Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
5 Juil 2019 | Pression normative
 

D’après un nouveau rapport du groupe anti-tabac Truth Initiative, les représentations de tabac dans les séries les plus populaires chez les jeunes, sur la plateforme de streaming Netflix, ont pratiquement quadruplé l’année dernière. 

Netflix vient d’annoncer que tous ses nouveaux programmes et séries originaux à destination du jeune public interdiront désormais tabac et cigarettes électroniques, sauf pour « des raisons historiques ou factuelles ».

•• « Netflix soutient fermement l’expression artistique » a déclaré un porte-parole du géant américain à Variety. « Nous reconnaissons cependant que fumer est mauvais pour la santé, et que quand le tabac est représenté de manière positive à l’écran, il peut influencer un jeune public ». Lire la suite »

11 Fév 2019 | Profession
 

Le téléfilm de France 2, « Illégitime », sur « un buraliste qui abat un braqueur », a raflé quatre prix à la 21ème édition du festival des créations télévisuelles de Luchon, ce 9 février.

Réalisé par Renaud Bertrand, ce drame se déroule (et a été tourné) dans la banlieue lilloise et raconte l’histoire d’un buraliste qui se fait braquer par un jeune homme armé qu’il abat.

Le quartier se divise autour de la question de la légitime défense.

Dans le rôle du fils partagé entre le soutien à son père et l’amour qu’il porte à sa maîtresse … la mère du braqueur, Thierry Neuvic, a reçu du jury – présidé par le producteur et acteur Dominique Besnehard – le prix de la meilleure interprétation masculine. Lire la suite »

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25 Déc 2018 | Observatoire
 

Sourire complice aux buralistes ouverts hier soir ou ce matin, jour de Noël. 

Avec un détour par ce film-culte de 1982, « Le Père Noël est une ordure ».

•• Quand Pierre Mortez (Thierry Lhermitte), à l’écoute de toutes les détresses, reçoit cet appel :

Je peux passer vous voir ?
C’est pas possible, peut-être avez-vous de la famille ?
Non, ils ne m’apprécient pas …
C’est cela, oui. Un bar-tabac qui ferait réveillon ? Non … Lire la suite »

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7 Jan 2018 | Observatoire
 

Beaucoup d’entre nous – question de génération – se souviennent du film « Le Pari », sorti dans les salles en 1997 : seul film français à avoir fait du tabac – ou à tout le moins la volonté de s’en sortir – son sujet principal.

Le tout traité sous forme de farce comme ont su le concevoir, le réaliser et le jouer deux des ex « Inconnus » : Bernard Campan et Didier Bourdon.

Ce dernier se confie, dans lenuméro de janvier de l’excellent L’Amateur du Cigare (voir Lmdt du 24 décembre), sur sa passion pour le cigare. Avec ses mots : « La cigarette, c’est une maladie, il n’y a pas de plaisir. Moi, j’aime le tabac pas l’esclavage (…)

« C’est après « Le Pari » que j’ai repris le cigare. Je peux tout à fait rester plusieurs semaines sans en déguster, lorsque je joue au théâtre, par exemple, parce que j’ai peur pour ma voix.

« Il est rare que je fume seul. J’associe plutôt le cigare à la bonne compagnie, comme pour le vin. »

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7 Jan 2018 | Associations
 

« Ils » n’ont pas eu le ridicule de lancer une campagne contre la distribution de ce film en France, « Les Heures Noires » : en salles depuis mercredi dernier.

Pourtant, avec ce que l’on a entendu lors de la dernière polémique sur l’influence pernicieuse, si ce n’est directe, de la présence du tabac sur les écrans, on pouvait s’attendre au pire (voir Lmdt des 17 et 20 novembre 2017).

Mais de là à s’attaquer au cigare de Sir Winston Churchill que l’on retrouve sur l’affiche des « Heures sombres », il aurait fallu une nouvelle fois trafiquer la réalité historique déjà manipulée en certaines occasions concernant Malraux et Sartre. Et puis, le cigare énerve moins certains milieux anti-tabac que la simple cigarette, probablement.

Toujours est-il que ce film britannique a bonne presse et que l’on parle déjà de l’énorme interprétation de Gary Oldman pour les Oscars.

Le budget cigares du film ayant coûté officiellement 20 000 dollars selon Vanity Fair. Un peu plus de 16 000 euros.

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4 Déc 2017 | Profession
 

Le drame de Luc Fournié (« le buraliste de Lavaur » / voir Lmdt des 27 juin 2017 et 12 décembre 2016) a-t-il servi d’inspiration ?

Le palais de justice de Lille a été investi par une équipe de tournage mettant en scène l’histoire d’un buraliste ayant abattu un jeune braqueur. Pour un film qui veut poser la question de la légitime défense.

Dans cette fiction – signée Renaud Bertrand et prévue pour une diffusion sur France Télévisions – Guy Marchand campe le personnage d’un buraliste dont le décor est implanté à Loos. Après avoir abattu un jeune braqueur, il découvre que la mère de la victime (interprétée par Rachida Brakni) est la maîtresse de son propre fils. Le « buraliste » choisit alors d’être défendu par Élise, jouée par Sophie Quinton. Élise n’est rien d’autre que la femme de ce fameux fils.

