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8 Oct 2018 | Profession
 

« Il faut sauver les commerces culturels » …

Dans une tribune, publiée dans le JDD de ce dimanche 7 octobre, le président de Culture Presse en appelle à l’État quant à l’attractivité économique des magasins de presse, au-delà des conclusions du rapport Schwartz consacré à la réforme de la distribution de la presse (voir Lmdt des 24 septembre et 26 juillet).

« 15 millions de Français entrent chaque jour dans un magasin de presse ; les commerces de proximité font partie intégrante de la vie quotidienne ; la liberté et la pluralité de l’offre de journaux et magazines sont des valeurs essentielles à défendre. Mais les magasins de presse ont tendance à disparaître.

« Bien que nous soyons un réseau encore puissant de 23 000 points de vente, notre marché connaît des difficultés, à l’heure d’Internet et de la mainmise des Gafa, mais aussi de graves problèmes structurels au sein du système de distribution de la presse. Le commerce de centre-ville en général n’est pas en reste : il baisse de 4 % à 5 % chaque année.

•• « Au-delà des aspects essentiels et « nobles » de notre métier, notre profession doit susciter des vocations. Et être attractive économiquement. Cela passe par des conditions beaucoup moins onéreuses d’installation ou de reprise d’un magasin. Car nos loyers sont trop élevés pour ces activités culturelles. Ils pèsent sur notre rentabilité, entraînent des disparitions et dissuadent les repreneurs.

Plutôt qu’attendre la fermeture définitive de ces commerces, plutôt que de pallier leur disparition en dernier recours, nous avons besoin d’un accompagnement des pouvoirs publics afin que soient facilités le maintien, l’attrait et l’ouverture de nouveaux magasins.

•• « C’est pourquoi je porte, au nom de mes confrères, le combat d’un encadrement des loyers pour les commerces culturels de proximité comme les nôtres. L’idée ? Accorder un avantage fiscal aux bailleurs qui accepteraient de louer leurs locaux à des marchands de presse, des libraires ou des disquaires, à prix mesuré et encadré.

« Il y va de la vitalité de nos économies locales, et du tissu social, mais aussi de la liberté d’expression et de la culture. J’en appelle à l’État pour agir sur cet enjeu de société, au moment où le centre-ville est justement au cœur de ses préoccupations. »