Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
24 Nov 2017 | Profession
 

Malgré de notables reprises médiatiques locales sur le sujet, la situation était encore bloquée, hier soir, entre les buralistes strasbourgeois et la CTS (Compagnie de Transports strasbourgeois).

Les premiers annonçant boycotter la vente des tickets de la seconde (voir Lmdt du 21 novembre). Celle-ci n’ayant pas encore – hier soir, du moins – accordé de rendez-vous à Patrice Soihier (président de la chambre syndicale des buralistes du Bas-Rhin).

Et la situation risque de s’envenimer alors que nous approchons de la date fatidique du 25 du mois, période de renouvellement des abonnements « Badgéo ».

•• Il faut bien comprendre que cette montée en pression des buralistes correspond à une lassitude devant un manque de dialogue élémentaire de la part de la CTS, à laquelle les buralistes demandent qu’elle appose des messages – sur les limites de quantités de tabac pouvant être ramenées d’Allemagne – dans les rames de la nouvelle ligne de tram reliant le centre de Strasbourg à Kehl, en passant le Rhin.

Fin mai dernier, les buralistes ont déjà bruyamment manifesté sur place (voir Lmdt du 27 mai).

Et en octobre dernier, une protestation avait été émise à l’adresse de la mairie de Strasbourg (voir Lmdt du 16 octobre).

•• Jusqu’à maintenant, la CTS s’est limitée à « transmettre le mistigri » à la Douane : « De telles décisions ne sont pas de notre ressort. Si les services douaniers nous demandent de faire de l’information ou veulent effectuer des contrôles, comme ils en faisaient déjà dans les bus qui desservaient Kehl auparavant, nous nous plierons à leurs décisions » (déclaration à DNA / voir Lmdt du 27 mai).

•• En tout cas, il sera intéressant de suivre comment les autorités, locales et nationales, vont réagir devant ce cas flagrant d’achats réguliers de tabac à la frontière. Et qui va empirer dans la perspective du paquet à 10 euros.

Car l’opinion publique locale en est bien persuadée : ce n’est pas sur les marchés de Noël alsaciens que l’on trouve actuellement du tabac moins cher que chez les buralistes. Mais à Kehl. Grâce au tram (voir Lmdt des 5 octobre et 18 septembre).

23 Nov 2017 | Profession
 

•• Il fut une époque où il était moins intéressant de s’approvisionner en Suisse. Mais avec ce qui se prépare en France, la donne est en train de changer. 

« On pense qu’on va perdre entre 25 et 30% de chiffre d’affaire sur le tabac, du fait des frontaliers qui font l’aller-retour tous les jours pour travailler en Suisse » affirme Laurent Gasperin, buraliste à Pontarlierdans un reportage de France 3 Bourgogne Franche-Comté du 19/20 du 20 novembre.

« Les clients frontaliers nous en parlent déjà », confie Sylvie Roy, responsable d’un point de vente tabac en Suisse. « Ils commencent à nous demander à combien revient le paquet en euros, parce qu’ils ont eu une augmentation de trente centimes. On a des paquets qui sont moins chers chez nous (moins de 7 euros, ndlr) ».

•• « Je pense que concomitamment à l’augmentation du prix du tabac qui est décidée – et on a senti la fermeté du côté du Gouvernement – il est indispensable qu’on conduise une politique de durcissement des peines et d’accompagnement de la filière » ajoute la députée LR, Annie Genevard, qui a récemment déposé une proposition de loi pour lutter contre le commerce illicite du tabac. Proposition qui intègre la collecte de statistiques sur ce marché parallèle par un organisme indépendant (voir Lmdt du 4 octobre). Lire la suite »

13 Nov 2017 | Trafic
 

Plutôt moqueur, dans La Voix du Nord, le propriétaire d’un magasin de tabac à Quiévrain (Belgique) au moment de la hausse des prix du 13 novembre. Prudent (tout n’est pas moins cher en Belgique), il n’attend pour autant un afflux massif. Il compte surtout sur les habitués.

En tout cas, ce dimanche 12 novembre, il y a les Français qui se garent vite fait à la frontière, pour aller dans un « shop » et refaire leur stock de cartouches et de tabac à rouler. Et puis, il y a ceux qui viennent en couple ou en famille dans un magasin qui a des allures de cave d’Ali Baba, planté à l’entrée de Quiévrain, ville saloon.

•• Un homme attend « sa copine », devant un magasin, avec le chien en laisse. Ils viennent de Ham, font le trajet chaque mois « depuis des années ». Il fume, elle aussi. Par seaux de 500 grammes. Le prix du tabac, ici, vaut le déplacement, tout autant que celui des tubes, déclinés en nombreuses marques. Le chien patiente, habitué. L’économie réalisée par mois avoisine les 400 euros. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Hausse des prix du 13 novembre : « les Français sont gentils »  
12 Nov 2017 | Profession
 

Ce matin, à la préfecture de Foix, le ministre de l’Action et des Comptes publics reçoit une délégation de buralistes dans le cadre d’une table-ronde de travail (voir Lmdt du 11 novembre). Gérald Darmanin sera accompagné de Rodolphe Gintz (directeur général de la Douane).

