Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
11 Déc 2018 | L'Info
 

La buraliste du Vieux-Lille, âgée de 70 ans lors des faits, avait été violemment frappée à la tête, elle est désormais infirme. 

Jugés devant la cour d’assises du Nord, les quatre prévenus ont été condamnés, lundi 10 décembre, à des peines allant de dix à vingt-cinq ans de prison (voir Lmdt des 8 et 6 décembre).

L’analyse des traces ADN avait permis de remonter aux quatre hommes. Tous sont d’origine roumaine. Ils vivaient alors en foyer, dans un campement ou un squat.

•• Le procès n’a pas permis de connaître précisément leurs responsabilités. Les deux qui étaient entrés dans le magasin (34 et 44 ans) se sont accusés mutuellement des violences. Le plus jeune (24 ans) a minimisé son rôle de guetteur et le « doyen » (66 ans) a réfuté le rôle d’initiateur que lui donnaient les trois autres.

•• L’avocat général Bastien Madelon avait requis la réclusion criminelle à perpétuité contre les deux braqueurs ainsi que l’initiateur, et vingt ans contre le plus jeune des accusés.

Jugé en récidive, l’un d’eux a été condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle, deux autres à vingt ans de réclusion et le benjamin à dix ans d’emprisonnement.

Tous ont une interdiction définitive du territoire.

11 Déc 2018 | Profession
 

Le Sénat a adopté, hier après-midi, l’article 63 du Projet de Loi de Finances interdisant le paiement en espèces des impôts, taxes et amendes au guichet des centres de finances publiques.

L’idée étant de faire assurer cette tâche par des prestataires comme la Poste ou les buralistes (voir Lmdt des 10 décembre et 7 novembre). 

•• Lors de la discussion générale, le rapporteur Claude Nougein (LR / Corrèze) a déclaré : « cet article permet à la DGFIP (Direction générale de la Finance publique / voir Lmdt du 14 juillet) d’externaliser l’encaissement des espèces avec un objectif 0 numéraire en 2022 et pourra être l’occasion pour les buralistes de diversifier leurs activités, par exemple dans le cadre d’un partenariat avec La Poste. »

•• À l’occasion du débat, lui-même, Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé : « notre objectif est simple. L’appel d’offre sera ouvert (…)

« Il s’agit de donner des points de contact sur les territoires. Aujourd’hui, la DGFIP a 4 000 points de contacts. Il en faut plus. Il y aura un cahier des charges. Nous veillerons à ce que l’anonymat et la confidentialité des contribuables soient respectées. »

11 Déc 2018 | Profession
 

Soulagement pour les présidents de chambre syndicale, réunis en séminaire le 5 décembre au siège de la Confédération.

Philippe Coy et Gérard Vidal (vice-président de la Confédération, responsable du dossier Logista / Distribution) leur ont annoncé le prolongement d’une mesure ayant du sens pour leurs collègues : le paiement à J + 2 des commandes tabac, réglées en prélèvements bancaires.

Cette annonce est d’autant mieux accueillie que ces mêmes présidents étaient sous pression de buralistes les interrogeant sur le devenir d’une mesure qui avait été conclue, le 15 février dernier, dans le cadre d’un accord (fort opportun avant l’augmentation du 1er mars) entre Logista et la Confédération : avec une hausse de 10 points du crédit de stock (pour les buralistes avec moins de 500 000 euros de commandes tabac) et ce J + 2, donc. Soit, rappelons-le, une enveloppe de 90 millions d’euros pour soulager un certain nombre de trésoreries (voir Lmdt des 15 et 16 février).

Seulement, ce J + 2 exceptionnel s’appliquait du 1er mars au 31 décembre de cette année. Après, il était prévu de revenir au J + 1, en usage habituellement.

« Avec Philippe Coy et Sophie Lejeune, nous sentions une forte demande sur le sujet, au fil des assemblées générales » explique Gérard Vidal, « des buralistes souffrent de problèmes de problèmes de trésorerie, on l’a constaté, et nous nous sommes donc retournés vers Logista pour leur exposer un certain de cas critiques. » Mais les discussions n’ont pas été faciles, Logista accusant par ailleurs l’impact d’un marché du tabac dont les volumes décroissent.

Dans un courrier à la Confédération, Pascal Ageron, directeur de Logista , a depuis confirmé maintenir ce système de paiement par prélèvement à J + 2 du 1er janvier au 30 juin 2019. Ce J + 2 prolongé tombe à point.

11 Déc 2018 | Profession
 

Lors de ce dernier samedi de pillages dans les commerces parisiens, il n’y pas eu que les « civettes » des 8ème et 16ème arrondissements, parmi les cibles soigneusement choisies par les vandales (voir Lmdt du 9 décembre). 

Plusieurs établissements ont également été concernés dans le quartier de la République (extrait d’une dépêche AFP).

À proximité, les bureaux de tabac ont aussi été pris pour cible. Rue des Trois Bornes, l’établissement n’a pas ouvert ses portes. Les casseurs ont tout dérobé et le gérant, agressé, est à l’hôpital.

« Nous, on a eu plus de chance, on doit juste remplacer la vitrine, et espérer qu’ils ne reviendront pas samedi prochain », soupire auprès de l’AFP le patron du tabac Le Vizir qui avance le chiffre de 5 000 euros de réparations. Huu Tai, gérant de l’établissement voisin Le Rouergue, est consterné : « On va finir par ne plus ouvrir, on n’a plus le moral et notre activité est menacée ».

Le maire du XIe arrondissement François Vauglin est venu constater les dégâts lundi matin et conseiller aux commerçants de porter plainte. Un document expliquant comment réaliser les démarches d’indemnisations a été distribué.

