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6 Nov 2018 | Profession
 

Comment mettre en œuvre concrètement le grand plan de transformation des buralistes, cas par cas, établissement par établissement ?

Comment maintenir, autant que faire se peut, la pression contre le marché parallèle du tabac, historiquement omniprésent en région frontalière, en utilisant les dernières dispositions législatives sur le transport de tabac par les particuliers (voir Lmdt du 19 septembre) et l’actuelle mobilisation de la Douane ?

Comment réfléchir avec les collectivités territoriales, à de nouveaux services publics que pourraient rendre les buralistes ?

•• Ce sont ces questions – débattues sur le terrain avec les buralistes – qui ont été abordées « sans filtre » par Philippe Coy, Sophie Lejeune (secrétaire générale de la Confédération), Alain Sauvage (trésorier), Patrick Falewee (président de la fédération des buralistes du Nord), accompagnés de plusieurs élus syndicaux de la région, lors d’une tournée de terrain à Lille et aux alentours, ce lundi. Le lendemain du congrès de la fédération et de ses « Trophées » (voir Lmdt du 5 novembre). Avec des buralistes heureux de faire visiter leurs points de vente.

Et de parler de leurs projets. Ainsi que de leurs demandes de coups de main pour les mener à bien.

•• Ces visites ont trouvé un écho – là aussi avec des échanges à bâtons rompus – lors de la table-ronde qui s’est tenue en soirée à la mairie de Tourcoing : en présence de 15 collègues et sur le thème « les buralistes au cœur de l’Action locale ».

En présence de Didier Droart, maire de Tourcoing, et de son premier adjoint … un certain Gérald Darmanin. Et de Brigitte Lherbier (sénatrice), Julie Codron (vice-présidente du conseil régional), Vincent Ledoux (député) ainsi que de quatre maires-adjoints de la ville.

Soit une libre discussion « pratiquo-pratique » où les politiques ont été confrontés à la réalité de la vie des buralistes. Avec des échanges précis sur la façon dont les buralistes vont mettre en œuvre, dès maintenant, le plan de transformation. Et cette impression de voir les anciennes postures disparaître : au profit d’un travail en bonne intelligence sur l’évolution d’un réseau que personne ne veut voir disparaitre.

Le ministre est resté près d’une heure trente. La réunion a duré deux heures.

Dans le Nord, la transformation du réseau commence à prendre forme : les projets prennent le pas sur les doutes.