Les médias locaux ont déjà annoncé que le ministre se rendra ensuite à la brigade d’Ax-les-Thermes. Un déplacement à la frontière andorrane étant suspendu aux conditions météo.

•• À la veille d’une nouvelle augmentation des prix du tabac (voir Lmdt du 8 novembre), les buralistes participants à la table-ronde viendront de l’Ariège, de Haute-Garonne et des Pyrénées-Orientales.

Ils seront accompagnés de Philippe Coy, Sophie Lejeune (secrétaire générale de la Confédération), Gérard Vidal (président de la fédération des buralistes d’Occitanie), Gérard Maury (président des buralistes de l’Ariège), Alain Lirola (Pyrénées-Orientales) et Thierry Arnaudin (Hautes-Pyrénées).

Une quinzaine de buralistes au total.

Rappelons que leur dernière manifestation sur place remonte à mars dernier (voir Lmdt du 19 mars).

•• Le sujet de la concurrence déloyale d’Andorre – qui ne peut que s’aggraver dans des proportions dramatiques avec la perspective d’un paquet à 10 euros – sera largement évoqué.

Andorre qui inonde la France avec son tabac pas cher grâce à :
• une noria d’autocars amenant leurs acheteurs réguliers de multiples points de départ en France (voir Lmdt du 11 mars) ;
• des « passeurs à pied » dans la montagne comme autrefois (voir Lmdt du 5 août) ;
• des convois de véhicules forçant les barrages douaniers (voir Lmdt du 14 septembre) ;
• des réseaux utilisant des mineurs (voir Lmdt du 9 novembre).

Tout cela pour approvisionner quotidiennement des hauts lieux du marché parallèle comme à Toulouse (voir Lmdt du 13 juin) ou à Nîmes (voir Lmdt du 16 juillet). Mais aussi dans la région parisienne (voir Lmdt du 16 janvier).

•• Cette table-ronde « témoignages » se tient aussi alors que le nouveau président de la Confédération et son équipe négocient avec Bercy de nouvelles mesures d’accompagnement et de soutien au réseau afin de permettre aux buralistes de traverser les turbulences que tout le monde attend avec les prochaines augmentations de prix (voir Lmdt du 27 octobre).

On ne va donc pas parler que de tabac, ce matin, à la préfecture de Foix.

7 Nov 2017 | Profession
 

Première hausse du prix du tabac ce lundi 13 novembre (voir Lmdt du 7 novembre) avant les augmentations progressives, à partir de mars 2018, pour atteindre 10 euros en novembre 2020 … les buralistes valenciennois regardent du côté de la Belgique, leur concurrente si proche. 

•• « Les gens l’ont déjà anticipée et ils sont allés s’approvisionner massivement en Belgique, dès l’annonce du paquet à 10 euros, cet été », soupire, dans La Voix du Nord de ce mardi 7 novembre, Joël Delbove, président de la chambre syndicale des buralistes, dont le bar-tabac est situé à 15 kilomètres de la frontière.

« J’avais des clients fidèles et, par rapport à leur porte-monnaie, ils me disent qu’ils vont maintenant en Belgique. Sur le tabac à rouler par exemple, c’est 50 % moins cher… ». Avec le paquet à 10 euros, ça « va faire mal, ça va être une catastrophe. 46 % du tabac fumé à Valenciennes provient déjà de Belgique ». Lire la suite »

3 Nov 2017 | Trafic
 

Des habitants de l’Aube n’hésitent pas à faire des centaines de kilomètres afin d’acheter leurs cigarettes au Luxembourg …

Pour comprendre, un journaliste (non-fumeur) de L’Est Éclair (édition du 2 novembre) a suivi les pérégrinations commerciales de deux d’entre eux.

•• Tout a démarré, pour ce journaliste, par une discussion avec son beau-frère résidant à Marigny-le-Châtel (à une trentaine de kilomètres de Troyes) : « je suis parti avec des copains à Esch-sur-Alzette, à la frontière luxembourgeoise, pour acheter des cigarettes et de l’alcool (…) Nous étions six dans mon monospace. On a acheté chacun trois cartouches, trois pots de tabac, plus de l’alcool dans une petite boutique à l’entrée de cette commune frontalière ».

