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10 Juil 2020 | Profession
 

On l’avait presque oublié avec les péripéties de Presstalis (voir 2 juillet et 16 mai 2020), mais Il existe désormais une autorité de régulation de la distribution de la presse : l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications électroniques, des Postes et de la Distribution de la Presse / voir le 10 avril 2019).

Son président, Sébastien Sorlano, vient de s’exprimer dans Le Figaro du 9 juillet. Il livre quelques perspectives d’avenir. Extraits.

•• Sur France Messagerie (ex-Presstalis) :

« Il y a aujourd’hui deux acteurs pérennes, France Messagerie et les MLP, qui ont vocation à voler de leurs propres ailes sans le soutien de l’État. Nous pouvons maintenant reconstruire le système de distribution de la presse avec une vision à moyen terme. Le secteur doit apprendre à vivre de manière responsable.

« L’Arcep va faire le ménage dans les nombreuses injustices du passé. La première est que les grands groupes de presse bénéficiaient de remises importantes sur les barèmes de messageries au détriment des petits éditeurs. En février, l’Arcep a exigé la suppression des remises de groupe d’ici la fin du mois d’août. Il faut en finir avec ces remises qui ont tué le système » (…)

•• Sur une éventuelle fusion MLP-France Messagerie :

« L’Arcep ne l’appelle pas de ses vœux car cela signifierait pour les éditeurs la disparition de la liberté de choisir leur messagerie. Mais aujourd’hui, l’Arcep travaille à ce que les deux messageries fassent converger leurs systèmes informatiques afin de faire bénéficier aux marchands de journaux de meilleurs services de caisse et de gestion des flux » (…)

•• Sur le soutien aux diffuseurs de presse ?

« Je salue les marchands de journaux qui sont restés ouverts pendant tout le confinement. À l’avenir, ils doivent avoir une plus grande liberté de choix de l’assortiment de titres, à l’exception de ceux de la presse d’information politique et générale, et des volumes qu’ils reçoivent sur les points de vente.

« L’Arcep va superviser la conclusion d’un accord interprofessionnel entre éditeurs, messageries et marchands de journaux d’ici le mois d’octobre.  En l’absence d’un tel accord, l’Arcep prendra une décision d’ici la fin de l’année et la fera respecter. »