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4 Déc 2018 | Observatoire
 

Pour aider les fumeurs dans le sevrage tabagique, plusieurs applications sur smartphone existent. La plus téléchargée en France, « Kwit », est née à Strasbourg en 2012. 

Son mode ludique a déjà séduit plus d’un million d’utilisateurs à travers le monde, rapporte France 3 Grand Est de ce 30 novembre. 

•• En 2012, Geoffrey Kretz, développeur strasbourgeois, veut lâcher la cigarette et cherche pour se faire aider une appli pour smartphones, mais ne trouve pas son bonheur.

Alors, l’ingénieur va travailler les soirs et les week-ends quand son occupation professionnelle lui en laisse le temps, afin de créer et développe « Kwit », qui se veut moins austère et surtout moins culpabilisatrice que ses concurrentes. Aujourd’hui, il est à la tête d’une start-up qui emploie huit personnes.

•• Principe : plus l’arrêt est long, plus l’utilisateur débloque des « réussites ». Si l’ex-fumeur est au bord de craquer, il lui suffit d’agiter son téléphone pour voir une « astuce » s’afficher l’encourageant à poursuivre. Et ça marche(rait). « Certains curieux ont installé l’app juste pour voir, sans vraiment avoir l’intention d’arrêter et ils ont vraiment arrêté », explique Geoffrey Kretz.

•• Résultat, l’appli gratuite cartonne. Avec plus de 1,1 million de téléchargements.

Disponible sur l’Appstore ou sur Android, elle est traduite en 13 langues, connaît un gros succès aux Pays-Bas et en Italie (les deux pays qui – après la France – ont le plus téléchargé l’application). On la trouve aussi en turc, japonais, coréen ou chinois.

À San Francisco, elle a été offerte à 13 000 étudiants et employés d’une université. Une initiative soutenue financièrement par l’institut national américain contre le cancer. À Pittsburgh, Kwit sert à des études cliniques et statistiques. 

•• Impossible de savoir combien d’Alsaciens l’ont déjà utilisé car Geoffrey, installé à Strasbourg, n’a pas souhaité développer de géolocalisation.

Son but n’est ni de recueillir des données sur les utilisateurs ni « de se payer » sur le fumeur. Même si une version payante existe (de 0,96 centime à 1,38 euro par semaine, selon la durée) avec plus d’infos, plus de messages de motivation et un accès illimité à son journal personnalisé.

•• Le modèle économique idéal pour Geoffrey serait de s’associer à des laboratoires pharmaceutiques ou des assurances privées.

Dans la tête de Geoffrey fourmille encore des tonnes d’idées d’appli contre les addictions, l’alcool, les opiacés, mais aussi des applis pour lutter contre certains troubles du comportement, « comme l’anorexie, les troubles du sommeil ou l’anxiété ».

•• À titre de comparaison, l’appli coaching de l’Assurance Maladie et de Santé publique France a enregistré 86 000 téléchargements lors du dernier #MoisSans Tabac (voir Lmdt du 29 novembre).