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24 Mar 2021 | Profession
 

Le 6 mars dernier, le patron d’un tabac-presse a dû baisser le rideau parce que situé dans un centre commercial Auchan à Béthune.

L’arrêté du préfet a maintenu l’ouverture de l’alimentaire et des pharmacies, alors que lors des deux premiers confinements, l’établissement avait pu rester ouvert. Pour le buraliste et ses salariés, c’est l’incompréhension, rapporte La Voix du Nord.

•• « Nous sommes un commerce jugé essentiel en vendant du tabac et de la presse. J’ai donc écrit au préfet en recommandé avec accusé de réception et une enveloppe en réponse avec un timbre pour demander une dérogation et je n’ai jamais eu de réponse. Je demande une dérogation. Si les gens n’achètent pas leurs journaux et leur tabac chez nous, en faisant leurs courses alimentaires, cela les oblige à un double déplacement. »

Une pétition a été lancée dimanche et est diffusée sur les réseaux sociaux. 160 signatures ont été recueillies ce mardi 23 mars. Des affiches ont été collées sur les vitrines du commerce.

•• Le buraliste met en avant tout ce qu’il a mis en place au niveau sanitaire : des plexiglas sur plusieurs mètres, une jauge réduite à six personnes « au lieu des huit autorisées », du marquage au sol.

« Les gens ne font pas la queue dans le magasin mais dehors ; il n’y a plus de stylo à disposition et quand on nous en demande, on le désinfecte après. On est très vigilants ! »

Cette fermeture a pour conséquence la mise au chômage partiel des six employées. « On a repris l’affaire il y a deux ans et demi, le loyer est mirobolant, 7 000 euros par mois, et en deux ans et demi, on n’a pas eu le temps de faire assez de trésorerie. Quand on a repris, il y avait trois employés. La situation est très préoccupante pour nous. »