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4 Mai 2021 | Trafic
 

Une enquête concernant la destruction de cigarettes de contrebande – saisies lors d’une interpellation, puis « proposées » à une magistrate par deux policières rouennaises – a été ouverte il y a quelques semaines et confiées à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), selon 76actu. Mais les policières mettent en cause la probité de leur accusatrice.

Tout part d’un courrier de la magistrate adressé à sa hiérarchie.

•• Selon le média, elle affirme par écrit que ces deux policières du Groupe d’ Appui judiciaire (GAJ) lui ont proposé des cigarettes issues d’un démantèlement de trafic. Des paquets sous scellés qui auraient dû être détruits.

Leur intégrité mise en cause, les deux policières du GAJ ont chacune produit un rapport à leur direction dans lequel elles affirment que c’est la parquetière qui leur a proposé, par téléphone, de garder ces cigarettes pour leur consommation ou celle de leurs proches.

•• La saisie remonterait à un peu plus d’un mois, selon Paris Normandie. Un vendeur à la sauvette de cigarettes de contrebande avait été interpellé et quelques cartouches confisquées. Tandis que la garde à vue suivait son cours, la substitute a ordonné la destruction des cigarettes. Ont-elles été détruites ? L’enquête devra le déterminer.

Le dossier a été dépaysé au parquet de Dieppe qui a ordonné une enquête de l’IGPN de Rennes. En attendant, les auditions prévues dans les semaines qui viennent et les résultats de l’enquête, les deux femmes du GAJ ont changé de service.