 % des commandes pour les drives et la livraison à domicile. La hausse n’a fait que se poursuivre depuis. Lire la suite »

28 Mar 2020 | Profession
 

Épisode 10 de notre revue de presse régionale (voir 27, 26 et 25 mars).

•• À Mauges-sur-Loire (à 30 kilomètres d’Angers, Maine-et-Loire), le buraliste a fermé son bar-restaurant et a gardé ouverte la partie tabac-presse … « mais j’avoue que ce n’est pas évident car les clients ne se bousculent pas au portillon. Comme beaucoup d’autres, je fais avec en prenant mon mal en patience ».

« Ce matin, il est dix heures et j’ai vu seulement 7 clients. C’est bien simple, depuis le début du confinement, mon chiffre a baissé de plus de 80 % ». Sa seule satisfaction est de maintenir un lien avec ses fidèles clients. Lire la suite »

28 Mar 2020 | Profession
 

Selon les évaluations de professionnels, la moitié des quelque 750 buralistes de la capitale auraient déjà baissé le rideau.

Et les fumeurs commenceraient à avoir des difficultés à se réapprovisionner, selon Le Parisien / Aujourd’hui en France (27 mars). 

Le quotidien démarre donc son article sur la file d’attente d’une trentaine d’acheteurs sur une bonne cinquantaine de mètres, distance de sécurité oblige, devant un buraliste du 20e arrondissement.

Au début de la semaine, le centre de Logista France à Lognes (qui approvisionne tous les commerces de région parisienne) recensait 45 % de points de vente fermés. Ce chiffre aurait grossi depuis. Lire la suite »

28 Mar 2020 | Observatoire
 

Contrôles accrus et fermeture des frontières ne font pas bon ménage avec le trafic de cannabis. L’épidémie de coronavirus oblige les trafiquants à se réinventer pour s’approvisionner en période de confinement. Une enquête de Reuters à Orléans.

•• Dans son appartement du centre d’Orléans, un fumeur consomme son dernier gramme de cannabis, acheté il y a une dizaine de jours. « Quelques heures avant le confinement, le prix du gramme de cannabis avait déjà doublé » explique-t-il, « mais depuis, il n’y a plus de trafic dans les rues. »

Son dealer, qui compte entre 50 et 70 clients sur l’année, s’approvisionne habituellement lui-même en Belgique et aux Pays-Bas,  ou bien fait acheminer de la résine de cannabis du Maroc.

Avec les mesures de confinement, imposées en France pour limiter la propagation du coronavirus, et les contrôles presque systématiques des voitures, il a décidé de mettre un terme à ses déplacements. « Pour l’instant, on vit sur les stocks d’avant le confinement, mais on en voit le bout » dit celui qui touche entre 2 500 et 3 000 euros de bénéfices les mois les plus vendeurs grâce à cette activité.

•• Dans certaines villes, les services policiers ont constaté, tout comme à Orléans, de fortes hausses de prix sur le terrain. À Marseille, les 100 grammes de cannabis sont passés de 280 à 500 euros en une semaine, rapporte le syndicat Unité SGP Police.

Le marché se tend à Bordeaux et à Rennes.  La résine de cannabis commence aussi à se faire très rare en prison, où 20 grammes peuvent se vendre 500 euros. Une autre source policière, en région parisienne, précise que le prix du kilo de cannabis chez les semi-grossistes est passé de 2 000 à 3 500 euros depuis le début du confinement.

•• « On nous parle d’un début de pénurie » avance Yann Bastière, délégué national investigation d’Unité SGP Police à Reuters. « Aussi bien côté marocain qu’espagnol, tout le monde fait attention à sa frontière et ce qui peut y passer ». Lire la suite »