Pâques. Quoique perturbée par la pluie, la Semaine Sainte de Séville suscite toujours autant de ferveur et de curiosité. Oscillant entre dévotion populaire et pure émotion esthétique, la foule s’est emparée des rues de la capitale andalouse.
L’une des processions qui a compté, ce Jeudi Saint, aura été celle de « Las Cigarreras » qui trouve son origine dans la tradition manufacturière de tabac de Séville. Les 525 membres de sa confrérie se réunissent encore dans leur chapelle, attenante à l’ancienne usine Altadis. Laquelle est fermée et désaffectée depuis neuf ans. La municipalité se retrouvant avec le terrain sur les bras, faute de projet de reconversion du site.
Quant à l’impressionnante « Real Fábrica de Tabacos », du 18ème siècle, là où 3000 « cigarreras » roulaient les trois-quarts des cigares fumés en Europe, elle accueille actuellement l’Université de Séville. On peut visiter ses anciens ateliers. Sur les pas de Carmen.




