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15 Oct 2018 | Profession
 

L’alcool est « le grand absent du financement » du fonds de lutte contre les addictions aux substances psychoactives, s’insurgent des médecins dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Dans ce courrier repris par l’AFP, ils lui demandent, ce jeudi 11 octobre, de faire participer l’alcool, en le taxant plus fortement, au financement de ce fonds de prévention, dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019 (PLFSS 2019).

•• Le projet prévoit que le champ d’intervention de ce fonds, constitué de 100 millions d’euros financés par les fabricants de tabac (voir Lmdt des 4 et 30 juin 2018) soit élargi aux addictions liées aux substances psychoactives (alcool, cannabis), explique le professeur Michel Reynaud, président d’Actions addictions, co-signataire de cette missive. Lire la suite »

11 Juil 2018 | Pression normative
 

La proposition du « lobby de l’alcool » de contribuer à la prévention de l’alcoolisme n’est qu’un « nuage de fumée » et une marque de « cynisme », estiment des addictologues et des médecins dans une tribune du quotidien Le Monde, publiée ce mardi.

« Son discours est d’une simplicité angélique : Laissez-nous faire ! Croyez-nous sur parole ! Dormez braves gens ! Faites confiance à notre sens des responsabilités ! » ironisent les signataires du texte.

•• En effet, dans un texte présenté le 27 juin à l’Élysée, les professionnels de vins, bières et spiritueux de l’alcool avaient proposé d’apporter pour la première fois leur participation au plan de santé publique en finançant la prévention de l’alcoolisme : avec près de 5 millions d’euros annuels destinés à financer, pendant quatre ans, des actions de prévention contre la dépendance à l’alcool (voir Lmdt du 3 juillet). Lire la suite »

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3 Juil 2018 | Observatoire
 

Sous la pression d’Emmanuel Macron – qui souhaite une « révolution de la prévention » – les professionnels de vins, bières et spiritueux ont été sommés de présenter leur contribution au plan de santé publique soutenu par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

C’est donc avec 30 mesures que les producteurs ont présenté, le 27 juin, leur programme : de la lutte contre le « binge drinking » à une meilleure information sur les risques de la consommation d’alcool, en passant par un étiquetage plus évident.

•• Selon les données de l’OMS, 2,9 % de la population française est alcoolo-dépendante. Un chiffre largement supérieur à nos voisins européens,

•• Parmi les propositions faites par les producteurs de vins, bières ou spiritueux, on retrouve : la mise en place de « wine bag » dans les restaurants pour permettre aux clients de ramener la boisson non consommée chez eux ; le renforcement de l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs ou la formation de professionnels présents dans les supermarchés pour avertir les clients des risques d’une trop grande absorption d’alcool.

Principale pierre d’achoppement entre les autorités sanitaires et les producteurs, l’agrandissement du logo interdisant l’alcool aux femmes enceintes est également dans la liste des propositions faites par les professionnels.

•• Au total, ces mesures auront un coût de 5 millions d’euros sur quatre ans pour la filière. Le secteur du vin participera à hauteur de 500 000 euros par an, alors que les entreprises de la bière et des spiritueux se répartiront le reste.

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16 Juin 2018 | Associations
 

Pourquoi ne pas augmenter le prix de l’alcool au même titre que celui du tabac ? La Ligue contre le Cancer a commandité un sondage à OpinionWay sur la hausse du prix de l’alcool au nom de la santé publique. Et 54 % des sondés se disent « favorables » ou « très favorables » à « une augmentation du prix des produits contenant de l’alcool comme pour les produits du tabac ». 

•• 58% adhèrent à l’idée d’une « taxation sur les produits contenant de l’alcool pour compenser les dépenses de santé liées à la consommation d’alcool », contre 40 % qui y sont hostiles. Et ce sont les plus jeunes (18-24 ans) qui sont le plus favorables à la taxation des produits contenant de l’alcool (72 %).

« Le renforcement de la prévention chez les jeunes » fait presque l’unanimité (92 % favorables, 6 % défavorables). « Un étiquetage sur les boissons alcoolisées mentionnant les risques liés à la consommation d’alcool » est plébiscité par 81 % des sondés. Lire la suite »

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24 Mai 2018 | Institutions
 

La consommation de tabac et d’alcool est responsable de près de 60 000 décès par cancers en France chaque année. C’est sur cette base que l’Institut national du Cancer lance une nouvelle campagne d’information sur ces facteurs de risque évitables, avec pour slogan : « Savoir, c’est pouvoir agir ».

Du 22 mai au 10 juin, deux spots sont diffusés sur les chaînes TV et sur le web. L’un rappelle qu’une consommation prolongée de tabac est un facteur de risque majeur de cancer, même si on fume peu (lien).

L’autre détaille les localisations de cancer attribuables à la consommation d’alcool.

Ces spots sont soutenus par une campagne dans la presse et sur les réseaux sociaux. L’ensemble du dispositif renvoie vers des pages informatives et interactives sur le site e-cancer.fr.

