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27 Mai 2019 | E-cigarette
 

E-cigarette vapoteurEn janvier 2019, une étude avait déjà montré que la cigarette électronique était deux fois plus efficace que les substituts nicotiniques classiques pour arrêter de fumer (voir Lmdt du 1er février 2019).

Une nouvelle étude de grande ampleur, publiée le 22 mai dans la revue Addiction, confirme que la cigarette électronique mais aussi un médicament (la varénicline) seraient le plus souvent associées au succès durable.

Les auteurs de l’étude, quatre chercheurs de la University College London, ont analysé les réponses à un questionnaire de près de 19 000 fumeurs. Ces derniers avaient plus de 16 ans au moment de l’étude, vivaient en Angleterre et avaient fait au moins une tentative d’arrêt dans l’année précédant le questionnaire.

•• Un peu plus de la moitié d’entre eux a eu recours à une ou plusieurs aides au sevrage.

Les substituts nicotiniques (patchs, gommes, sprays à la nicotine), prescrits par un médecin ou directement achetés en pharmacie, ont été de loin les plus spontanément recherchés, avec 36 % des participants ayant utilisé cette aide.

Viennent ensuite la cigarette électronique (12,7 % d’utilisateurs), la varénicline (Champix) avec 5,5 % d’utilisateurs et les thérapies comportementales (4,6 %).

•• Au total, 16 % des participants avaient arrêté de fumer au moment où l’étude a été menée, en majorité des personnes ayant eu recours à des aides au sevrage. Toutefois, 16,8 % de ces fumeurs repentis y sont parvenus sans aucune aide.

Pour les autres, les résultats montrent que la cigarette électronique et la varénicline sont les moyens les plus efficaces, avec respectivement 95 % et 82 % de taux de succès pour leurs utilisateurs, par rapport à ceux n’ayant rien pris.  Les fumeurs qui se sont fait prescrire un substitut nicotinique par un professionnel de santé ont, pour leur part, enregistré un taux de succès de 34 %.

•• L’étude montre aussi que selon l’âge, le niveau d’addiction et le statut socio-économique des participants, les aides utilisées ont eu plus ou moins d’efficacité.

La prescription de substituts nicotiniques a, par exemple, été l’aide la plus efficace chez les plus âgés. Au contraire, le soutien sur internet a moins bien fonctionné pour eux.

Autre exemple : l’hypnothérapie, le coaching téléphonique et sur internet se sont révélés être moins efficaces chez les fumeurs ayant une forte addiction.