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8 Sep 2019 | Profession
 

Le dernier site de transformation du tabac en France, à Sarlat, va donc fermer ses portes en octobre (voir Lmdt des 28 et 29 août).

Mais l’usine est déjà vide comme nous a invité à le constater un reportage du 13 heures de TF1, le 6 septembre.

•• « C’est dommage, il y avait un bel outil. Moi, comme mes collègues on y a passé une partie de notre vie, à essayer de faire au mieux » déclare une des derniers salariés présents.

Il y a vingt ans Sarlat était une référence, 200 personnes y travaillaient. « C’est triste. C’est vrai qu’on avait un outil de travail reconnu par tous nos clients » rappelle Laurence Thomas (FO France Tabac) sur fond d’usine vide.

« C’est un outil qui doit recevoir a minima 8 000 tonnes pour être rentable. Avec la récolte 2019 en cours, on est à peine à 5 000 » rapporte Éric Tabanou, directeur général du site.

« J’ai toujours fait du tabac. Mes parents, mes grands-parents en faisaient. J’ose espérer que ce n’est pas la disparition. On va s’adapter et faire le tabac qui est recherché » souligne Laurent Testut, président de la coopérative Périgord Tabac.

•• Jean-Jacques de Peretti (maire de Sarlat) était moins optimiste sur Sud Radio, le matin. « Jadis » disait-il « les mamelles du Périgord étaient le lait et le tabac ».

« On constate une chute de la production de tabac. Les Italiens ont diminué la leur de 50%, les Brésiliens aussi. C’est en partie dû aux politiques de santé publique mises en place. C’est également historique. Une page de l’histoire agricole française se referme avec le tabac. La situation était difficile à tenir.

« Ce sont 35 000 mètres carrés qu’il va falloir reconvertir. Ensuite, se pose la question des agriculteurs, France Tabac est une coopérative. Il y aura toujours quelques tabaculteurs, mais ils rechercheront des niches et la filière ne sera plus ce qu’elle était … Il y a dix à quinze ans de cela, on comptait à peu près 7 000 tabaculteurs en France. Il en reste à peine 400 aujourd’hui ».