Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
23 Nov 2017 | International
 

« Mineurs sans alcool ». Le gouvernement espagnol vient de lancer une campagne média de sensibilisation à la consommation d’alcool chez les adolescents. Une façon de viser le phénomène du « bing drinking », entre autres … et la politique de l’autruche qui en découle.

La campagne s’adresse directement aux adultes (parents, éducateurs, etc.) afin qu’ils regardent en face le problème sans l’édulcorer face à des chiffres et des conséquences qui ne laissent de préoccuper. Cela a attiré notre attention. Car curieusement, la plupart des campagnes de prévention – sur le tabac et l’alcool – impliquent peu les parents.

De prime abord, on lit « ton enfant boit » … En seconde lecture, on découvre « pas de problème, ton enfant ne boit pas ». Et de rappeler que six mineurs (de 12 à 18 ans) ont déclaré avoir consommé de l’alcool au cours du mois.

En mettant, cette fois-ci, les parents devant leur responsabilité.

12 Oct 2017 | Pression normative
 

Selon Les Échos, la ministre de la Santé pourrait pousser à un alourdissement de la fiscalité sur les boissons alcoolisées de plus de 15 degrés, dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2018).

•• Les vins et bières ne seraient pas concernés. En revanche, pineaux ou autres muscats fabriqués en France pourraient l’être, souligne le quotidien. Cet alourdissement de la fiscalité sur les boissons alcoolisées pourrait rapporter à l’État 150 millions d’euros.

Une mesure qui pourrait figurer dans le plan de prévention de l’alcoolisme – deuxième cause de mortalité « évitable » après le tabac – qui sera prochainement présenté par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui a fait, pour l’heure, de la lutte contre le tabagisme sa priorité. Lire la suite »

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1 Sep 2017 | Observatoire
 

40 % des étudiants estiment être stressés au quotidien. La Smerep (la mutuelle étudiante) examine régulièrement vers quels moyens ils se tournent pour décompresser (voir Lmdt du 27 juin 2015).

Si près d’un étudiant français sur dix choisit les antidépresseurs, une bonne partie d’entre eux est prête à utiliser des moyens moins conventionnels, l’alcool venant en tête, suivi du cannabis.

•• Deux étudiants sur cinq déclarent boire plus régulièrement qu’avant, dans la nouvelle enquête. La boisson de prédilection des 18-27 ans est, sans conteste, la bière, suivie par le vin, les cocktails et enfin l’alcool fort pur (vodka, whisky).

Les jeunes admettent boire, pour la plupart, pendant la fête (51 %) mais pour d’autres, il est habituel de rejoindre le gros du groupe en ayant déjà bu (22 %). Phénomène de « before » particulièrement prisé des étudiants qui sortent en boîte ou dans des bars et qui veulent être déjà dans un état second sans dépenser trop d’argent. Lire la suite »

31 Juil 2017 | Pression normative
 

Le maire (LR) Thibault Humbert d’Éragny (Val-d’Oise) a pris deux arrêtés pour lutter contre le tapage nocturne et les dégradations dans les espaces publics.

Du 1er juillet au 30 septembre, il est interdit de consommer, sur le domaine public, de l’alcool et jusqu’à novembre, la chicha.

•• Ce sont les regroupements d’individus qui sont visés par ces décisions. Les soirées arrosées seraient fréquentes dans les « plateaux d’évolution », ces zones de sport implantées près des écoles et ouvertes hors périodes scolaires. Et les équipes de nettoyage passent une demi-journée entière à ramasser les petits bouts de verre éparpillés.

•• Concernant le narguilé, Thibault Humbert estime qu’il s’agit aussi d’un problème de santé publique : « les jeunes fument de plus en plus jeunes, c’est de notre devoir d’agir. En plus, on ne sait pas toujours si ce ne sont pas des stupéfiants qui sont consommés. Et la chicha est souvent associée à de la prise d’alcool ».

Le maire veut aussi protéger ses équipements : « il y a des gens qui fument sur le terrain de foot synthétique … Le moindre incident au moment de changer le charbon, et le sol va être détérioré ! » Les contrevenants risquent désormais 68 euros d’amende. Mais la ville promet de faire, dans un premier temps, de la pédagogie.

