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11 Juin 2017 | Profession
 

Frédéric de Wilde est le président de Philip Morris International Europe. Dans le numéro de mai de La Revue des Tabacs, il donne de nouvelles précisions sur l’Iqos que son groupe vient de lancer sur certains marchés-tests en France (voir Lmdt des 8 juin et 2 mai) :

Sur l’objectif du développement des produits à risques potentiellement réduits :

« En dehors de la Chine et des États-Unis, environ trois cigarettes sur dix vendues sont fabriquées par le groupe Philip Morris International. Il y a environ 1,1 milliard de fumeurs actuellement sur notre planète. L’Organisation mondiale de la Santé estime que ce nombre évoluera peu jusqu’en 2025. Notre groupe se devait donc d’offrir une alternative à nos consommateurs adultes, avec des produits potentiellement moins nocifs.

Depuis 10 ans, notre service de recherche et développement y travaille (voir Lmdt du 9 mars 2017). La première des innovations de ce type qui est commercialisée est Iqos, mais d’autres suivront. Notre objectif ultime est de convertir tous les fumeurs adultes à nos produits à risques potentiellement réduits ».

Sur les premiers résultats d’Iqos au Japon (voir Lmdt des 26 juillet et 23 novembre 2016) :

« Le Japon a été notre premier marché test à partir de fin 2014, dans des villes comme Nagoya, puis Tokyo ou Sendai.

« Depuis, le succès est fulgurant. Nous sommes passés, par exemple, de 0,4 % à Sendai et de 0,5 % à Tokyo du marché de la cigarette (en septembre 2015) à respectivement 15,3 % et 11,9 % (en avril 2017).

« Après son lancement national, Iqos est passé de 2,2 % du marché du tabac japonais (en avril 2016) à désormais 10 % (en avril 2017).

« Environ 10 000 détaillants commercialisent notre produit dans ce pays ».

Sur l’implantation européenne d’Iqos :

« Nous sommes présents dans 14 pays européens : Danemark, Allemagne, Grèce, Italie, Lituanie, Monaco, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Espagne, Suisse, Royaume-Uni et enfin la France depuis le 2 mai 2017.

« À titre d’exemple, en Italie (voir Lmdt du 28 septembre 2016), en ne commercialisant que sur cinq grandes villes, nous sommes passés de 0,1 % (au troisième trimestre 2016) à 0,5 % (au premier trimestre 2017) de part sur l’ensemble du marché du tabac de toute la péninsule.

« De même en Allemagne, sur seulement trois grandes villes, nous sommes passés de 0,1 % (au troisième trimestre 2016) à 0,6 % (au premier trimestre 2017) de part de marché du tabac de l’ensemble du pays. Des résultats similaires sont obtenus notamment en Suisse (voir Lmdt des 17 février 2017 et 10 octobre 2016) ou au Portugal ».