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22 Avr 2020 | Profession
 

Après avoir bénéficié d’un mois de répit en raison du confinement  – la procédure de redressement judiciaire ayant été reportée de fin mars à fin avril -, le principal distributeur de presse en France (75 % du marché) vient de s’annoncer en cessation de paiements (voir 22 mars).

Une période de conciliation s’ouvre jusqu’au 30 avril, pouvant déboucher soit sur une procédure de redressement, soit sur une liquidation.

•• À ce stade, « la déclaration de cessation de paiements n’a pas de conséquence immédiate. Presstalis continuera d’assurer la distribution de la presse » a assuré le président de Presstalis, Cédric Dugardin, dans un courriel adressé aux salariés de l’entreprise, selon Le Figaro.

Pour Daniel Panetto, président de Culture Presse, ce dépôt de bilan évite « un arrêt brutal qui serait très préjudiciable pour ne pas dire mortifère pour les marchands de presse du pays, et donc pour la filière toute entière ». Car la situation financière de la principale messagerie rendait la procédure en cours inévitable. « Quoi qu’il advienne, le sauvetage de Presstalis doit passer par cette procédure. Le plan de reprise ne peut se faire que dans ce cadre » souligne un éditeur.

•• Très endettée, de l’ordre de 500 à 600 millions d’euros, Presstalis doit dans l’immédiat 17 millions d’euros aux diffuseurs et a, par ailleurs, accumulé les retards de paiement aux éditeurs. L’ardoise s’élèverait à plus de 120 millions d’euros.

S’ajoute à cela un contexte très difficile en raison de la crise du Covid-19 qui a conduit à la fermeture de 20 à 25 % du réseau des 22 000 diffuseurs de vente, et donc, à une chute mécanique de chiffre d’affaires.