27 Juil 2016 | International
 

Belgique barLe site du SPF Santé, dépendant du ministère de la Santé belge, recrute : « en tant que contrôleur, vous travaillez en « undecover ». Vous vous plongez régulièrement dans la vie nocturne afin de veiller à la sécurité des jeunes dans une ambiance festive ».

Il s’agit de trouver une douzaine de collaborateurs (ou taupes) de moins de 26 ans chargés de contrôler que les patrons de bars et restaurants ne vendent pas d’alcool aux moins de 16 ans et ne laissent pas fumer. Comme si la priorité actuelle, en Belgique (comme en France), était de mettre sous surveillance des fumeurs.

Pour en savoir plus sur le profil souhaité, voir le site « Nous sommes 13 millions de fumeurs adultes et responsables » (lien).

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23 Juin 2016 | Pression normative
 

metro heinekenDécidément, loi Évin et football ne font pas bon ménage (voir Lmdt des 18 avril 2016 et 23 août 2014). Depuis le début de l’Euro 2016, les quais des stations de métro République et Bastille sont entièrement habillés aux couleurs d’Heineken.

Choqué, l’adjoint à la maire de Paris chargé de la Santé (Bernard Jomier, EELV) a sommé, par courrier, la RATP de « procéder au retrait immédiat de ces publicités de grande ampleur », la régie des transports ayant ainsi « franchi des limites rarement atteintes ». Lire la suite »

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13 Juin 2016 | Pression normative
 

Alcool biereUn rapport de la Cour des comptes, qui sera publié ce mercredi, accuse l’État de fermer les yeux sur le problème de l’alcool, selon Europe 1.

Le rapport remet, ainsi, en cause la norme, véhiculée depuis des années, sur le nombre de verres d’alcool acceptable : quatre pour les hommes, trois pour les femmes. Selon la Cour des comptes, de nombreux cancers seraient, en fait, favorisés dès le premier verre d’alcool et le blanc seing de l’avertissement « à consommer avec modération » serait faux.

• L’enquête de la Cour des comptes pointe par ailleurs le faible investissement de l’État dans la recherche médicale sur les effets de l’alcool. De leurs côtés, les États-Unis y consacrent dix fois plus de moyens. Elle souligne également les failles de la prévention sur l’alcool au volant. Si les contrôles de vitesse sont très réguliers sur la route, ceux concernant la consommation d’alcool seraient bien plus rares, car coûteux et engageant souvent des procédures juridiques lourdes. Pourtant, l’alcool est aujourd’hui la première cause de mortalité routière.

• Si l’État français fait preuve de passivité face à l’alcool, c’est que les enjeux économiques sont gigantesques, relèvent « les Sages ». De fait, le chiffre d’affaire de la filière alcool avoisinait les 20 milliards d’euros en 2011, et près de 15 milliards d’euros uniquement pour la viticulture. Et d’alerter l’État sur les risques : il n’est pas impossible qu’un jour, une ou plusieurs victimes de l’alcool attaquent la France en justice.

Avec l’introduction du paquet neutre, le gouvernement a montré sa capacité à tenir tête aux lobbys du tabac, estime la Cour des comptes. Il est urgent d’en faire de même avec l’alcool.

Nous y sommes (voir Lmdt du 12 mai).

15 Mai 2016 | Observatoire
 

Alcool cadeauRien n’arrête Marisol Touraine. Nous insistions, cette semaine même, sur le fait que celle-ci poussait les feux afin de faire rentrer, à sa façon, les secteurs de l’alimentation et de l’alcool dans la même logique prohibitrice et stigmatisatrice que le tabac (voir Lmdt du 12 mai).

Plutôt que d’explorer sérieusement les voies de la prévention et de la mise en responsabilité individuelle.

En effet, on vient d’apprendre qu’un projet de décret du ministère de la Santé vise à interdire la vente ou le don, à des jeunes de moins de 18 ans, de vêtements, jeux (de cartes ou de fléchettes, par exemple) ainsi que d’ustensiles (décapsuleurs ou autres goodies) dont les inscriptions et les motifs décoratifs évoquent l’alcool et sa consommation. Lire la suite »

18 Avr 2016 | Pression normative
 

Alcool stadeL’Équipe l’avait annoncé le 4 avril dernier et Sud Ouest de ce dimanche 17 avril le confirme. A l’occasion de la finale de la Ligue (PSG-Lille) au Stade de France, le 23 avril prochain, de la bière avec alcool sera vendue aux spectateurs à l’intérieur de l’enceinte.

