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7 Oct 2017 | Profession
 

C’était la réunion de la dernière chance pour la quarantaine de salariés du site de Riom qui travaillent sur un projet de Scop visant à poursuivre une production locale (voir Lmdt des 29 et 1er juin), depuis l’annonce de la fermeture du site (voir Lmdt du 29 novembre 2016). 

Ce lundi 2 octobre, en fin de journée, ils ont discuté pendant deux heures avec le directeur industriel Europe du groupe Imperial Brands.

Au terme de la réunion, celui-ci a refusé de céder les outils de production indispensables à la reprise d’une activité.

•• Reçus, cet été, à Nottingham par les responsables du groupe (voir Lmdt du 18 juillet), les initiateurs de la Scop avaient l’impression de tenir la clef de la sauvegarde de 40 emplois. « On a d’abord tenté de discuter autour de 180 emplois en demandant au groupe de nous laisser sous-traiter l’activité pendant quatre ans en dégressif. Leur refus a été catégorique. On a donc revu nos plans en proposant de garder 40 emplois avec notre production sur place. En faisant travailler les planteurs du Puy-de-Dôme et en s’alliant avec ceux du Sud-Ouest. Notre business plan tenait la route et Imperial ne nous avait pas du tout fermé la porte ».

•• « Le directeur a essayé pendant 2 heures de démonter notre business plan » explique Stéphane Allègre, président de l’association pour la conservation de la filière tabacole française. « Tout cela pour nous dire que nous ne pourrons pas récupérer les locaux. Toujours sous prétexte d’un business plan jugé non réaliste, il a rejeté la cession des machines en location ou à la vente ».

•• « On ne cachera rien aux salariés. Chaque salarié qui voudra s’investir dans le projet de Scop est libre de le faire avec les risques que tout entrepreneur peut prendre puisqu’il n’y a jamais rien de garanti dans toute activité » insiste Stéphane Allègre.

« Ces outils seront détruits ! Il va falloir que les pouvoirs publics et l’État encadrent un peu mieux tout ça » ne décolère pas le porte-parole des salariés.