Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
26 Fév 2019 | Observatoire
 

Procos, la fédération des enseignes spécialisées (voir Lmdt du 30 janvier), distingue depuis trois ans les cœurs de ville les plus actifs en faveur de leurs commerces.

Le palmarès 2019 vient d’être publié :
Clermont-Ferrand, Strasbourg et Lyon Presqu’Île pour les métropoles
 Annecy et Quimper (meilleures évolutions) ainsi qu’Amiens (meilleur centre) pour les grandes villes moyennes
 Gap, Vichy (en évolution) et Compiègne pour les petites villes moyennes.

« Les difficultés sont réelles … Mais il y a une véritable prise de conscience des acteurs », résume le délégué général de l’organisation, Emmanuel Le Roch.

•• Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le taux de vacance, qui mesure la proportion de boutiques vides, est monté à 11 % en 2018, contre 7,2 % en 2012. « Seulement un tiers des centres-villes demeure sous la barre symbolique des 10 %, contre la moitié en 2015 », note Procos.

La fréquentation des magasins qui restent ouverts baisse de 5 % par an en moyenne depuis cinq ans. Les chiffres s’infléchissent de 1 à 2 % par année.

La déconsommation, qui fait chuter le marché de l’équipement de la personne, la concurrence du e-commerce ainsi que les politiques urbaines rendant difficiles l’accès aux centres-villes, l’implantation de grandes surfaces et de centres commerciaux en périphérie : les causes premières des souffrances des commerçants de centre-ville sont nombreuses.

•• La prise de conscience pousse, néanmoins, les élus à l’action.

• L’État a décidé d’investir 5 milliards d’euros dans le plan « Action cœur de ville », pour 222 communes (voir Lmdt du 2 février 2018).

• De nombreuses autres collectivités se mobilisent appuyant sur les mêmes leviers : nomination de « managers de centre-ville », création d’événements pour attirer du monde, facilitation des accès en voitures comme en transports en commun, préemption de locaux à des fins de remembrements.

•• Signe des temps, en périphérie de Rennes, le projet Open Sky est remis en question, bien qu’il ait passé tous les obstacles réglementaires et judiciaires. Le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, qualifie cette zone commerciale de 40 000 mètres carrés (à l’étude) de « projet anachronique ».

•• « La mixité des activités, commerces, artisanat, bureaux, administrations, comme le mélange entre les enseignes nationales et les commerçants locaux suscitent attractivité et différenciation », rappelle Emmanuel Le Roch.

Certains centres-villes militent ainsi pour le retour des métiers de bouche. La ville d’Annecy n’hésite pas à subventionner les bouchers, quand Clermont-Ferrand a fait renaître des halles gourmandes.