Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
15 Jan 2018 | Profession
 

En écho à notre dernière information sur la crise de la distribution (voir Lmdt du 12 janvier), voici des extraits de l’interview accordé par José Ferreira (président de MLP) dans le numéro de janvier de La Tribune du Réseau Presse, revue des dépositaires indépendants (extraits).

Sur la crise de la distribution

« D’un marché de type industriel, où seuls les titres à grande diffusion existaient vraiment, nous avons muté vers un marché d’offre diversifiée avec des périodicités plus longues et des tirages plus faibles. La filière vit toujours sous l’influence de ses éditeurs historiques et n’a pas accompagné les profondes transformations qui se sont opérées sur le marché.

« Le choix d’un modèle logistique reposant sur la massification ne résiste pas à des ventes au numéro en attrition et dont la diversité s’est accrue. Le plan stratégique de Presstalis a donc échoué puisqu’il n’était pas, tout simplement, adapté à la réalité. »

Sur MLP

« En sa qualité de challenger, MLP a eu l’obligation de s’adapter au fil des années en créant un modèle plus souple, respectueux de ses sociétaires et partenaires, et qui s’est avéré le seul modèle résilient face à la baisse du marché.

« Contrairement à une idée reçue, MLP est en capacité de distribuer tous types de magazines à l’exception des quotidiens, titres du marché qui subissent les plus fortes baisses. »

Sur les projets en cours pour sauver la distribution

« J’ai l’impression que l’on veut résoudre le problème avec les mêmes raisonnements qui l’ont créé. Le rêve d’une organisation centralisée, omnipotente, verrouillée par des instances professionnelles qui envoient des ordres de Paris à travers des systèmes informatiques qui font mouliner des algorithmes standardisés, perdure. Certains appellent cela la modernité (…)

« Presstalis est un élément de la filière mais la filière ne se limite pas à Presstalis. Ce serait un comble que l’on confie à l’acteur qui a déstabilisé la filière la liberté d’imposer les solutions pour sortir de l’impasse actuelle.

« Il est donc important, et même primordial que les éditeurs, et pas seulement ceux présents dans les instances professionnelles, se mobilisent en coopération avec les dépositaires et les diffuseurs. »