Et ce, malgré la loi Évin de 1991 stipulant l’interdiction de commercialisation de toutes boissons alcoolisées dans les stades, les salles d’éducation physique, les gymnases et tout établissement d’activités physiques et sportives en général.

Les organisateurs – les clubs – peuvent toutefois bénéficier de dix dérogations par an, accordées par les mairies, ce qui leur permet de proposer des bières avec alcool lors de dix matchs. Mais la Ligue de football professionnel (LFP) souhaite que cette autorisation soit désormais permanente, comme l’explique Arnaud Rouger, le directeur des activités sportives de la Ligue : « Ce n’est pas parce que vous vendez de la bière qu’il y a plus d’insécurité. Au contraire, jusqu’ici, certains spectateurs consomment en quantité avant de venir et arrivent complètement ivres, parce qu’ils savent qu’ils ne pourront pas boire à l’intérieur de l’enceinte ».

Mais le ministère de la Santé se refuse à toute modification de la loi. « Elle nous paraît équilibrée aujourd’hui. Nous sommes totalement opposés à son assouplissement pour des raisons évidentes de santé publique », fait savoir le cabinet de la ministre Marisol Touraine.

La raison qui pousse la Ligue et les clubs à plaider pour une généralisation est aussi économique. Vendre de la bière alcoolisée, c’est l’assurance de recettes supplémentaires. « Lorsque l’on compare les chiffres d’affaires de la partie restauration d’un match avec bière sans alcool par rapport à un match où la bière est alcoolisée, on est dans un rapport de 1 à 3 », illustre Alain Deveseleer directeur général des Girondins.

Les clubs de rugby ont trouvé la parade pour proposer de l’alcool à chaque match, sans exception : comme cette licence 2 rattachée au stade Chaban-Delmas … ou comme le Stade Montois, dont l’école de rugby et une association d’animation s’occupent des buvettes à tour de rôle.

16 Avr 2016 | Observatoire
 

Alcool  preventionL’association « Avec Modération ! » (ex-Entreprise et Prévention, association regroupant 15 industriels des boissons alcoolisées, autour des risques de consommation excessive ou inappropriée d’alcool) et la Fédération de l’Epicerie et du Commerce de Proximité ont mis en place, depuis décembre 2015, une campagne d’information rappelant l’interdiction de vendre de l’alcool aux mineurs.

Cette opération concerne 5 755 magasins alimentaires de l’Hexagone – sur environ 8 000 magasins de proximité d’une surface de moins de 1 000 mètres carrés – appartenant à une vingtaine d’enseignes (Auchan, Carrefour, Casino, Francap Diar, etc.).

Selon la superficie, chaque magasin participant a installé entre 15 à 50 affichettes dans ses rayons boissons alcoolisées, soit environ une tous les mètre-linéaires.

La sensibilisation des personnels est un aspect clé du dispositif. C’est pourquoi une fiche d’information a été distribuée à chaque magasin participant à la campagne pour rappeler la loi et donner des conseils pratiques (voir photo) aux salariés. « Sur ce sujet complexe, nous avons souhaité rendre un service concret à ces magasins qui n’ont, par exemple, pas les mêmes équipes de sécurité que les hypermarchés », détaille Virginie Grimault, directrice de l’action territoriale de la Fédération de l’Epicerie et du Commerce de Proximité.

« Pour les mineurs, le respect de l’interdiction de vente est l’un des moyens de réduire les risques liés à l’alcool. Pour les professionnels, c’est un terrain d’action privilégié puisqu’il en va de leur responsabilité de fabricants et de commerçants », ajoute Alexis Capitant, directeur général d’« Avec Modération ! ».

« Le rappel de la loi au rayon des boissons alcoolisées est un moyen de responsabiliser nos clients et d’aider nos gérants et nos hôtesses de caisse. Nous espérons qu’il aura un effet dissuasif sur des tentatives d’achats par des mineurs et qu’il facilitera les contrôles en caisse lorsqu’il y a un doute », rappelle Virginie Grimault.

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