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17 Mar 2019 | Profession
 

À quelques années de la retraite, Dany Pelé a arrêté la production de tabac en décembre.

À la ferme de Saint-Joseph au Poiré-sur-Vie (au nord de La Roche-sur-Yon, dans le bocage vendéen), on cultivait le tabac depuis 72 ans, sur six puis dix hectares.

Fin août, l’idée trottait dans sa tête : « les prix n’étaient plus là. Les cours sont mondiaux et les rendements ont été moins bons. On a fait une année pour rien. Le centre de tri a fermé, il aurait fallu investir dans des bâtiments pour un tri manuel et embaucher davantage de saisonniers », confie-t-il à Ouest France (édition 15 mars).

•• Semis, plantation, arrosage, de jour comme de nuit, cueillette, séchage … c’est une culture qui fait appel à de la main-d’œuvre. La famille bien sûr, mais une dizaine d’étudiants l’été, et une quinzaine de personnes en septembre.

Septembre, c’est très difficile, il faut recruter trente personnes pour essayer d’en avoir     quinze …

•• Les tracteurs-enjambeurs ont été vendus en moins d’une semaine à des Polonais, qui sont venus, les ont démontés et sont repartis avec. Il est vrai qu’en Pologne les coûts de production sont moindres.

Mais les fours de séchage sont là et restent à vendre.