•• Le journaliste a décidé, alors, d’aller vérifier sur place. Environ 8 heures de route aller-retour pour 24 litres de carburant (à 1,20 euro le litre de gasoil acheté en France). Et là-bas, Laura, une des vendeuses du commerce luxembourgeois, lui a confirmé : « notre boutique est très connue. Beaucoup d’Aubois viennent acheter leur tabac et leur alcool. On le sait grâce à nos cartes de fidélité. » Lire la suite »

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29 Oct 2017 | International
 

Au lendemain de la déclaration unilatérale d’indépendance du fait du gouvernement et du parlement catalans qui ont fait l’objet d’une suspension immédiate par le gouvernement de Madrid, ce vendredi 27 octobre, le réveil a des allures de gueule de bois chez les commerçants de la Junquera, haut-lieu des achats frontaliers de tabac, à moins d’une heure de Perpignan.

Reportage d’ambiance dans La Dépêche du Midi.

•• Sur l’ardoise d’un café du centre, le verre de cava – ce « champagne » catalan – est à 2,50 euros. « Mais personne n’en a bu hier soir », sourit Miguel Angel, le patron. « L’indépendance ? Vous pouvez demander à n’importe quel commerçant. Ici, pour les commerçants c’est non », poursuit-il. Lire la suite »

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24 Oct 2017 | Profession
 

Faute de clients, plus de trésorerie … Nadine Sigrist, 51 ans, a été buraliste à Remiremont pendant huit ans et aussi longtemps à Vittel, avec son ex-mari.

Mais le niveau des prix du tabac (en France par rapport à l’Allemagne et au Luxembourg, pas si éloignés ) a fait chuter sa clientèle de fumeurs . Elle est en liquidation judiciaire depuis septembre. Dans Vosges Matin du lundi 23 octobre, elle alerte sur la pression subie par les buralistes.

•• « Il se peut qu’il y ait trop de buralistes à Remiremont mais c’est aussi que la clientèle s’en va. Les prix se sont envolés ces dernières années, sans parler du paquet neutre qui a fait beaucoup de mal » témoigne la buraliste.

« Le problème c’est qu’ils n’arrêtent pas tous de fumer, ils vont simplement ailleurs. Au Luxembourg par exemple. Même les gens qui n’ont pas le temps trouvent toujours quelqu’un qui en ramène. Nous, nous servons de dépannage. Or, le tabac c’est notre principale source de revenus et malgré une diversification de nos activités, nos marges sont trop faibles. Nous vendons beaucoup de choses mais avec de petites marges : ça ne fonctionne plus. » Lire la suite »

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17 Oct 2017 | Profession
 

À Neuf-Brisach, à quelques kilomètres de l’Allemagne, Jacques Gérardin est un des derniers survivants chez les buralistes du Haut-Rhin qui étaient près de la frontière.

À chaque hausse du prix du tabac, il voit de moins en moins de monde, les clients préfèrent aller de l’autre côté du Rhin pour s’approvisionner. Pour continuer à faire vivre ses quatre salariés, il se diversifie … Reportage de France Bleu Alsace de ce dimanche 15 octobre.

•• Depuis les hausses successives du prix, le tabac est passé de 60 à 30 % de son chiffre d’affaire. Se diversifier était donc vital pour lui, surtout face à la concurrence de l’Allemagne, si proche.

Installé dans 140 mètres carrés, le buraliste a la chance d’avoir de la place, pour pouvoir se diversifier. En plus de la cordonnerie qui vient d’être installée et de la réparation de vélos (depuis sept ans), il affiche : vin, presse, cigarette électronique, compte Nickel, relais colis, maroquinerie. Il a même fait sex-toys, le temps de premiers engouements.

•• « La cordonnerie, c’est pour se diversifier et amortir la baisse des ventes » explique Jacques Gérardin qui compte maintenir une activité à son fils, salarié actuellement et appelé à prendre la succession.

•• Toujours selon lui, la hausse du prix ne va pas changer grand-chose à la prévalence tabagique, mais va booster le marché parallèle. Il a eu un contre-exemple, lors de la fermeture du pont du Rhin, il y a trois ans à Vogelgrun. Les fumeurs français qui s’approvisionnaient en Allemagne sont revenus provisoirement chez lui, il a eu une hausse temporaire de 50 % de son chiffre d’affaire.

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16 Oct 2017 | Trafic
 

Depuis l’extension de la ligne de tram D vers Kehl, ouverte au printemps dernier, les affaires des buralistes strasbourgeois sont en chute libre (voir Lmdt des 5 octobre, 13 septembre et 27 mai).

•• Dans un communiqué, la Chambre syndicale départementale (présidée par Patrice Soihier) demande au maire de Strasbourg de mettre en place des contrôles dans les rames et des sanctions en cas de dépassement des quantités importées.

La Chambre syndicale déclare n’avoir de cesse de « réclamer auprès de la C.T.S. (Compagnie des Transports strasbourgeois) la mise en place d’un affichage dans toutes les rames et à tous les arrêts de la ligne D rappelant les limites de Tabac pouvant être rapportées légalement d’Allemagne, avec les sanctions encourues en cas de dépassement. ». Lire la suite »

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