On est loin du cas Luc Fournié … Le tournage se poursuit dans la région lilloise.

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28 Nov 2017 | Observatoire
 

Invitée le vendredi 24 novembre sur LCI, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a sèchement répliqué à Valérie Trierweiler qui s’était moquée gentiment d’elle sur Twitter le 22 novembre.

En se mettant en scène en train de fumer une cigarette (« je ne fume pas, je fais mon cinéma ») puis, avec des lunettes Chanel et cigarette à la main (« mes nouvelles lunettes, Chanel, ma clope, mon cinéma »). Une allusion aux récentes polémiques impliquant Agnès Buzyn sur la place de la cigarette au cinéma (voir Lmdt des 20 et 21 novembre) ou sur le remboursement des lunettes.

•• « Je préfère dire que je suis, moi, dans l’action pour les Français. Je ne pense pas qu’elle ait été très utile à la France … Il se trouve que je l’ai rencontrée plusieurs fois. Elle connait mon engagement dans la santé publique, pour la santé des Français. Je ne comprends pas bien. » a répondu Agnès Buzyn.

•• Une fois de plus, la Ministre a nié avoir voulu interdire la cigarette à l’écran. Mais elle rappelle tout de même pourquoi la question pose problème, à son sens : « c’est le seul endroit où l’industrie du tabac peut encore pousser à la consommation. Je dis alors aux auteurs : ne normalisez pas [la cigarette] lorsque ça n’est pas nécessaire. »

21 Nov 2017 | Pression normative
 

C’est elle qui a allumé la mèche de la polémique sur la place de la cigarette dans les films français (voir Lmdt des 16 et 17 novembre, de ce jour 1 et 2). Dans une interview dans Le Maine-Libre de ce mardi 21 novembre, la sénatrice PS de la Sarthe « resitue » ses propos.

•• « (…) Mon intervention était de dire : au-delà de l’action sur le coût du paquet de cigarettes, ne faut-il pas être plutôt dans une prévention plus large et toucher les publics, notamment le public jeune qui est très sensible à l’image ?

•• « (…) Mon questionnement aujourd’hui, c’est : Comment faire, chacun à son niveau, pour qu’on n’ait pas des messages incitatifs mais plutôt vigilants ? Dans certains films, la cigarette est présente en masse, du début à la fin du film. C’est une chose qui avait un petit peu disparu et qui a tendance à revenir. Donc, gardons cette vigilance qu’on avait eue à un moment donné. Il ne s’agit pas de renier tout ce qui a été fait parce qu’effectivement la cigarette fait partie de notre histoire et fait partie d’un comportement de société, on l’a bien vu dans certains films. Mais maintenant, par rapport aux nouveaux films, attention à ne pas prôner cette consommation. Lire la suite »

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21 Nov 2017 | Pression normative
 

Un premier recul de la ministre de la Santé ?

Toujours est-il que devant la polémique suscitée par la tentation de prendre des mesures contre la présence de tabac et de fumeurs dans la production cinématographique (voir Lmdt de ce jour 1 et 2 ainsi que des 20 et 17 novembre), Agnès Buzyn a commencé à réagir.

Via Twitter. On n’en attendait pas moins.

Par la déclaration suivante, selon l’AFP : « Je n’ai jamais envisagé ni évoqué l’interdiction de la cigarette au cinéma (…) la liberté de création doit être garantie »

Avant d’ajouter, façon de ne pas totalement se contredire : « la liberté de création ne réside-t-elle pas également dans l’indépendance des réalisateurs vis-à-vis des incitations à montrer la cigarette à l’écran ? »

À suivre …

21 Nov 2017 | Pression normative
 

La cigarette, bientôt bannie du grand écran ? Une phrase de la ministre de la Santé a fait ressurgir le spectre d’une possible interdiction du tabac dans les films, une hypothèse vigoureusement rejetée par le monde du cinéma au nom de la liberté d’expression (voir Lmdt de ce jour).

« Je ne comprends pas aujourd’hui l’importance de la cigarette dans le cinéma français », s’est interrogée jeudi Agnès Buzyn, promettant « une action ferme là-dessus » (voir Lmdt du 17 novembre).

Va-t-on priver Jean-Paul Belmondo de sa clope dans « À bout de souffle » ? Jacques Tati de sa pipe ? Que ferait Sabine Azema sans sa cigarette dans « Smoking/No smoking » ? Les amoureux du septième art crient à l’hérésie.

•• « Un film n’est pas là pour refléter la société telle que l’État voudrait qu’elle soit », considère Frédéric Goldsmith, délégué général de l’Union des producteurs de cinéma (UPC), qui fédère plus de 200 d’entre eux. « C’est une réalité, beaucoup de gens fument », poursuit-il, interrogé par l’AFP, la lutte contre le tabagisme « ne peut pas passer par une atteinte à la liberté de création ».

•• Pour Serge Toubiana, à la tête d’Unifrance, l’organisme chargé de la promotion du cinéma français à l’étranger, cette idée est « un aveu d’échec de la politique publique en matière de santé ». « Si on en vient à (…) légiférer sur le fait de fumer ou pas sur des écrans de cinéma, c’est qu’on a échoué sur tout le reste. Le cinéma est un art, un plaisir, un divertissement, pas un outil de propagande pour la cigarette », défend-t-il. Lire la suite »

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