6 Fév 2018 | Observatoire
 

Moins de quatre jeunes de 17 ans sur dix affirment avoir déjà fumé du cannabis en 2017, soit le niveau de consommation le plus bas enregistré par l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) depuis 2000, selon une étude publiée mardi et consultée par l’AFP (voir Lmdt du 22 avril 2015).

Selon la 9e étude Escapad (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense), menée par l’OFDT en mars 2017 auprès de 46 054 adolescents de 17 ans, 39,1 % des jeunes affirment avoir déjà essayé le cannabis, soit près de neuf points de moins qu’en 2014 (47,8 %), année marquée par une forte hausse.

•• Un sur cinq (21 %) indique également avoir fumé dans le mois, contre 25,5 % il y a trois ans. La part de consommateurs réguliers (au moins dix fois par mois) est également en repli, de 9,2 à 7,2 %. La consommation, expérimentée en moyenne à 15,3 ans, a davantage baissé depuis 2014 chez les filles (-10 points) que chez les garçons (-7 pts), deux fois plus nombreux à fumer régulièrement. Lire la suite »

18 Jan 2018 | International
 

Jamais depuis la chute de l’URSS, les Russes n’avaient aussi peu consommé d’alcool et de tabac. « La baisse est vraiment abrupte, surtout si vous regardez d’où nous sommes partis » a commenté pour l’AFP Melita Vujnovic, représentante de l’OMS en Russie.

•• Si la vodka fait toujours figure de boisson nationale, les Russes, avec une consommation moyenne de 12,2 litres d’alcool pur par an et par personne, boivent moins que les Français (13,3 litres), les Portugais (12,6 litres) ou les Allemands (13,4 litres) : c’est du moins ce qu’estime l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cela représente, pour la Russie, une chute de près de 20 % depuis 2012.

•• La consommation de tabac est en repli aussi, avec une baisse de 20% du nombre de fumeurs entre 2009 et 2016. Désormais, « seuls » 30 % des Russes fument, selon les chiffres compilés par l’OMS dans la Global Adult Tobacco Survey. Lire la suite »

23 Nov 2017 | International
 

« Mineurs sans alcool ». Le gouvernement espagnol vient de lancer une campagne média de sensibilisation à la consommation d’alcool chez les adolescents. Une façon de viser le phénomène du « bing drinking », entre autres … et la politique de l’autruche qui en découle.

La campagne s’adresse directement aux adultes (parents, éducateurs, etc.) afin qu’ils regardent en face le problème sans l’édulcorer face à des chiffres et des conséquences qui ne laissent de préoccuper. Cela a attiré notre attention. Car curieusement, la plupart des campagnes de prévention – sur le tabac et l’alcool – impliquent peu les parents.

De prime abord, on lit « ton enfant boit » … En seconde lecture, on découvre « pas de problème, ton enfant ne boit pas ». Et de rappeler que six mineurs (de 12 à 18 ans) ont déclaré avoir consommé de l’alcool au cours du mois.

En mettant, cette fois-ci, les parents devant leur responsabilité.

12 Oct 2017 | Pression normative
 

Selon Les Échos, la ministre de la Santé pourrait pousser à un alourdissement de la fiscalité sur les boissons alcoolisées de plus de 15 degrés, dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2018).

•• Les vins et bières ne seraient pas concernés. En revanche, pineaux ou autres muscats fabriqués en France pourraient l’être, souligne le quotidien. Cet alourdissement de la fiscalité sur les boissons alcoolisées pourrait rapporter à l’État 150 millions d’euros.

Une mesure qui pourrait figurer dans le plan de prévention de l’alcoolisme – deuxième cause de mortalité « évitable » après le tabac – qui sera prochainement présenté par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui a fait, pour l’heure, de la lutte contre le tabagisme sa priorité. Lire la suite »

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1 Sep 2017 | Observatoire
 

40 % des étudiants estiment être stressés au quotidien. La Smerep (la mutuelle étudiante) examine régulièrement vers quels moyens ils se tournent pour décompresser (voir Lmdt du 27 juin 2015).

Si près d’un étudiant français sur dix choisit les antidépresseurs, une bonne partie d’entre eux est prête à utiliser des moyens moins conventionnels, l’alcool venant en tête, suivi du cannabis.

•• Deux étudiants sur cinq déclarent boire plus régulièrement qu’avant, dans la nouvelle enquête. La boisson de prédilection des 18-27 ans est, sans conteste, la bière, suivie par le vin, les cocktails et enfin l’alcool fort pur (vodka, whisky).

Les jeunes admettent boire, pour la plupart, pendant la fête (51 %) mais pour d’autres, il est habituel de rejoindre le gros du groupe en ayant déjà bu (22 %). Phénomène de « before » particulièrement prisé des étudiants qui sortent en boîte ou dans des bars et qui veulent être déjà dans un état second sans dépenser trop d’argent. Lire la suite »