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7 Mar 2017 | Profession
 

Environ 200 personnes bloquaient mardi l’usine de Riom (Puy-de-Dôme), dernière fabrique de cigarettes en France continentale, vouée à la fermeture, a-t-on appris de source syndicale (voir Lmdt des 16 février et 20 janvier). C’est du moins ce rapporte, ce 7 mars au soir, une dépêche AFP dont nous reproduisons des extraits. 

Tôt en matinée, les manifestants, dont des salariés de la Seita de Riom et de Fleury-les-Aubrais (Loiret), ont distribué des tracts au péage de Gerzat, près de Clermont-Ferrand.

• Rejoints par une « dizaine » de planteurs de tabac de la région Auvergne et quelques buralistes, ils se sont ensuite rassemblés devant l’usine auvergnate de cigarettes, tandis que se tenait au siège parisien d’Imperial Tobacco le premier comité central d’entreprise destiné à présenter le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), selon Ludovic Gotiaux, délégué CGT du personnel du site de Riom.

« Le but de la direction, c’est de fermer la boutique. On veut leur faire voir qu’on est mobilisé et qu’on veut sauver nos postes », a déclaré à l’AFP M. Gotiaux.

• M. Gotiaux a rappelé que le « projet alternatif » porté par les représentants des salariés et un comité de soutien « existe toujours mais c’est le statu quo ».

Tout en maintenant les installations en France, ce projet permettrait d’aider « à faire baisser la consommation de cigarettes en France », grâce à des cigarettes moins nocives et provoquant moins la dépendance, selon lui. « On ne pourra peut-être pas sauver les 239 emplois mais si on en sauve quelques-uns, ce serait bien », a-t-il dit en soulignant que la filière de la plantation de tabac représentait « 1 000 emplois en Auvergne ».