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3 Fév 2018 | Profession
 

Le Figaro de ce samedi, sous la plume d’Ivan Letessier, présente largement le protocole signé entre Gérald Darmanin et Philippe Coy (voir Lmdt du 2 février 2018) « qui s’étale sur la période 2018-2021 et représente une enveloppe d’environ 100 millions d’euros, venant s’ajouter aux 68 millions d’euros d’un précédent protocole (2017-2021) signé avec le Gouvernement en 2016 » (voir Lmdt du 15 novembre 2016).

Extraits …

•• Révolution culturelle chez les débitants de tabac. Ces commerçants, à qui l’administration des Douanes a confié le monopole de la vente de cigarettes en France, viennent de signer un accord avec l’État, où ils s’engagent dans la lutte contre le tabagisme. Ils s’associeront désormais à des opérations de prévention telles que le « Moi(s) sans tabac » (…)

Leur Confédération réfléchit même à relooker la carotte, l’enseigne en forme de losange rouge ornant la devanture des civettes, pour en faire disparaitre la mention tabac.

•• Ces décisions signent un changement de paradigme de la part des représentants des 25 000 buralistes. Depuis des années, ces derniers ruaient dans les brancards à l’évocation de la moindre hausse des prix.

Le projet du Gouvernement de porter le paquet de cigarettes de 7 à 10 euros d’ici à 2020 n’a cette fois provoqué aucune opposition de leur part (voir Lmdt des 23 et 24 juillet 2017).

Plutôt de s’arc-bouter contre l’inéluctable, Philippe Coy, élu en octobre dernier président de la Confédération des buralistes, a préféré s’atteler à la reconversion de la profession en « nouveaux commerçants de proximité, engagés, humains et responsables » (…)

•• « Si l’on ne s’adapte pas, on sera balayé », confie Philippe Coy, qui s’attend à ce que cette augmentation (celle d’1 euro en mars prochain / ndlr) fasse plonger les ventes de tabac de 10 % et 20 %.

« Je m’inscris dans une vision nouvelle, avec un changement de logiciel.

« Je suis avant tout un entrepreneur avec un engagement responsable.

« Mon ambition est de transformer les buralistes en nouveaux commerçants de proximité » (…)

•• Le patron des buralistes est bien décidé à accélérer la diversification de l’activité de ses ouailles.

Ces dernières vont aussi vendre de plus en plus de cigarettes électroniques et autres systèmes de tabac à chauffer, réputés moins nocifs que les cigarettes classiques. « Nous voulons aussi vendre chargeurs de portables, boissons et produits de snacking », confie Philippe Coy.

« Nous avons 10 millions de clients. C’est un atout pour ne pas laisser le commerce de proximité aux grands groupes de distribution. »