10 Déc 2018 | Profession
 

Réaction de Philippe Coy dans Le Parisien / Aujourd’hui en France sur la possibilité de régler les impôts en numéraire chez des prestataires comme les buralistes (voir Lmdt de ce jour).

« Nous sommes très attentifs à cette proposition. Un appel d’offres sera certainement lancé en début d’année. Les 24 500 buralistes de France seront candidats à ce marché public. Cela a du sens : 45 % des buralistes sont présents dans des communes de moins de 3 500 habitants. Autrement dit, notre réseau est implanté dans tout le territoire.

« Nous faisons déjà des opérations de ce type. Lorsque vous avez besoin de refaire un passeport ou de payer une amende, vous venez déjà chez nous pour acheter des timbres fiscaux. Lire la suite »

10 Déc 2018 | Profession
 

Le Sénat doit se prononcer, ce lundi, sur l’article 63 du Projet de Loi de Finances 2019 (déjà approuvé à l’Assemblée nationale) qui vise à interdire le paiement en espèce des impôts, taxes et amendes au guichet des centres des finances publiques.

L’idée est que cette tâche serait alors assurée par des prestataires, sélectionnés en 2019, lors d’un ou plusieurs appels d’offres. « Parmi les candidats légitimes, il peut y avoir La Poste ou les buralistes », explique-t-on dans l’entourage de Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics (voir aussi Lmdt du 7 novembre).

•• La chasse au cash est engagée depuis de nombreuses années dans les trésoreries. Elle s’était, jusque-là, limitée à interdire le paiement des impôts supérieurs à 300 euros. Malgré ces efforts, nombre de contribuables paient encore leurs dus en liquide : en 2017, 530 000 encaissements en numéraires pour payer des impôts et 500 000 pour des amendes. Lire la suite »

10 Déc 2018 | Profession
 

C’est de circonstance, mais pas que. La Mudetaf annonce le lancement d’une garantie de soutien psychologique pour ses buralistes sociétaires.

Les événements actuels (voir Lmdt des 9 et 4 décembre) ayant précipité la mise à disposition d’une garantie qui était en cours de préparation, sur l’impulsion du directeur de la Mudetaf, Alain Lannou.

Nos photos présentent les intérieurs de civettes pillées samedi dernier.

L’idée est de faire jouer cette garantie si un événement traumatisant nécessite un soutien psychologique d’urgence pour tout buraliste sociétaire, son conjoint, ses enfants, ses collaborateurs. Lire la suite »

10 Déc 2018 | Profession
 

Menace à l’arme à feu

• Doubs. Arme factice à feu ou non ? À Besançon, un malfaiteur s’en est servi pour se faire remettre le contenu de la caisse d’une épicerie-bureau de tabac, samedi 8 décembre vers 19h45.

Le braqueur s’est rapidement enfui pour s’évaporer dans la nuit. 

Menace au couteau

• Lot-et-Garonne. Un homme armé d’un couteau, le visage en partie dissimulé, a fait irruption dans un tabac-presse du village de Buzet-sur-Baïse (à 20 kilomètres de Casteljaloux) vers 18h20, samedi 8 décembre. Sous la menace de l’arme et devant l’insistance du braqueur, le buraliste s’est exécuté et lui a remis l’argent.  Lire la suite »

9 Déc 2018 | L'essentiel, Profession
 

Le lourd tribut payé par le commerce parisien aux pillages d’hier (voir Lmdt de ce jour) amène à constater que les casseurs visaient soigneusement leurs cibles.

Donc, le tabac des buralistes. Et, notamment, des civettes de renom.

Le Tabac George V, sur l’avenue du même nom, a été dévalisé de la quasi-totalité de son tabac. « Ils n’ont pas trop cassé mais ont réussi à entrer pour voler le tabac » nous a déclaré le couple de buralistes qui a repris le célèbre établissement, il y a quelques mois seulement.

La Tabatière, boulevard Montmartre, a été totalement dévastée. En faisant les frais des violents affrontements qui ont eu lieu sur place, en début de cet après-midi de harcèlements.

Le Dome, rue Lauriston, a également été assailli par des vandales. Et sérieusement endommagé, alors que plusieurs voitures brûlaient aux alentours.

La civette Le Lamartine, avenue Victor Hugo, a fait l’objet d’une tentative d’intrusion. Heureusement frustrée.

Le Monte Carlo, à l’angle de la rue de la Boétie et de la rue de Ponthieu, a été endommagé.

On nous signale aussi des dégâts chez un buraliste du quartier de la République.

  Enfin, les réseaux sociaux et BFM ont largement diffusé des images du pillage du Saint-Philippe-du-Roule, dans le quartier du même nom, une fois que les casseurs ont réussi à soulever le rideau (lien).

Toujours les réseaux sociaux : ils ont montré comment les gilets jaunes, eux-mêmes, ont protégé un buraliste dans le quartier Saint-Augustin.

9 Déc 2018 | Profession
 

Cette nouvelle journée de manifestation et d’agitation de « Gilets Jaunes » n’aura pas épargné des buralistes (voir Lmdt du 4 décembre).

À Toulouse : « Le rideau de fer était baissé mais ils ont réussi à entrer », a raconté l’employée d’un buraliste du quartier de la Patte d’Oie. « Le personnel était à l’intérieur. Personne n’a été blessé mais nous avons été très choqués » rapporte France 3 Occitanie.

L’établissement a été totalement dévasté, pillé par les casseurs qui s’y sont introduits en quelques secondes.

À Paris, au moins un buraliste a été victime des vandales. À suivre.